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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 12:38

DSC_0386.jpgEt voilà une nouvelle année qui commence pour les élèves de seconde de l’IND!

Une année synonyme d’un nouveau rythme de travail pour, à la fin de l’année, trouver son orientation et continuer son chemin vers la vie d’adulte. Mais c’est aussi une année de nouvelles rencontres et de découverte de soi-même.

 

Vendredi 23 Septembre, quatres classes de seconde sont parties en journée d’intégration à l’Abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire. Après un lever très matinal, c’est à 6h30 que tout le monde s’est réuni en face du lycée. Trois heures de car les attendaient : la bonne humeur était au rendez-vous malgré le manque de sommeil!

 

DSC 01819h45: première visite culturelle avec l’oratoire carolingien de Germigny-des-Prés. C’est l’un des « missi dominici » de Charlemagne qui baptisa l’église après l’avoir construit entre 803 et 806. Théodulf fut l’abbé au monastère de Fleury mais aussi théologien et poète du IXe siècle.

L’église possède un plan en croix grecque dont l’une des absides est une mosaïque byzantine de 130 000 tesselles (petits cubes de verre) représentant l’Arche d’Alliance (le coffre des tables de la loi). Au XVe et XVIe siècle, une nef est construite. Elle sera rallongée durant la deuxième moitié du XIXe siècle. Après l’intervention de la responsable de la pastorale et de la responsable de la vie scolaire des secondes, des groupes de deux se sont formés pour explorer librement les alentour de l’édifice jusqu’à son jardin et répondre au questionnaire.



300812_10150344144434185_804754184_7873818_8300866-copie-1.jpgA 10h15, la marche pour Saint-Benoît commença. Durant 5 km soit un peu plus d’une heure de marche en pleine campagne et le long de la Loire, les discussions se sont très vite installées entre les élèves. Pendant que certains se prenaient en photo avec le paysage, le reste discutait de choses et d’autres.

C’est aux environs de midi que tout le monde assista à la messe dans l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire. L’eucharistie fut donnée par les moines bénédictins réjouis de notre passage dans leur abbaye de Fleury.

 

307794_10150344144594185_804754184_7873819_1762385219_n.jpgEnsuite vint le pique-nique au bord de la Loire, de quoi discuter encore un peu avant la conférence donnée par un frère. Il a répondu à certaines questions que les élèves lui avaient posées, comme par exemple : "Comment devient-on moine? Quelles sont les étapes? Que signifie cet engagement pour une communauté religieuse? Peut-on en partir librement? »  « Et bien, c’est comme ne pas tenir une promesse » : rétorqua le moine qui expliqua longuement que les décisions étaient réfléchies pendant de nombreuses années. A la suite de ces échanges, ceux qui le souhaitaient ont pu assiter à l'office de none et se recueillir  au son des chants religieux latins.

 

A la sortie, chaque classe fut invitée à tour de rôle à visiter quatre lieux de l’abbaye :

 



-          DSC 0374Le portail nord. Il fait partie de la quatrième travée du bas-côté Nord de l’église. Sur le tympan on peut observer le Christ dictant avec un livre ouvert, à ces quatre évangélistes (Marc, Matthieu, Jean et Luc), la sainte Parole. Au dessus de leur tête se trouvent sur les voussures  des anges et les apôtres. La porte est ornée de six colonnes-statues dont certaines ont été mutilées pendant les guerres de religion. On reconnaît cependant Abraham tenant Isaac par les cheveux. Aux pieds de Jésus, on été sculptées les différentes étapes de la translation des reliques de St. Benoît. Du Monte Cassino jusqu’à l’abbaye de Fleury en passant par la résurrection d’un jeune garçon et d’une jeune fille.

 

-          La tour porche. Elle est érigée sur un plan quasiment carré. Disposant d’ouvertures plus vastes au premier étage qu’au rez-de-chaussée, elle n’obéit donc pas du tout aux règles architecturales de l’époque.

-          Le transept. Il est éclairé par cinq grandes fenêtres. Des chapiteaux y ont été placés, retraçant en particulier le mythe d’Adam et Eve, les miracles de St. Benoît ainsi que le sacrifice d’Abraham. C’est dans ce transept que Max Jacob venait prier. Une dalle y est présente pour le rappeler. Il demanda même à ce qu’il soit enterré dans cette église.

 -          La crypte. Elle abrite les saintes reliques de St. Benoît. Elle dispose de neuf petites fenêtres servant aux pèlerins à voir de l’extérieur les reliques.

 

Après cette visite très intéressante, tous les jeunes lycéens regagnèrent leur car respectif et vint le moment de partir. Trois heures de car, trois heures d'échanges animés et d'amusement dans quelques groupes mais aussi trois heures de sieste relative dans cet environnement rendu très sonore par les iPod en marche ou encore les bonnes blagues racontées à haute voix entre amis!

Saint-Benoit.jpg



Merci!



Alexandre C.

