Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 17:46

images.jpgAlors que nous étudions en histoire l'aventure des Européens à la conquête du monde aux XV et XVIè siècle, Gabrielle vous propose une biographie de Jean Cabot.

 

 

Jean Cabot était un navigateur  et explorateur Italien d’origine vénitienne. Il est né en 1450 à Gênes en Italie et il est mort en mer en 1499. Il était Catholique. Il es également connu sous le nom de  Giovanni Caboto, son vrai nom Italien ou encore John Cabot son nom Anglais. On considère que sa nationalité est vénitienne car il y a vécu  à l’époque ou Venise était une cité indépendante. Il s’est marié en 1484 avec une femme appelée Mettea. Ils ont eu par la suite trois fils nommés Ludovico, Sebastion, et Sancto. Quand il était en Venise  jean Cabot était architecte. Puis il s’est lancé dans le commerce maritime. À la fin des années 1480, Jean Cabot a eu des problèmes financiers il a  donc quitté Venise pour vivre en Espagne où il s’est installé d’abord à Valence puis à Séville. C'est en Espagne que Jean Cabot s’est particulièrement intéressé à l'exploration. Comme la plupart des explorateurs de cette époque, il s’est engagé au service d’un autre pays : pour  Cabot c'était Angleterre. Une banque Italienne implantée en Angleterre a fourni des fonds pour les explorations. Le Roi Henri VII a officialisé les explorations de Cabot grâce à des documents. Jean Cabot est parti du port de Bristol en Angleterre. Ses expéditions de  1497 et 1498,  représentent les premiers débarquements enregistrés sur le continent nord-américain depuis les expéditions vikings. Il conçoit alors l'idée que l'on peut atteindre l'Asie en naviguant vers l'ouest dans l'océan l'Atlantique.
En 1496, Henry VII donne l’autorisation  à Cabot et ses  trois fils, sur leurs propres deniers,  de partir à  la recherche des terres inconnues  de l'ouest. Ils quittent alors Bristol le 2 mai 1497 en compagnie de 18 hommes.
Le 24 juin 1497, ils débarquent quelque part sur la côte nord-américaine. On suppose qu’ils sont arrivés au   Cap-Bonavista, à Terre-Neuve, ou sur l’île du Cap-Breton. Cabot revendique les terres pour le compte de l'Angleterre et retourne à Bristol où il arrive en août. Au début de l'année 1498, Henry VII autorise une seconde expédition composée de cinq navires et de 300 hommes. Après un débarquement au Groenland, Cabot navigue vers le sud, probablement aussi loin que la baie Chesapeake, mais ne réussit pas à trouver les terres fertiles auxquelles il s'attendait. Comme ils manquent d’approvisionnements, ils retournent en Angleterre.
Il semblerait que Cabot ait succombé durant ce voyage prés de la côte terre-neuvienne, bien qu'au moins un de ses navires ait pu retourner à Bristol. Ce marin  a fait ce qu'on appelle « la découverte intellectuelle de l'Amérique ».
Ses voyages sont les bases sur lesquelles reposeront les revendications de l'Angleterre sur les terres de l'Amérique du Nord et mèneront à l'ouverture des eaux poissonneuses du Nord-Ouest de l'Atlantique.

 

Gabrielle DLR

Repost 0
27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 15:29

5525-2444-charcot[1]Le commandant Jean-Baptiste Charcot, fut un médecin, et explorateur des zones polaires. Né à Neuilly sur Seine en 1867, il est le fils du célèbre médecin Jean Martin Charcot, connu pour ses Leçons à la Salpêtrière et initiateur de la neuropathologie.

Pour faire plaisir à son père, il entreprend la carrière de médecin, mais ne songe qu’aux bateaux qu’il dessine à l’école dans tous ses cahiers. Vers l’âge de 25 ans, il achète son premier bateau et décide alors de s’orienter vers l’océanographie et l’exploration.

