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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 15:26

quai-branly-education-1Le musée du quai Branly propose une animation multimédia particulièrement attractive autour des grands explorateurs étudiés en classe de seconde dans le chapitre: "l'élargissement du monde aux XVè et XVI siècle."

 

Cliquez sur le lien ci-dessous et en choisissant un continent vous pourrez approfondir vos connaissances sur un grand nombre d'explorateurs évoqués dans ce blog.

 

Des documents d'approfondissement sont à la disposition des enseignants  ainsi que des modules pédagogiques.

 

A découvrir!

 

 

http://modules.quaibranly.fr/d-pedago/explorateurs/

 

 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 15:04

marco polo travelsMarco Polo est né le 15 septembre 1254 à Venise et est mort le 08 janvier 1324 également à Venise.

 

Descendant d'une famille de riches négociants, Marco Polo reçoit une éducation classique à Venise alors que son père Niccolo, contraint par la guerre, l'abandonne à six ans pour les routes de Chine. Marco Polo débuta ses voyages vers l'Orient en 1271 avec son père et son oncle.

 

A une époque où Venise est une cité prospère dominant Byzance, ses riches marchands en profitent pour commercer avec les Musulmans qui contrôlent la route de la Soie. Mais certains, comme Niccolo Polo, vont plus loin. Le père de Marco a en effet poursuivit sa route avec son frère Matteo jusqu’en Chine. Il a alors rencontré en personne l’empereur Mongol Kubilaï Khan, petit fils de Gengis Khan.

 

A la fin de l’année 1271, Marco Polo quitte Venise avec son père et son oncle, sans savoir qu’il ne sera pas de retour avant ses quarante-et-un ans. Il en a alors dix-sept!

 

Ils découvrent le Moyen-Orient et le commerce des étoffes et des pierres précieuses. Avant d'atteindre la Chine, ils traversent l'Afghanistan et le désert de Gobi. Les deux marchands connaissent la prospérité tandis que Marco Polo est recruté comme conseiller de l'empereur et ambassadeur dans le sud de la Chine.

 

Il y est resté 12 ans et fut l'un des premiers occidentaux à se rendre en Extrême-Orient et à emprunter la Route de la soie que je vous ai évoquée dans un précédent article.  Quittant le pays au bout de douze années fécondes, ils embarquent à Tchouan-Tchéou. Les navires traversent Ceylan, la côte occidentale de l'Inde, le golfe Persique et les déposent à Ormuz, d'où ils rejoignent Venise en 1295.

 

Lors de leur retour à Venise, la cité est en conflit avec Gènes. Le 8 septembre 1298, Marco Polo dirige une galère lors d’une bataille maritime entre les deux puissances. La flotte vénitienne essuie une cinglante défaite et Marco est fait prisonnier.

 

Partageant sa geôle avec Rustichello de Pise, romancier génois, il lui dicte ses récits. C’est ainsi que naît, en langue française, le Devisement du monde, renommé par la suite Livre des merveilles du monde. Suite à la libération de Marco Polo en 1299, le livre se diffuse dans toute l’Europe et est traduit en plusieurs langues.

 

Libéré trois ans plus tard, Marco Polo épouse Donata ; ils auront trois filles. Voyageur cultivé, il est un précurseur des grandes découvertes.

 

 http://modules.quaibranly.fr/d-pedago/explorateurs/

 

Thomas B.


 


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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 15:29

ar-mapTango,  pavé de bœuf, Diego Maradona,  Eva Perron, Terre de Feu, Ushuaia … l’Argentine fait rêver jusque dans son nom. Dès que l’on quitte l’élégante capitale, Buenos Aires, commence alors une autre Argentine, celles des espaces infinis : l’immense pampa, les cataractes perdues dans la jungle de Missiones, les grands lacs de Patagonie, l’Aconcagua, le plus haut sommet des Amériques, Ushuaia la ville la plus australe de la planète, les anciennes villes coloniales du centre et nord ouest, les communautés de manchots du Grand Sud  ou les vignes à perte de vue du Cuyo…