 

 

 

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Chloé Maillier - dans Voyage
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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 19:04

1160277 8825039-bstpole-20101227-f111kPôle Nord 2012 est une expédition scientifique française,  qui est partie recueillir des données encore inexplorées dans la zone du Pôle nord géographique. Son intérêt dépasse les frontières. Les données collectées contribueront à une meilleure connaissance de l’océan glacial arctique et des grands enjeux qui nous attendent.

L’océan glacial arctique s’étend sur une surface de 14 090 000 km2. Ce qui fait de lui le plus petit océan. Il est en grande partie recouvert par la banquise. Cette fine carapace de glace, de 2 à 3 mètres d’épaisseur moyenne, flotte sur l’océan profond de près de 5000 mètres. Soumise aux influences des vents et des courants marins, la banquise dérive à la moyenne de 4 à 5 kilomètres par jour.

Depuis plusieurs semaines l’expédition : «Pôle nord 2012 » constituée d’Alan Le Tressoler l’ancien responsable des bases scientifiques françaises en Arctique et de Julien Cabon, officier de Marine, vit en totale autonomie, sans assistance et sans ravitaillement sur cette mer gelée. Ainsi, pour mener à bien cette expédition 3 défis s’imposent :

- Le défi humain : où les deux hommes doivent évoluer sur la banquise à ski, à pied et à la nage et doivent dormir dans une simple tente. Ils ont chacun 150 kilos à tracter jusqu’à 25 kilomètres par jour.

- Le défi de l’énergie : leurs sources d’énergie doivent être adaptées à des conditions extrêmement rudes. Les minimums peuvent atteindre les -40°C. Et cette zone du monde est la moins lumineuse malgré le jour permanent. En effet panneaux solaires et groupe électrogène sont leurs seules sources d’énergie électriques afin de faire fonctionner les outils suivants : un ordinateur ultra durci, une sonde CTD (Conductivité\ Température\Depth : Profondeur), un GPS et un paramoteur  radioguidé afin d’avoir à disposition une station météo complète. Il est également nécessaire d’avoir : un téléphone iridium, un appareil photo et une caméra qui constituent le matériel de communication.

- Le défi de la sensibilisation : la finalité de l’expédition est de sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux de l’océan glacial arctique principalement sur ces trois points :

   -L’Arctique est un océan

   -L’Arctique est fragile

   -Ses évolutions ont une influence sur l’ensemble de l’équilibre de la planète :

       -Réchauffement climatique

       -Espèces et écosystèmes marins

       -Evolutions des grands courants marins

 

A travers cette aventure humaine authentique, l’ambition est de sensibiliser le plus large public aux grands enjeux environnementaux. Avec une attention toute particulière aux plus jeunes à l’aide d’un programme pédagogique ambitieux.

Vous pouvez retrouver cette aventure sur:

http://www.polenord2012.fr/

http://www.letelegramme.com/ig/special/pole-nord-2012/

ainsi que sur la la page facebook "Pôle Nord 2012"

Lola S

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Chloé Maillier - dans Voyage
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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 16:23

rizieres 940x705-copie-1Bali est une île d’Indonésie située entre les îles Java et Lombok, dans l’archipel indonésien (comptant 13677 autres îles). Sa superficie est de 5637 km2. Elle compte un peu plus de 3 millions d’habitants. Sa capitale : Denpasar se situe au sud de l’île. Bali possède une grande diversité géographique qu’elle doit notamment à ses volcans et ses montagnes. Baignant dans l’océan indien, l’île bénéficie d’un climat chaud et humide tout au long de l’année : environ 31 C°. L’île se démarque du reste de l’Indonésie du fait d’être la seule île hindouiste au milieu du plus grand pays musulman.

Bali attire chaque année plus d’un million de visiteurs qui ne repartent jamais sans avoir été insensible à son charme et sa beauté.

Une ancienne colonie néerlandaise

C’est en 1597 que s’établissent les premiers contacts entre des navigateurs hollandais (dont le capitaine de cette expédition était Cornelis de Houtman) et l’île de Bali. Ces premières relations sont amicales mais changent brusquement au moment  de la fondation de la Compagnie de Hollande et d’Inde Orientale.

Pendant plusieurs années les conditions maritimes près des côtes balinaises dissuadent les navires étrangers. Mais en 1817-1818 les Pays Bas comme beaucoup d’autres pays d’Europe sont conscients de l’intérêt pour le commerce avec l’archipel indonésien.  Cette période engendre des conséquences catastrophiques pour d’innombrables régions mais Bali ne fut exposée que tardivement à l’avidité des puissances coloniales.

En 1848, la première expédition néerlandaise arrive  à Buleleng , une province au Nord de Bali. Mais les envahisseurs sont repoussés à Jagaraga. Ces derniers reviennent un an plus tard, avec une artillerie massive pour anéantir tous ceux qui se trouveront sur leur passage. Ainsi commence le sanglant chapitre de l’histoire de Bali. Mais les Européens n’avaient pas prévu  la fierté suicidaire, épris de liberté, des balinais : dans un suicide collectif hommes et femmes se jettent dans les pluies de balles néerlandaises et les pertes furent considérables.