De 1883 à 1887, il réalise de nombreux voyages avec son père, en passant part la Hollande, l’Espagne, le Maroc, les îles Shetland... et gardera une peur des pays chauds. En 1893, il fait construire son premier bateau qu’il nommera le « Pourquoi Pas ? » de 19.50 mètres. 3 années plus tard, il vend ce dernier contre une goélette en bois de 26 mètres, le « Pourquoi Pas ? II ». En 1898, il remonte le Nil en compagnie du milliardaire Vanderbilt. Enfin, en 1899, il rachète son ancien bateau, le « Pourquoi Pas ? II » et va croiser dans les eaux britanniques. 3 années après,  il navigue vers l'Islande et franchit pour la première fois le cercle polaire arctique et approche les glaces. Il devient aussi officier de marine. L’année suivante, Jean-Baptiste monte la première expédition française en Antarctique à bord du « Français ». Il tirera de cette expédition 1000 km de côtes nouvelles reconnues, 3 cartes marines détaillées...

 À son retour en France, Charcot divorce de sa femme et s'installe chez sa sœur Jeanne, avec sa fille Marion. En 1907, il se remarie, le 24 janvier, avec Marguerite Cléry, peintre qui l'accompagnera souvent dans ses voyages, et ils ont une fille, Monique, née le 8 décembre.

Il lance une nouvelle expédition antarctique de 1908 à 1910 et débute la construction d'un nouveau « Pourquoi-Pas ? IV », bateau d'exploration polaire de 40 m. Les résultats de l'expédition sont considérables et en 1912 le « Pourquoi-Pas ? IV » devient navire-école de la Marine.

 De 1914 à 1918, durant la guerre, il est d'abord mobilisé comme médecin de marine, et dans l’hôpital de Cherbourg. De 1918 à 1825 il effectue avec son navire le Pourquoi-Pas ? IV des missions scientifiques dans le golfe de Gascogne, en Manche, dans l'Atlantique nord, en Méditerranée et aux îles Féroé. En 1926, il est élu à l'Académie des Sciences et se voit confier une mission à la Terre de Jameson. Il explore la côte orientale du Groenland et ramène une abondante récolte de fossiles et de nombreux échantillons d'insectes et de flore.

En 1934, il installe au Groenland la mission ethnographique dirigée par Paul-Émile Victor, qui séjourne pendant un an à Angmagssalik pour vivre au milieu d'une population eskimo. En 1935, il revient chercher Victor et ses trois compagnons (Gessain, Pérez et Matter) et poursuit l'établissement de la cartographie de ces régions. Le 16 septembre, un véritable cyclone ravage les côtes de l'Islande et le bateau parvient à se réfugier dans un petit port. En septembre 1936, de retour de mission au Groenland, où il est allé livrer du matériel scientifique à la mission de Paul-Émile Victor et qui vient de traverser l'inlandsis en 50 jours, après avoir rempli une mission de sondage, le Pourquoi-Pas ? IV fait une escale à Reykjavik le 3 septembre pour réparer la chaudière du bateau.

Ils repartent le 15 septembre pour Saint-Malo, mais le bateau est pris le 16 septembre dans une violente tempête cyclonique et s’échoue sur les récifs d'Alftanes. Le naufrage fait 23 morts et 17 disparus, et un seul survivant. Jean-Baptiste Charcot, mort en mer, est enterré à Paris au cimetière Montmartre, le 12 octobre 1936 après des funérailles nationales.

Emma P

 

 

Repost 0
27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 13:04

diogodiasmapLe XVème siècle est le siècle des grandes explorations durant lequel les marins européens sillonnaient toutes les mers des cinq continents et s'aventuraient dans l'inconnue vague des océans. Si le génois Christophe Colomb découvrit les larges des côtes antillaises pour le compte de la couronne espagnole vers la fin du XVème siècle en 1492, le marin portugais Diego Diaz ou Dias, lui, est parti dans l'autre sens, croyant tout comme le découvreur des Amériques se diriger pour les Indes et ses épices...
 