 

Amerigo Vespucci fut le premier Européen à s'approcher des côtes argentines en 1502. En 1516,Juan Diaz de Solís, un navigateur espagnol visita le territoire qui deviendra l'Argentine. L'Espagne inclura l'Argentine dans la vice-royauté du Pérou . A l'inverse de ce qu'ils firent au Pérou et en Bolivie, les Espagnols ne soumirent jamais totalement les principaux peuples amérindiens qui occupaient le territoire actuel de l'Argentine. La présence espagnole se limitait d'ailleurs au départ à de petits noyaux, essentiellement le long de la route importante dite Camino Real, destinée au début à drainer les richesses minières du Haut-Pérou (Bolivie actuelle) vers le Rio de la Plata. Là fut construite, en 1536  une colonie appelée Buenos Aires. Abandonnée à cause d'un blocus et de raids sanglants des Indiens Didiuhet, elle fut fondée à nouveau en 1580. Cette année-là, venu d'Asunción au Paraguay actuel, Juan de Garay refonda la ville qu'il appela Ciudad de Trinidad y Puerto de Santa María del Buen Ayre, et qui avec le temps sera connue plus simplement sous son nom actuel.

 

En 1776, le territoire occupé par l'Argentine, la Bolivie, le Paraguay et l'Uruguay fut séparé du Pérou afin de constituer la vice-royauté du Río de La Plata, dont Buenos Aires devint la capitale. Comme leurs voisins d'Amérique du Sud, les Argentins cherchèrent à s'affranchir de la domination espagnole, au début du XIXesiècle.

 

L'élément déterminant fut l'attaque de Buenos Aires par les Britanniques, en juin 1806. Ces derniers furent expulsés dès le mois d'août par une armée de citoyens. Profitant de la crise politique qui secoue l'Espagne depuis l'invasion des armées de Napoléon, les Argentins déposent le vice-roi et déclarent les onze provinces unies du Rio de la Plata (future Argentine) indépendantes. L'acte d'indépendance est lu à San Miguel de Tucuman, où la bourgeoisie créole s'est mise d'accord pour instaurer un état fédéral. Le général José de San Martin, leader du mouvement indépendantiste de la région, poursuivra sa "croisade" dans toute l'Amérique du Sud en libérant par la suite le Pérou et le Chili.

 

Après l’indépendance, l’immigration européenne permit au pays de se développer, et au début du xxe siècle l’Argentine était devenue un pays prospère. Mais en 1930 l’armée prit le pouvoir et plusieurs dictateurs se succédèrent à la tête du pays. En 1945 des milliers d'ouvriers appelés les "descamisados" (sans-chemise) et des syndicats manifestent leur soutien à l'ancien ministre du travail Juan Domingo Perón. Quelques mois plus tôt, il avait été démis de ses fonctions et arrêté sous la pression des organisations patronales et de l'ambassadeur des Etats-Unis qui voyaient d'un mauvais œil l'application de ses mesures sociales. En se révoltant, le peuple argentin exprime l'entière confiance qu'il voue en cet ancien colonel qui participa au Coup d'Etat de 1941. Perón sera élu démocratiquement à la présidence de la République en 1946 et instaure une dictature militaire. En 1946, Juan Domingo Perón devint président, au côté de sa femme, María Eva Duarte, la célèbre Evita, personnalité extrêmement populaire.

 

En 1955, un coup d'État le chasse du pouvoir. L'Argentine connut alors une époque troublée par les coups d’État militaires successifs de 1966 à 1971. En 1973, les élections redonnèrent le pouvoir au Parti justicialiste de Perón (toujours réfugié en Espagne). Le président élu céda le pouvoir à Juan Perón qui mourut l’année suivante. Isabel Perón, sa troisième épouse, lui succéda. Durant son mandat, la situation politique et économique se détériora rapidement. Isabel Perón fut renversée en mars 1976 par une junte militaire conduite par le général de corps d’armée Jorge Rafael Videla.