Les Néerlandais firent signer « un traité de paix » aux Balinais. Traité de paix qui reconnut aux Pays Bas le pouvoir suprême. Ainsi le premier gouverneur néerlandais s’installa  à Singaraja. Deux invasions suivront et seront pudiquement appelées : « expéditions ».

Suite à la lutte du leader indépendantiste Achmed Sukarno, qui bénéficiait du soutien des Etats-Unis et de l'ONU,  l'Indonésie retrouve son indépendance le 27 décembre 1949.

Une religion inspirée de l'hindouisme javanais:

A Bali le tout est un. Pour comprendre Bali il faut accepter cette unité basée sur un concept cosmique, l’ensemble étant situé sur le pivot terrestre d’une balance devant équilibrer les tensions entre le monde des dieux et celui des démons.

La religion de Bali, de nos jours, est inspirée de l’hindouisme javanais, qui ne s’est pas imposé du jour au lendemain sur l’île. La forme balinaise de l’hindouisme était la religion de la noblesse et de la cour,  ne fut adoptée par le reste de la population qu’au cours des cinq derniers siècles.

Bali est défini e comme une particularité indonésienne puisque l’islam est la religion la plus rependue dans l’archipel indonésien. Avant de subir l’influence de l’hindouisme, la religion des Balinais reposait sur deux principes : la nature et les ancêtres. Tout objet de la création possédait une âme, ce qui impliquait que tout être était lié.

Encore aujourd’hui le sens religieux des Balinais s’exprime à travers leurs comportements de vivre au quotidien avec la certitude que grâce à leurs cultes et leurs rituels,  ils maintiennent l’équilibre des mondes. Ainsi chaque jour  il faut harmoniser le monde des dieux et celui des démons par des offrandes composées de riz (le grain de riz qui est un symbole de bénédiction)  et de fleurs.

A Bali le calendrier religieux comporte de nombreuse fêtes mais la plus grande fête qu’un balinais puisse avoir l’honneur de célébrer est la « Eka Dasa Rudra » sorte de fête de la Rédemption, qui a pour but de purifier l’île et de rétablir l’harmonie dans le monde et qui n’a lieu qu’une fois tous les cent ans.

Lola S

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Chloé Maillier - dans Voyage
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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 15:55

8Etant donné qu'Alexandra David Néel fut la femme qui introduisit le bouddhisme en France, il convient de parler de cette religion qui sut si bien émouvoir le coeur de cette aventurière...

Le bouddhisme tibétain est appelé également "lamaïsme" du fait que les moines pratiquant ce culte sont appelés Lama ou "maîtres"

Le bouddhisme tibétain est en réalité le regroupement de trois tendances bouddhistes: le Hinayana, la Mahayana et le Vajyarana. Ces trois écoles suivent différentes vérités.

 C’est aux environs du VIIème  siècle que le bouddhisme arriva au Tibet. Comme dans les autres pays d’Asie, c’est sous le patronage des souverains que le bouddhisme se diffusa, suivant le destin de ces dynasties. Les tibétains considèrent qu’il y eu deux diffusions successives du bouddhisme. Pour la « première diffusion », la légende remplace l’histoire, avec la venue depuis l’Inde de nombreux maîtres, dont les deux fondateurs du bouddhisme tibétain, Sântarakshita et Padmasambhava. Puis l’histoire se précise et les historiographes mentionnent Trisong Détsen, roi-sage, qui imposa le bouddhisme comme religion officielle du royaume du Tibet au VIII ème siècle. Puis au milieu du IX ème siècle, la dynastie des Yarlung s’effondra et le bouddhisme tibétain connut une période noire. Il refit son apparition avec ce que les tibétains appellent la « diffusion ultérieure » (chidar), à la fin du X ème siècle.

Les premiers moines qui réactivèrent le Bouddhisme au Tibet furent ensuite appelés les « anciens » (Nyamingpa). En même temps dans un royaume de l’ouest tibétain, des rois pieux descendants de la dynastie des Yarlung qui avaient eux aussi décidé de renouer avec les origines de la diffusion du bouddhisme envoyèrent des jeunes hommes en Inde et invitèrent des pandits (sages) indiens à venir enseigner au Tibet. C’est à partir de là que la traduction en tibétain des canons bouddhiques commença. Différentes écoles furent créées depuis ce mouvement. L’une d’entre elle, l’école des Kadampa, fut créée par le pandit Atisha (958-1054), et rétablit la doctrine du Bouddha dans sa vision originelle ainsi que les règles monastiques.