Dias aussi était un marin, il avait la chance à cette époque d'appartenir à la prestigieuse flotte d'expédition portugaise qui avait alors l'ambition de devancer les Espagnols dans l'exploration de toutes les contrées aussi lointaines puissent-elles. Ce navigateur suivit alors les traces de ses autres contemporains portugais tels son frère Bartolomeu  qui entreprit de découvrir toutes les côtes qui longent l'Afrique et il atteignit le Cap Bonne Espérance (pointe le plus au sud), ou Magellan.  Dias emprunta plutôt les voies qu'avait suivies Vasco de Gama pour rejoindre les Indes et ses épices. Pour cela, le chemin devait alors longer toute la côte Ouest de l'Afrique et passer dans le canal de Mozambique et pointer vers le Nord Est. Le commerce avec les Indes était surtout axé sur les transactions de marchandises telles que les épices et les parfums. Or, au XVème siècle, les routes menant aux Indes étaient contrôlées par les Turcs et les Arabes. La nécessité de contourner le continent Africain était donc une nécessité d'ordre plus économique qu'exploratrice. Diaz l'a compris et a donc suivi les routes de Vasco de Gama.

 

Son épopée s'est surtout basée aux îles de La Réunion et de Madagascar. Diaz comme tous les autres marins pensait intimement que la Terre fut plate. Penser autrement constituait un acte d'hérésie pour l'Eglise et se rendre coupable d'hérésie entraînait inéluctablement le redoutable supplice de l'autodafé. L'histoire de Diaz et des expéditions portugaises reste donc largement nouée avec le contexte religieux palpitant de cette époque médiévale.

Le Portugal fut, à cette époque, dirigé par le roi Manuel Ier le Grand (1469 à 1521) qui contribuait largement à un développement artistique du royaume. Mais Manuel trouvait surtout un intérêt particulier pour l'exploration des grands océans et encourageait tous les navigateurs en quête de découvertes de nouvelles terres. Il est connu comme étant le roi avec qui le Portugal a eu ses plus belles années de gloire. C'est sous son règne notamment que les célèbres personnages cités plus haut ont pu s'illustrer. On attribua à Diaz les voyages aux entrées de l'Océan indien puisqu'il connaissait bien les îles de cet océan aux mille et une énigmes.

C'est comme cela que l'île de La Réunion fut abordée par lui et il en fit sa possession en 1513 ; il fut attiré par cette île paradisiaque mais beaucoup plus petite que celle qu'il avait convoitée une dizaine d'année plus tôt :  Madagascar. En 1500, effectivement, il fut le premier Européen à découvrir la « Grande Ile ». Cette découverte fut selon des dires - sans que cela puisse être attesté par son journal de bord - le fruit d'un pur hasard puisque son cap ne prévoyait nullement d'accoster les plages de Madagascar. Sa découverte était encouragée par les tempêtes qui l'ont mené vers les plages de la ville actuelle d'Antsiranana qui porte encore le nom de Diégo Suarez (Fernando Suarez étant un autre navigateur portugais ayant débarqué sur l'île en 1506). L'île semblait attendre Diaz depuis longtemps puisque Vasco de Gama aurait aperçu Madagascar aux larges du canal de Mozambique en route vers l'Inde mais n'y aurait étonnamment pas fait escale. Diaz, lui, a voulu percer encore plus les secrets des profondeurs de cette île nouvelle que l'on n'imaginait alors pas aussi vaste. Il avait pour ambition justement de christianiser les populations indigènes qui restèrent encore très hostiles. Cette tendance à la christianisation systématique des contrées découvertes par les portugais était en fait le reflet exact du climat qui régnait en Espagne et au Portugal où l'Inquisition battait plein ses ailes sous le règne d'Isabelle Ière, la catholique de Castille, et de son mari le roi Ferdinand.

 

On ne connait ni la date ni le lieu exact de sa mort.

 

Nine C.

Repost 0
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 11:28

Tourville-1701-email
Anne Hilarion de Cotentin, comte de Tourville est né en 1642 et est mort en 1701.