 

Incapable d’enrayer l’inflation, la junte instaura un régime répressif caractérisé par l'élimination systématique des opposants qui font l'objet d'enlèvements; le gouvernement militaire imposa la loi martiale et gouverna par décrets. En mars 1981, le général Videla fut remplacé à la présidence par le maréchal Roberto Viola, lui-même destitué, en décembre 1981, par le commandant en chef de l’armée, le général Leopoldo Galtieri.

 

En 1982, celui-ci ordonna aux troupes argentines d’envahir les Islas Malvinas (îles Malouines), une possession britannique revendiquée depuis toujours par l’Argentine. Mais la Grande-Bretagne envoya une force militaire d’intervention et battit l’armée argentine. Le général Galtieri, discrédité, fut remplacé par le général de division Reynaldo Bignone. La défaite lors de la guerre des Malouines précipite la chute du régime et une lente transition démocratique. Raul Alfonsin fut le symbole même du retour à la démocratie en République argentine. Dès la première semaine de son mandat, en 1984, il abroge l’amnistie déclarée avant que les forces armées ne perdent le pouvoir et demande de poursuivre neuf dirigeants de la junte militaire. Il nomme en même temps une commission nationale sur la disparition des personnes et en choisit les membres : dix citoyens de premier plan, connus pour leur rôle dans la défense des droits de l’Homme. Aux yeux du monde éclate la cruauté des crimes de la junte militaire argentine : quelque 10 000 personnes torturées puis exécutées clandestinement.

 

Louis D. Thomas G.

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 18:47

PHOTOLISTE 20090506174750 italie venise le port fi 600Selon un ancien mythe, la ville fut fondée le 25 mars 421, sous l’influence de trois consuls de Padoue venu se réfugier, accompagnés de nombreux réfugiés, dans ces ilôts du « Rivus Altus » (de nos jours le Rialto). Il s’avère que ce mythe est faux, et que malgré l’absence d’informations sur sa fondation, Venise  reste un exemple d’urbanisation exceptionnel.

En 560, la conquête des Lombards pousse les populations à s’étendre sur les lagunes, en particulier à Malamocco, capitale du Lido, et a Torcello, qui devient un empire du commerce byzantin. En 811, le peuple trouve un site d’ilots privilégiés au cœur des lagunes, ou le duc transfère le gouvernement. Ce site est rapidement fortifié, la cité progresse le long du Grand Canal, qui est l’artère principale de la ville, autour de trois noyaux : l'arsenal, la place saint Marc (centre politique) et le Rialto.

Dès 840, l’état vénitien obtient de l’empire byzantin la reconnaissance de son unité politique et ducale. Grâce à sa flotte militaire, Venise n’a cessé de consolider sa puissance. Venise a également obtenu de nombreux privilèges maritimes et commerciaux en Orient (1082), et entretenait grâce à sa flotte le commerce des épices, dont elle avait le monopole.  Conscients du fait que le commerce est le tremplin de la richesse, les marchands étendent leur commerce en Grèce, en Crète, en Arménie et en Afrique du nord. La navigation maritime permet des échanges bénéfiques, et assure dès le XIIIème siècle le triomphe commercial de Venise. C’est à l’époque de la 4ème croisade, et donc de la prise de Constantinople (1204), auquel Venise a participé, qu’elle est devenue une des plus grandes places du commerce en Occident. La position géographique de l’état Vénitien, entre le monde occidental, byzantin, la mer noire,  la Syrie, l’Egypte, l’extrême Orient et les Mongols, est très avantageuse pour la ville. La ville exporte elle-même du sel, des miroirs, des verres, du sucre, du blé, de la laine, de la peau et exporte même ses constructions navales.

En effet, avec un commerce aussi développé au niveau maritime, Venise a décidé de construire son propre arsenal, afin d’y construire ses navires, ses armes, d’y entreposer ses munitions et d’y abriter sa flotte. De 1303 à 1325, l’arsenal de Venise quadrupla sa superficie de fabrication et d’entrepôt, à cause de la mainmise qu’avait la République sur la construction des flottes.
En 1473, les dimensions de l'arsenal furent à nouveau doublées en bassins, en cales sèches, en fonderies et en entrepôts, du fait des évolutions techniques et du fait qu'il fallait également tenir tête à la flotte turque avançant en mer Egée. 