Le dalaï-lama

La Dalaï-lama est le chef céleste de la religion bouddhiste et surtout au Tibet. Il est considéré comme un dieu mais aussi comme un chef politique depuis le XV° siècle. Ce dieu prétendu faisait autrefois sa résidence ordinaire au couvent de Potala, à Lhassa, au Tibet. Les environs de sa résidence étaient peuplés de prêtres, dont les dignitaires sont nommés Lamas. Le grand Lama n'exposait jamais sa divinité au grand jour; il se tenait toujours renfermé dans le fond d'un temple, entouré de ses prêtres, qui lui rendaient tous les hommages dus à l'Être suprême, ne l'approchaient qu'avec le plus grand, respect, lui adressant ses prières comme à une divinité, on lui offrant de l'encens. A la suite de l'occupation puis de l'annexion du Tibet par la Chine, le quatorzième Dalaï-lama vit réfugié en Inde depuis 1959. Le nom de dalaï-lama vient du mot tibétain lama (ou bLama) qui signifie supérieur, ou prêtre supérieur, et du mongol dalaï, qui veut dire la mer, ce qui désigne ici l'immense étendue de l'esprit du Grand Lama.

Les principes du bouddhisme

La religion bouddhiste basée sur la paix et la tolérance est une religion avec beaucoup de règles à suivre mais qui sont facultatives. Pour l’alimentation par exemple les Bouddhistes doivent s’abstenir de boire de l’alcool, ne pas tuer ce qui entraine un régime alimentaire végétarien.

La souffrance occupe une place centrale dans la quête spirituelle bouddhiste, non pour lui donner une valeur expiatoire ou rédemptrice (ces notions sont tout à fait absentes du bouddhisme), mais pour la combattre et la faire disparaître. Partant des notions indiennes de Karma, rétribution des actes et de Samsâra, cycle des renaissances ou réincarnations, l'enseignement du Bouddha porte sur l'absence de Soi, l'impermanence de toute chose et la souffrance.

Le but du bouddhisme est de donner aux humains les moyens d'atteindre le Nirvâna complet où les principes des renaissances n’existent plus puisque les racines de renaissances sont définitivement coupées, le Nirvâna étant l'extinction de tout attachement.
Comme il est difficile à atteindre, la plupart des humains sont pris dans le cycle des naissances et des morts, (Samsâra) où prédomine la loi des Actes (Karma). On renaît alors selon ses actes dans cinq ou six formes fondamentales.

 

Claire L.

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Chloé Maillier - dans Voyage
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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 18:54

tibet33Le Tibet est, pour la République populaire de Chine, une région autonome du Sud-ouest de la Chine. Il compte 2,3 millions d’habitants.  

Immense plateau situé au nord de l’Himalaya, le Tibet est protégé par les chaînes montagneuses les plus élevées du globe : l’Himalaya, le Karakorum, le Kulun et        l’Altya-Tagh. C’est à cause de son altitude élevée, en moyenne 4200 m qu’il est couramment appelé " le Toit du Monde ". Il s'étend sur plus de 2,5 km2 (sois environ cinq fois la France), et La distance entre l’Est et l’Ouest du pays est environ 2.500 km. Le Tibet a des frontières communes avec la Birmanie, l’Inde, le Népal, le Sikkim, le Bhoutan et la Chine. Sa position stratégique entre les deux nations les plus peuplées de la terre, l’Inde et la Chine, est absolument unique.
Lhassa, qui a accueilli en 1924 l’exploratrice dont nous avons parlé dans un autre article, Alexandra David Néel, est le chef-lieu du Tibet.

Religion du Tibet

Le bouddhisme apparait au début du VIIème siècle,  dès la fondation du royaume par          Songtsan Gambo. Il est introduit à partir du Népal à la faveur de la politique du roi, prônant l'acceptation et l'assimilation sans différenciation. Dès le départ, il entre en concurrence avec la religion locale, le Ben ou Benbo, religion primitive s'apparentant à l'animisme où les fidèles adoraient les dieux et les esprits de la terre, du ciel et de la nature en général. Après une période de lutte farouche pour la prééminence, les deux religions finirent par se rapprocher, assimilant chacune une partie de la doctrine et des pratiques de l'autre, jusqu'à cohabiter de manière pacifique. Le bouddhisme tibétain procède aussi bien du Grand Véhicule, Mahayana, que du Petit Véhicule, Hinayana. Mahayana est le nom donné aux sectes apparues au Ier siècle, prêchant l’altruisme  et se caractérise par l’existence simultanée de doctrines ésotériques (doctrines relevant d'un enseignement caché, souvent accessible par l'intermédiaire d'une « initiation ») et exotérique (au contraire, enseignement public). Hinayana représente pour sa part le bouddhisme primitif.
Egalement appelé lamaïsme, du nom des religieux dirigeant autrefois le pays, le bouddhisme tibétain compte plusieurs courants dont les cinq principaux se nomment : Ningma, Sakya, Kargyut, Gelug et Ben, les quatre premiers représentant les 4 grandes traditions bouddhistes et la dernière c'étant autre que le courant issu de l'ancienne religion originelle. Ces cinq tendances sont distinguées, entre autres, par des particularités vestimentaires ou ornementales.

Les fêtes tibétaines

  Le Losar

Il s’agit du nouvel an tibétain, considéré par les tibétains comme la fête la plus importante de l'année.Les tibétains préparent le nouvel an selon un rituel en deux parties : l'une monastique et l'autre populaire. Ces rituels sont célébrés afin de promettre une année heureuse aux habitants.
Le rituel monastique sert à balayer tout les éléments négatifs de l'année précédente.
Dans le palais du Potala
à Lhassa, ce rituel se déroule comme suit :

- Les moines du monastère privé de Namgyal (monastère des Dalaï Lama situé à l’intérieur du Potala), le 29ème jour du 12ème mois tibétain, effectuent une longue prière et un rituel tantrique.

- Ensuite, au cours d’une danse appelée « Tcham », ils invoquent les divinités protectrices tantriques. Celle-ci dure toute la journée et à la fin, les moines transportent le « Goutor », une sculpture géante, lors d’une procession à l’extérieur du Potala.

- Puis, devant la population de Lhassa, les moines brûlent cette sculpture, afin de chasser les mauvais esprits et éliminer les éléments négatifs de l’année précédente.

- Le rituel populaire dure plusieurs jours et se déroule, lui, de cette façon : Le 29ème jour du 12ème mois tibétain, les tibétains nettoient leur maison de fond en comble et prennent « la Soupe du 29ème jour », que ceux-ci appellent Gouthouk. Ensuite, la maîtresse de maison distribue à chaque convive une boulette de Tsampa . Ceux-ci se frottent cette boulette sur tout le corps puis laissent dessus l’empreinte de leur main. Ils rassemblent ensuite toutes les boulettes de Tsampa autour d’une effigie à forme humaine, elle-même faite de Tsampa et l’ensemble est déposé à l’extérieur de la maison. Ce rituel sert à éloigner les éléments négatifs.

 

Le jour de l’an

A l’aube, les Drékars (conteurs) se chargent de réveiller la population de Lhassa.
Ces conteurs chantent et dansent et on raconte que les avoir à sa porte le matin du jour de l’an porte bonheur. La tradition veut que, si on le trouve à sa porte, on lui offre un repas et des gâteaux. Les membres de la famille se mettent ensuite des vêtements neufs et se réunissent. La maîtresse de maison présente ses voeux de « Tashi Délég Phunsourn Tsog », qui se traduit en français par « bonheur, santé et que toutes les bonnes choses soient réunies pour la nouvelle année ». On mange des Khabsé
  et on boit du Djiatu ainsi que du Chagkhoel.

Des offrandes sont posées devant l’autel de chaque maison. On y trouve :

- La Derga, qui symbolise la fertilité et se compose de Khabsé, de fruits et de jeunes pousses d’orge empilés les uns sur les autres.

- Le Tchemar, qui symbolise une bonne récolte et qui se compose d’un mélange de beurre et de Tsampa que l’on présente dans un récipient en bois.

- Le Changphu, qui symbolise une descendance ininterrompue comme une source qui coulerait sans s’arrêter, et qui se compose d’eau et du premier cru de bière d’orge : le Chang

 - Une tête de mouton, symbolisant la chance et la fortune, faite de beurre ou de Tsampa.

  

Le matin, on prie et l’après-midi, on joue, chante, danse... Le deuxième jour, les tibétains se rendent visite afin de s’échanger leurs voeux, s’offrent des Khabsé et dégustent le Changphu ainsi que le Tchémar. Le troisième jour, on pose les drapeaux de prières, appelés Loungta, sur le toit de la maison et on effectue la cérémonie de la fumigation, en brûlant un genévrier.

 

Le festival Saga Dawa

Il a lieu en mai ou en juin.
C’est le jour le plus sacré au Tibet, il correspond à la naissance et à l’instruction de Bouddha.
La quasi totalité de la population de Lhassa se promène en ville et à la fin de l’après-midi, les habitants piquent-niquent au parc « Dzongyab Lukhang », situé au pied du Potala

 

Le festival de la récolte

 

 Il a lieu en septembre. Les fermiers de Lhassa, ainsi que ceux de Gyantse et Shangnan célèbrent leur bonne récolte.Des courses de chevaux et des spectacles folkloriques, de chant et de danse sont organisées ainsi que des pique-niques, etc. On ne peut évoquer les festivités sans évoquer la musique.La musique au Tibet est avant tout religieuse, elle reflète l’empreinte du bouddhisme tibétain sur la culture.Elle se compose en majeure partie de chants en tibétain ou en sanskrit. Ce sont des récitations de textes sacrés, que l’on entend lors des différents festivals tibétains.

 

Architecture Tibétaine

 

L'architecture tibétaine a subi des influences orientales et indiennes, et reflète beaucoup le bouddhisme. La roue bouddhiste, ainsi que les deux dragons, se voient sur presque chaque monastère du Tibet.                                                                                                                 Elle est caractérisée par l'implantation fréquente des maisons et des monastères sur des sites élevés et ensoleillés face au sud, et par l'emploi combiné de la pierre, du bois, du ciment et de la terre comme matériaux. Les techniques de construction permettent de pallier la rareté des combustibles de chauffage : toits plats pour préserver la chaleur, et nombreuses fenêtres pour laisser entrer la lumière du soleil. Les murs ont habituellement un fruit de dix degrés à titre de précaution contre les tremblements de terre, fréquents dans cette région montagneuse.