L’état organise des convois dans toutes les directions et crée des lignes de navigation, notamment pour Constantinople, la mer Egée, la Syrie, Alexandrie, Barcelone, Les Baléares, Valence, Séville, Lisbonne, Bruges et Londres. Ils permettent de dispenser les clients d’assurances coûteuses.

Les comptes rendus qui émanent du palais des Doges au début du XVè siècle donnent du commerce maritime une image impressionnante. Il était question de 300 navires employant 17 000 marins. La plupart des marchands résidaient pour leurs affaires à l’étranger. Leurs avoir étaient considérables car ils pouvaient faire de 10 à 30% de bénéfices par voyages, dans les deux sens. Dans son jeune âge, l'aspirant au commerce étudie la comptabilité, et accompagne un membre de sa famille pour son initiation. On lui confie un lot de marchandises dont il aura la responsabilité et qu'il vendra à son propre bénéfice. Il réside quelques temps à l'étranger et devient correspondant. Sa culture est fondée sur l'art des chiffres. Les marchands vénitiens avaient inventé les comptes courants. Les sommes étaient déposées chez des changeurs et les négociants retiraient sur un simple écrit. S'ils avaient le même changeur, ils pouvaient ainsi se régler par un jeu d'écritures. Ils développèrent la tenue de la comptabilité par grands livres, ainsi que la technique de la lettre de change.

Venise maintiendra sa position éminente jusqu’au 16ème siècle.

Anne-Elisabeth M.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 11:06

carte-ile-maurice

L’île Maurice est située au sud de l’île de la Réunion, dans l’océan Indien. Sa superficie est de 1860 km2 et compte aujourd’hui environ 1 300 000 d’habitants. Sa capitale est Port-Louis. Il a subi de nombreuses colonisations avant d’obtenir son indépendance.

 

Il y a cinq siècles de cela, soit en 1510, cette petite île fut découverte par les Portugais. Ces nouveaux arrivants n’y trouvèrent pas d’intérêt commercial. Nous leur devons cependant l’introduction d’animaux à l’instar de porcs, de chèvres, de bœufs de chiens et de rats. Malheureusement, cette intrusion causa la perte des fameux dodos.

 

En 1638, ce fut le tour des Hollandais de débarquer sur l’île. Ils donnèrent alors le nom actuel de l’île (« Mauritius ») en l’honneur du Prince Maurice de Nassau. Ces nouveaux occupants partirent en 1710. Ce n’est que lorsque les Français débarquèrent que l’île Maurice commence a prendre l’aspect de la colonie qu’elle allait devenir. En effet, Bertrand François Mahé de Labourdonnais fut nommé gouverneur et fit construit de nombreux magasins, des casernes, des chantiers navals notamment des industries pour la production de bois de construction et la production de sucres. Lors de la période révolutionnaire de France, l’île avait acquis une « quasi-indépendance ».

 

Après le débarquement des Britanniques sur l’île, les Français capitulent en 1810. L’île Maurice devient donc britannique. La production se développe: thé, tabac, l’aloès, textile, rhum. L’évènement le plus important est sans doute l’abolition de l’esclavage en 1835. Le pays a obtenu son indépendance en 1968 et devint une république en 1992.

 

Valentine B

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 21:08

767px-Francois-Louis-Joseph Watteau 001«Soldats, songez que du haut de ces monuments, quarante siècles vous contemplent» Bonaparte

 

 

 L’un des voyages qui a marqué culturellement notre histoire est sans doute l’expédition de Bonaparte en Egypte à la fin du XVIII ème siècle. En effet, le 19 mai 1798, 30 millions d’hommes quittent Toulon en bateau pour découvrir l’Egypte. Aucun d’eux n’est persuadé de rentrer…150 savants et artistes partent avec l’espoir d’enrichir leurs savoirs malgré les obstacles qui les attendent : maladies, chaleur, insécurités, manque de temps et de matériel.