 

Avec ses 117 mètres de hauteur et 360 mètres de largeur, le palais du Potala, à Lhassa est considéré comme l'exemple le plus important de l'architecture tibétaine. Il est l’ ancienne résidence d'hiver du dalaï-lama (Le dalaï-lama est reconnu par les Tibétains comme le plus haut chef spirituel du Tibetet une émanation du bodhisattva de la compassion, est devenu le chef temporel du gouvernement du Tibet depuis le XVIIè sièclejusqu'à la première moitié du XXè siècle, puis chef de l'administration centrale tibétaine encore à ce jour). Il contient plus d’un millier de pièces réparties sur treize étages, et abrite des portraits des dalaï-lamas passés et des statues du Bouddha. Il est divisé en un Palais Blanc extérieur, qui abritait les quartiers administratifs, et les Quartiers Rouges intérieurs, qui abritaient la salle de réunion des lamas, les chapelles, 10 000 sanctuaires et une vaste bibliothèque d'écrits bouddhistes.

 

 

  « Le sentier est unique pour tous, les moyens d'atteindre le but varient avec chaque voyageur"  

  

Romane L.

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Chloé Maillier - dans Voyage
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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 13:20

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L’île de la Martinique est un département d’outre-mer français qui appartient à l’archipel des Petites Antilles dans les Caraïbes. Celui- ci comprend d’autres îles telles que : la Guadeloupe, Sainte Lucie, les Grenadines  etc... Elle est entourée par l’océan Atlantique et la mer des Caraïbes.

Mon Père est photographe professionnel, il a couvert le Tour des Yoles Rondes pendant 8 ans. C’est grâce à son travail qu’il a pu nous faire découvrir, à ma famille et moi, la Martinique

Dans cet article je vais m’intéresser au patrimoine maritime de cette île.

Le Tour des Yoles Rondes de la Martinique est une compétition où l’on voit s’affronter une vingtaine d’embarcations sur un tour complet de l’île en sept étapes. Chaque yole représente une commune de la Martinique.  Le Tour des Yoles se passe traditionnellement début août. Cet évènement sportif est le plus attendu de l’année en Martinique. L’île toute entière vibre au rythme de la course : cuisine locale, artisanat, groupes musicaux… la fête est partout. Les télévisions, les radios, tous les médias  sont présents sur l’évènement. La société des yoles rondes est à l’origine de l’engouement des Martiniquais pour la préservation de leur patrimoine maritime.

 

Qu’est ce qu’une une yole ?  Une yole est une ancienne embarcation à voile, qui, à la base était conçue pour aller (pêcher la plus part du temps) dans des endroits peu profonds, elle fut créée à cette effet après la Seconde Guerre mondiale. Ce bateau a été préservé et amélioré pour en faire une embarcation de course.

 

Constitution d’une yole : une yole est avant tout faite de bois et uniquement de bois. Le mât est fait en bois de côte (qui ne casse pas). Les bois « dressés » (langage créole) sont également faits en bois de côte (ils sont changés durant la course,  en fonction de leur poids et de la force du vent).  « La pagaie » est faite en  bois d’angélique,  les membrures sont faites en bois de poirier local et du  bambou est utilisé pour la vergue. Tous ces bois sont coupés trois jours avant la pleine lune, afin d’éviter que les insectes foreurs ne s’y installent. Il faut compter un mois de temps pour construire une yole.

L’équipage : Il est d’environ 12 à 14 personnes, ce sont des purs amateurs mais qui s’entrainent toute l’année dans d’autre course pour participer à cet évènement annuel.

Un équipage de yole est constitué comme une équipe de rugby, avec des navigateurs de gabarit très différents afin de s’adapter aux conditions de vent.

 

Système de navigation : Les navigateurs s’appuient jusqu’ à 10 sur les bois « dréssés » pour contrer la puissance de la voile, et 4 se chargent de diriger le gouvernail. C’est un sport extrêmement physique et fatiguant.

 

Financement et sponsor : Chaque équipage est sponsorisé par des industries ou des commerces locaux. Ils ont chacun leur couleur et chaque yole à son nom.

La Martinique a réussi à conserver son patrimoine maritime, le tour des Yoles est propre à la Martinique, c’est ce qui lui donne son originalité.

Si vous voulez voir plus de photos sur le tour des yoles, ou encore sur d’autres thèmes maritimes: www.marcsambi.com

 

Lola S.

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Chloé Maillier - dans Voyage
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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 20:49

djiboutiJ'ai choisi de vous parler de ce pays, pour la simple et bonne raison que j'y ai habité plusieurs années, de l’âge de 5 à 8 ans, et que je ne garde que de merveilleux souvenirs de ce pays de l'autre bout du monde

 

Nous aborderons ce pays sous différents angles

 

· Du point de vue historique et géographique :

 

Djibouti est une ancienne colonie de la France,

Déjà en mars 1862, Napoléon III signe un traité de paix et d'amitié perpétuelle, à Paris, avec les chefs Afars, dirigeants du Village de Djibouti, léguant à la France « les ports, rade et mouillage d’Obock situés près du Cap Ras Bir avec la plaine qui s’étend depuis Ras Aly au Sud jusqu’à Ras Doumeirah au Nord ».

Ce traité aboutit en 1884, avec la prise de possession de ces lieus.  Léonce Lagarde, au 1er aout 1884 dirige les opérations et étend ensuite ce territoire jusqu'à la côte Nord du golfe de Tadjoura. En mars 1885, un nouvel accord met sous l'autorité française la côte Sud.

La première ville de Djibouti apparut suite au traité d'arrêt d'expansion  djiboutienne le 2 et 9 février 1888. Cette ville compte alors 5000 habitants.

Pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, Djibouti est utilisée comme les autres colonies et une grande famine s'installe lors de la Seconde Guerre mondiale, à cause du blocus britannique.

Ce n'est qu'en 1966 que les Djiboutiens réclamèrent leur indépendance et le devinrent le 8 mai 1977. Utilisant les valeurs républicaines de la France, Djibouti organise ainsi ses premières élections législatives et élection présidentielles en 1981. Ses institutions suivent le principe de séparation des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire.

 

Aujourd'hui, Djibouti est un pays de 23.000km² qui compte 883 000 habitants.

La langue officielle est le français ( ou l'arabe.)

 

Djibouti est un pays qui se situe dans la corne de l’Afrique. C’est un petit pays entouré de l'Éthiopie, de l'Érythrée et de la Somalie.

La République de Djibouti se trouve à mi-distance de l'Equateur et du Tropique du Cancer. Ce pays possède 314 km de littoral, allant de la mer Rouge à l'océan Indien.

Le territoire dispose d'une grande diversité de paysages : des montagnes au Nord, des lacs comme le lac Assal (lac de sel) et le lac Abbe, des zones désertiques comme le grand et le petit Bara. Une activité volcanique récente a modelé le paysage. Le dernier volcan en activité sur le territoire est l'Ardoukoba.

 

Son climat est désertique  chaud et aride (147mm de précipitation annuel), contrairement à la France ou à l'Europe, il n'y a que deux saisons, et une "transition de saison" :

            -la saison fraîche qui commence fin septembre et se termine fin avril, où les températures varient de 30 à 35°C. Cette saison est caractérisée par les vents venant de l'Est, les alizés.

            -la saison chaude qui s'étend de juin à août, oú les températures varient de 40à50°C

Cette saison est caractérisée par le khamsin, vent chaud, sec et poussiéreux, venant de l'Ouest.

                     -la période de transition entre les deux saisons précédentes.

 

           

·            Du point de vue économique et démographique :

 

Sur le plan économique et démographique, Djibouti, comme d'autres colonies devenues indépendantes rencontrent certaines difficultés.

N'ayant pas les fond suffisant pour protéger la totalité de ses 883000 habitants de religion musulmane avec seulement un PIB de 883 millions de $ (soit 1000 par habitant), ce pays souffre de plusieurs maladies mortelles tel le paludisme (transmis par les moustique), le choléra (lors des grandes pluies, ou attaquant par périodes.), mais est beaucoup moins touché par le SIDA que les autres pays de ce continent, avec un taux de 2% uniquement, principalement des étrangers. Il souffre aussi d'un taux d'espérance de vie assez faible, 57 ans en moyenne pour les hommes, et 5 ans supplémentaires pour les femmes. Ses habitants sont pour plus de la moitié analphabètes.

 

En termes d’échanges sa balance commerciale est déséquilibrée : Djibouti  importe 5.5 fois plus qu'il n'exporte. Ses clients sont principalement ses pays voisins (Arabie Saoudite, Somalie, Ethiopie, Yémen...) et ses fournisseurs principaux sont ces mêmes pays voisins ainsi que son ancienne métropole (la France) et la Chine.

Ce pays utilise la devise du Franc djiboutien, dont un dollar vaut 177.25 francs djiboutiens.

 

Malgré ses difficultés financières, Djibouti dispose d'une université (Université de Djibouti), d'un centre de recherche national (Centre d'Etudes et de Recherche de Djibouti, le CERD) et d’un laboratoire de recherche sur les maladies génétiques.

 

Toutes ces informations sont tirées d'un site officiel, celui du ministère des affaires étrangères : http://www.diplomatie.gouv.fr

 

·         Du point de vue de vie quotidienne et touristique:

 

Le tourisme n'étant pas très important dans ce pays, je vais alors vous raconter avec mes propres mots la vie djiboutienne telle que je l'ai vécue pendant 3 ans.