 

Après la capture de Malte, Bonaparte arrive enfin a Alexandrie le 1er Juillet. La célèbre bataille des Pyramides a lieu le 21 juillet 1798, Bonaparte se serait écrié « Soldats, songez que du haut de ces monuments, quarante siècles vous contemplent »en leur montrant les fameuses Pyramides. La victoire des Pyramides en juillet ouvrit les portes du Caire aux Français, qui essuyèrent peu après une lourde défaite infligée par l’amiral Nelson à Aboukir. Le 20-21 Octobre à lieu la révolte du Caire durant laquelle seront tués 800 français. Le calme revenu, Bonaparte en profite pour visiter le port de Suez et s'assurer de ses propres yeux de la possibilité de creuser un canal reliant la mer Rouge avec la Méditerranée. Après avoir trouvé au Caire le repos et tous les approvisionnements dont elle avait besoin l'armée et Bonaparte marche sur Aboukir ou il bat les armées ennemies. Le 1 août, la victoire d'Aboukir est le dernier exploit du général en chef en Égypte qui prend spontanément la résolution de revenir en France. Le 23 août 1799, le général en chef Bonaparte transmis ses pouvoirs au général Kléber et à la nuit tombante, il embarque sur la frégate la Muiron.

 

 Les succès militaires (Batailles des Pyramides…) et les revers (destruction de la flotte française par les anglais a Aboukir…) se succèdent pour finalement aboutir à la capitulation de la flotte française en 1801. Apres cette capitulation militaire, les savants, regroupés à Alexandrie, obtiennent en mai l’autorisation de quitter l’Egypte des Anglais qui en profitent pour voler une partie de leurs découvertes dont la fameuse pierre de rosette.

 

Si cette expédition est un échec sur le plan militaire, elle est une grande réussite sur le plan culturel : les multiples savants et artistes ont étudiés les différents aspects de l’Egypte et ont réunis des informations précieuses regroupées dans un ouvrage publié entre 1809 et 1828 : la description de l’Egypte ou recueil des observations et recherches qui ont été faites en Egypte pendant l’expédition française.

 

http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/articles/files/471779.asp

 

Victoire P

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 12:42

A. DAVID NEELLes femmes exploratrices existent. Elles font comme les explorateurs. Elles vont dans tous les pays et toutes les villes du monde pour découvrir et s'enrichir.



Louise Eugénie Alexandrine Marie David, plus connue sous son nom de plume Alexandra David-Néel, est née le 24 octobre 1868 à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne.
Dès son plus jeune âge, Alexandra s’enfuit : elle fugue constamment pour s’éloigner de son éducation catholique stricte, de ce milieu bourgeois dans lequel elle est élevée, de l’ennui constant dans lequel elle a l’impression de vivre. Elle s'essaie ainsi à l'aventure : multipliant les fugues, elle en tire très vite ses premiers enseignements : il faut se libérer du corps et apprendre à le maîtriser.
  
A sa majorité, Alexandra quitte sa famille et voyage de Paris à Londres, où elle fréquente des sociétés secrètes, les milieux anarchistes et féministes. Elle s'installe finalement à Paris et entreprend en auditeur libre des études en Sorbonne, aux Langues Orientales et au Collège de France. Elle poursuit également des études musicales et lyriques, Sur la scène de nombreux théâtres, elle obtient un succès certain en interprétant divers rôles: entre autres, Marguerite de Faust, Manon de Massenet et Carmen de Bizet. Cependant, après avoir rempli son contrat à l'opéra d'Athènes, Alexandra abandonne cette carrière qu'elle n'aime pas, éternellement insatisfaite. Elle préfère l'écho lointain de l'Angélus, et plus encore, celui des gongs qui, là-bas, dans les monastères tibétains, appellent à la méditation.

Alexandra ne peut oublier, en effet, cette "prenante musique tibétaine" entendue pour la première fois au nord de l'Inde. C'est vers 1890-1891, grâce à un héritage légué par sa marraine, qu'elle a pu pendant plus d'une année parcourir l'Inde du sud au Nord et d'Est en Ouest. Elle est fascinée par la magie de l'Inde, envoûtée par la musique tibétaine, émerveillée par les sommets de l'Himalaya, Alexandra veut y retourner.

 Arrivée à Tunis avant le grand départ, la halte sera plus longue. Elle y rencontre un distingué et séduisant ingénieur des Chemins de Fer : Philippe Néel, qui la persuade de mettre fin à son célibat. C'est en 1904, Alexandra a 36 ans et devient Madame David-Néel. Cependant, ce statut de femme au foyer ne lui convient pas, au bout de quelques mois seulement, Alexandra est au bord de la dépression. Son mari comprend que le démon du voyage habite encore et toujours son épouse. Il lui propose alors un lointain voyage. Enthousiaste, elle accepte la proposition. Mais avant de gagner l'Inde, elle fait un petit détour par l'Angleterre, car elle veut se perfectionner dans une langue qui lui est indispensable pour ses études orientalistes. Nous sommes en août 1911, sur le quai d'embarquement, Alexandra promet à ce "compréhensif mari" de regagner le domicile conjugal dix huit mois plus tard...

Arrivée au Sikkim en 1912, où des liens de très étroite amitié l'ont liée à Sidkéong Tulku, souverain de ce petit état himalayen, elle a visité tous les grands monastères, augmentant ainsi ses connaissances sur le Bouddhisme et plus précisément sur le Bouddhisme tantrique. En 1914, elle adopte le jeune Aphur Yongden. Tous deux décident de se retirer à 3900mètres d'altitude.

Elle pénétrera jusqu'à Jigatzé, l'une des plus grandes villes du sud du Tibet, mais pas encore à Lhassa, qui en est la capitale interdite (mais aussi son objectif secret). A cause de ces incartades, Alexandra sera expulsée du Sikkim en 1916.

Alexandra et son fils poursuivent l'aventure. Revenir en Europe en pleine guerre 14/18 était impossible. Ils resteront donc quelques mois en Inde et s'embarqueront ensuite pour le Japon.

Ce pays la déçoit.

Alexandra va donc se réfugier dans l'étude et rencontrer dans ce but des orientalistes et des érudits comme le moine philosophe Ekaï Kawaguchi qui va lui apporter une lueur d'espoir.

Quelques années auparavant, sous le déguisement d'un moine chinois, il a réussi à demeurer quelque 18 mois à Lhassa. Cette histoire passionne Alexandra et lui donne des idées...

 

Ils quittent donc le Japon et embarquent pour la Corée. Tous deux, en compagnie d'un Lama très excentrique, vont traverser dans de grandes difficultés toute la Chine d'Est en Ouest. Ils visitent le Gobi et la Mongolie. Après trois années d'études passées au monastère de Kum-Bum, vêtue d'une robe de mendiante et pour Yongden de son habit de moine, ils franchiront, cette fois avec succès, la frontière de ce si mystérieux Tibet. Après bien des péripéties ils arriveront à Lhassa en 1924. Ils y séjournèrent deux mois. Mais Alexandra David-Néel est finalement démasquée, elle commet, à Lhassa même, l'imprudence de se rendre chaque matin à la rivière pour faire un brin de toilette en cette période hivernale. Cela intrigue ses voisins et elle dénoncée à Tsarong Shapé (le gouverneur de Lhassa) qui décide de les laisser tranquille et poursuivre leur périple.

La rumeur lui apprend néanmoins qu'Alexandra et Yongden viennent d'arriver à Gyantsé. Le gouverneur en a aussitôt déduit que la dame se lavant tous les matins ne pouvait être qu'Alexandra. Alexandra et Yongden doivent quitter les lieux.

 

Après avoir vécu ces années inoubliables, comment aurait-elle pu rentrer en France et se réadapter à une vie que, délibérément, il y a quatorze ans de cela, elle avait fui ?