 

Il faut d'abord oublier tous les stéréotypes africains, par exemple :

            -Ils ne se promènent pas nus dans la rue.

            -Ce n'est pas une population qui vit dans les grottes.

            -Ils ne mangent pas que du riz

            -Ils ne vont pas à l'école ou au travail à dos d'éléphant etc...

 

Vous trouverez peut-être ces stéréotypes drôles, mais néanmoins, nous en avons tous au moins imaginé un.

 

Le peuple africain est un peuple qui ressemble beaucoup au peuple français, mais avec un petit quelque chose de différent,

Ces-derniers s'expriment avec un accent, et parfois, un langage qui leur est propre, inventant des mots, et parlant beaucoup des gestes. Lorsque tu te lies d'amitié, ou quand tu les aides de n'importe quel façon, vous êtes alors considérés comme "frère".

Les Africains sont très proches les uns des autres, ont vraiment le coeur sur la main, cette population qui n'a malheureusement pas beaucoup de moyens financiers, vous aiderait comme elle le pourrait, sans même réclamer une récompense quelconque. Ce peuple m'a fait ressentir quelque chose que je n'arriverai pas à vous retranscrire par écrit.

 

Hormis cette population qui inspire l'amitié,

Le panorama de Djibouti est tout simplement magnifique.

 

Je me rappelle de plusieurs escapades passées pour découvrir ce pays :

En passant par des déserts arides, ou les température avoisine les 40°, en passant par la savane dans un 4x4, observant quelque animaux, sous les seuls arbres morts, en allant sur la plage de sable fin, une plage ou l'on est presque seul, en allant camper plusieurs jours sur des iles...mais le plus beau restera la mer Rouge...

Cette mer transparente de plusieurs centaines de kilomètres, de couleur turquoise est toujours chaude. Recelante de milliers de poissons différents, du plancton fluorescent, au requin-baleine, en passant par les murènes et les requins...la faune et la flore sous -marine djiboutienne sont les fonds sous-marins les plus beaux que j’ai jamais observés.

 

J’espère vous avoir donné envie d’en savoir plus sur Djibouti où notre bateau-parrain le Forbin devrait sans doute prochainement faire escale.

 

Alexis V.

 

 

 

 

 

 

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Chloé Maillier - dans Voyage
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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 19:21

chateaux-munich-allemagne-1973535419-361592Les hommes ont toujours voulu découvrir de nouveaux horizons. Chaque année, durant les congés, plusieurs millions de personnes s'en vont de leur domicile, lieu que l'on associe souvent à la monotonie de la vie quotidienne. Partir en vacances, c'est avant tout  se détendre, se détacher du milieu professionnel et évacuer la pression.

 

Certains voyageurs ayant soif de culture étrangère, disparaissent à des centaines de mètres d'altitude dans les Alpes bavaroises. La Bavière ... quelle magnifique région où les plus hautes montagnes se mêlent aux maisons traditionnelles. La gastronomie locale que j'apprécie particulièrement est célèbre et ne peut pas laisser indifférent.  Ceux qui souhaitent se plonger dans le quotidien des Bavarois peuvent commencer la journée par le « Fruhstuck » traditionnel qui est le petit déjeuner composé de saucisses blanches, d’un demi litre de bière et autres charcuteries. Un autre plat considéré comme un grand classique est le « Knodel » dont les composants principaux sont une boulette de pomme de terre accompagnée de chou rouge.

 

Dans cette partie du Sud de l'Allemagne, on trouve la seule grande ville allemande épargnée par la Seconde Guerre mondiale : Munich. Cette cité dont le centre est un bijou de la culture germanique grâce notamment à ses monuments comme l’hôtel de ville qui  est un magnifique bâtiment néo-gothique datant du début du XXè siècle. C’est sur ce même style qu’à été construit le château le plus extraordinaire d’Europe : le château de  Neuschwanstein, perché à environ 1000 mètres d’altitude. Construit sous le règne de Louis II de Bavière ( 1864-1886) durant le XIXè siècle, il a été financé avec toute la fortune qui avait été amassée par ses prédécesseurs. La plupart des pièces sont composées d’or, de mosaïques et de marbre. Ce splendide bâtiment, placé dans le cadre magnifique que sont les Alpes, attire plusieurs millions de touristes à toutes périodes de l’année.

 

Moins de cent  kilomètres plus loin,  Nuremberg , une ville triste car entièrement reconstruite après la guerre. Ce que l’on retient de cette petite ville, c’est sa lourde histoire car c’est là que le parti nazi a été créé. C’est également à Nuremberg, qui,  était alors un amas de ruine, que s’est tenu, du 20  novembre 1945 au 1 octobre 1946  le procès des dirigeants nazis et que fut définie la notion juridique de crime contre l'humanité. Mon expérience me permet d’affirmer que si l’on veut visiter l’Allemagne, « Man soll nach Bayern fahren » : c’est en Bavière qu’il faut aller !

 

 Aurélien N

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Chloé Maillier - dans Voyage
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