 

De retour en France, Alexandra se sépare alors de Philippe, parcourt la Provence, et c'est Digne qu'elle choisit en 1928 pour y bâtir Samten-Dzong, sa "forteresse de la méditation". Alexandra est séduite par la beauté de ces pré-Alpes. Elle, qui a parcouru une grande partie de notre globe, n'a à aucun moment regretté de s'être fixée dans cette cité parfumée de lavande. Elle y publie plusieurs livres qui relatent ses voyages et commente, avec succès, les théories des mystiques et magiciens qu'elle a approchés.

Dix ans passent ainsi. Nous sommes en 1937. Alexandra n'a que 69 ans et conserve une persistante nostalgie de ces pays lointains.

Alexandra et Yongden repartent donc pour la Chine. Tous deux reprennent la vie errante, studieuse et quelque peu mondaine d'autrefois.

Tout cela se passe sous les violents bombardements de la guerre sino-japonaise. Alexandra connaît les pires difficultés ; l'argent n'arrive plus d'Europe ; le froid est rigoureux ; la famine et les épidémies sont dramatiques ; sous ses yeux se déroule un spectacle d'horreur et en 1941, elle apprend la mort de son meilleur ami, son mari.

 

10 plus tard, à regret, elle rentre en France pour régler la succession de son mari et, de nouveau, s'installe à Digne Elle publie de nombreux livres, traduits en plusieurs langues, fait des conférences en France et en Europe. En 1955, elle perd son fils adoptif, son compagnon de voyage et se retrouve livrée à elle même. Ainsi, pour oublier sa solitude et sa persistante nostalgie du Tibet, Alexandra s'est remise au travail, exprimant encore son désir de retourner là-bas, probablement pour y poursuivre ses études..

 

C'est ainsi que cette exceptionnelle femme, à 100 ans et demi, a fait renouveler son passeport. Elle s'éteint à presque 101 ans le 8 septembre 1969.

C'est à Bénarès, le 28 février 1973, que les cendres de l'exploratrice du Tibet et de son fils adoptif le Lama Yongden ont été immergées dans le Gange (un fleuve dans l'Inde du nord.)

 

« Qu'importe le nombre de pays que tu parcours puisque tu as la pensée qui s'élance au-delà de ce monde à la recherche de l'Infini.» (Alexandra David-Néel)

  Alexandra David-Néel : une femme à l’esprit aventureux mais aussi une grande savante, qui ne demande qu’à être découverte.

Le site officiel :

http://www.alexandra-david-neel.org/francais/accf.htm

 Morgane D.

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 15:43

n163310 

Arthur, a young boy, becomes an orphan during WWII. His sister is the only member of his family that he has left but they have been separated and he’s sent to Australia with other orphans, “but it might as well have been the moon.”

 

A new life begins for Arthur and an extraordinary journey around the world too. He makes a friend who is also an orphan, called Marty, who will always be his mate and together, they will escape from their host family. Then, once they find their freedom again, they will discover Australia and meet Aunty Meg, their “foster mother”.

One day, they decide to work in a company which builds boats and it becomes Arthur’s new hobby. But unfortunately, Marty dies and Arthur ends up in a hospital, where he meets Zita, a nurse. They fall in love, get married and have a daughter called Allie.

Arthur has only one object, the symbol of his childhood and his past: a key his sister Kitty gave him. He wants to build his own boat, which will take him back to England and his sister. Unfortunately, Arthur dies and Allie will then decide to undertake the journey her father wanted to do.

 

Another kind of journey begins here: she’s more determined than ever to find his long-lost sister and to gather together their family.

Will she find the missing piece of her father’s life puzzle and what the key is for?

 

Marguerite W.

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 20:06

histoiresoie4La Route de la Soie, était une route commerciale qui est née au 3e siècle avant J.C. et a été beaucoup empruntée jusqu’au 16e siècle. Les anciennes cités commerciales de la Route de la Soie ont survécu à plusieurs guerres dévastatrices, amenant incendies, famine et épidémies.

Ce n’est qu’à la fin du 19ème siècle qu’elle a été nommée ainsi par le géographe allemand Ferdinand Von Richthofen. C’est une route d’environ 8000km, c’était la plus longue route de l’Antiquité. Son trajet principal, d’Est en Ouest : Chine, Xi’an (province du Shaanxi), province du Xinjiang, Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Iran, Irak, Syrie, Turquie, Europe. De l’Antiquité à la fin du Moyen Âge occidental, elle a permis que se tisse un puissant lien commercial entre l’Extrême-Orient et l’Europe. Rares sont ceux qui faisaient le voyage en entier car il pouvait durer jusqu’à 6 ou 7 ans !!

L’un des principaux points de départ de la route de la soie était Chang'an, l’actuelle X’ian, alors capitale de la Chine. La Route de la Soie rassemblait un ensemble d’axes caravaniers qui traversaient l’Europe et l’Asie, allant de la Méditerranée jusqu’à la Chine en traversant l’Asie Centrale. Les caravanes chargées de soie chinoise, épices et pierres précieuses d’Inde, de récipients en argent d’Iran, de tissus de Byzance, de céramiques d’Afrosiab et d’autres marchandises se dirigeaient vers le corridor du Gansu, puis le Xinjiang, régions situées entre le Tibet et la Mongolie. Parvenues dans les steppes et déserts d’Asie centrale, elles faisaient de longues haltes dans des oasis, villes et caravansérails où arrivaient d’autres colonnes de marchands venues d’Iran et du monde arabe. Quelques branches annexes de ce réseau principal partaient vers l’Inde ou la Russie.

Plus tard, cette route développa également un axe commercial maritime entrepris par les Européens. D'ailleurs Marco Polo, que j’évoquerai dans un prochain article, fit ses longs voyages en empruntant  les deux voies , maritimes et terrestres.

Thomas B

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 21:58

saintexupery« Comme tout ce qui compte dans la vie, un beau voyage est une oeuvre d’art », André Suarès.

 

 Si nous mêlons art et voyage, nous découvrons Saint-Exupéry, grand voyageur de son époque, grand voyageur de part son métier. Ces voyages sont ponctués de romans, lettres, et carnets de voyages tous plus beaux les uns que les autres.

 

 Cet auteur s’engage dans l’aventure de l’Aéropostale et il découvre de nombreux horizons. Juillet 1921, premier voyage, Casablanca, un voyage obligatoire pour obtenir le brevet de pilote militaire. Un voyage très long aussi, 5 mois dans une ville que Saint-Exupéry n’affectionne pas particulièrement, 5 mois dans une ville surpeuplée de petits fils de rois et de petites filles au long voile. Durant 5 mois, les découvertes se suivent. Le désert, normalement chaud le fait pleurer de froid, le vert lui manque, trop de sable. Sa mère lui manque aussi. Puis des voyages, dans des régions de France entre janvier 1922 et octobre l’ennui dans cette France qu’il aimerait tant survoler. Les voyages de Saint-Exupéry se succèdent, Cap Juby octobre 1927, l’Argentine, été 1929 et bien sur ceux que je viens de narrer. Puis l’exil, 2 ans d’exil. Un voyage obligatoire également à New-York car c’est la guerre. Saint-Exupéry croise de nombreux immigrés, forcés à voyager. En avril 1943, c’est l’Afrique du Nord, un voyage obligatoire encore une fois mais qui arrange bien notre auteur qui ne souhaite qu’une chose, survoler des terres, voler...

 

 Le voyage n’est pas toujours un choix, il peut aussi nous être demandé mais dans tous les cas, ces expériences ne s’oublient pas et qu’elles soient mauvaises ou bonnes on peut toujours y trouver de nombreux avantages. L’apprentissage de la culture, la connaissance de l’autre et la découverte de soi sont d’après moi les plus importants.

 

 http://www.saintexupery.org/

 

Valentine G

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  • Chloé Maillier-Fonta
  • Professeur d'histoire-géographie en collège et lycée à Saint-Germain-en-Laye, Relais Défense Etablissement
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