 

Chevalier de Malte à quatorze ans, Tourville jusqu'en 1667, guerroya en Mediterranée contre les Turcs et les Barbaresques, fut décoré et félicité par le doge de Venise et par Louis XIV qui le nomma capitaine de vaisseau. Envoyé à Candie en 1669, il devint en 1671 commandant d'un des vaisseaux de l'escadre du comte d'Etrées contre les Hollandais. Sous les ordres de Duquesne, il contribua à la victoire d'Augusta (1676), bataille au court de laquelle l'amiral Michiel de Ruyter fut mortellement blessé . Il reçut alors le grade de chef d'escadre et partagea son temps entre la guerre contre les ennemis européens de Louis XIV et la lutte contre les corsaires barbaresques qui gênaient le commerce français en Méditerranée. Vainqueur en 1677 des Espagnols et des Hollandais, près de Palerme, il détruisit en 1682 l'escadre des Tripolitains, bombarda Chio et Alger et participa en 1684 au bombardement qui anéantit Gênes.

En 1688, il s'illustra dans la prise de navires hollandais et, en 1689, vice-amiral des mers du Levant, commandant vingt vaisseaux armés à Toulon, il fit sa jonction avec les bâtiments de l'escadre de Brest pour mettre en fuite les Anglo-Hollandais et permettre de ravitailler l'Irlande. L'année suivante, commandant soixante-six vaisseaux, il rencontra cent douze navires ennemis au large de l'île de Wight et et après huit heures de combats réussit à mettre hors de course la flotte anglo-hollandaise.

Louis XIV résolut alors de rétablir Jacques II sur le trône et rassembla la flotte sur les côtes de la Manche. Tourville resta bloqué par les vents contraires à Brest pendant que les Anglais et les Hollandais opéraient leur jonction et se trouvaient avec quatres-vingt-huit vaisseaux au large de La Hougue. Louis XIV, informé de cette sortie, commanda à Tourville de se porter vers eux avec quarante-quatre navires seuleument. La brume était si épaisse que l'escadre de Tourville se trouva fort près des Anglais et ne put faire autre chose que livrer la bataille. Après un extraordinaire combat de seize heures, il se résolut à une prudente retraite qui fut rendue difficile successivement par la brume, la marée et les vents. Douze bateaux ne purent échapper aux Anglais et furent incendiés. On rendit cependant hommage au courage de Tourville.

Maréchal de France 1693, il reçu du roi le commandement de soixante et onze bâtiments qui interceptèrent un convoi anglo-hollandais et fit perdre aux alliés quatre-vingt bateaux.

 

Il abandonna la mer en 1697 et termina ses jours à Paris. Tourville avait pris une grande part à l'organisation de la marine militaire et commerciale. Il élabora une doctrine militaire et navale, que rédigea le père Lhoste, aumônier des vaisseaux des maréchaux d'Estrées et Tourville, sous le titre: "traité de tactique navale". Les signaux dont il avait fait usage restèrent en vigueur jusqu'en 1756.

 

Tourville a donné son nom à une frégate de lutte anti sous-marins de la Marine nationale, admise au service actif en 1974 et toujours en activité. Elle a accompagné le GAN lors de la mission Agapanthe 2010.

 
Alexandre G.

Repost 0
17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 14:20

 JC« J’ambitionnais non seulement d’aller plus loin qu’aucun homme n’était encore allé, mais aussi loin qu’il était possible d’aller… » James Cook

James Cook est né le 27 octobre 1728, au Royaume-Uni, dans le Yorkshire. Il grandit ainsi à la campagne et commence à travailler chez un épicier du port de pêche de Saithes. Habitué au climat marin, il décide d’intégrer à 27 ans, la Marine Royale britannique. Etant remarqué très vite pour la précision de sa cartographie et ses qualités de direction, le jeune homme est nommé commandant du navire Endeavour, et dirige donc de nombreuses expéditions outre-mer, notamment dans le Pacifique sud.

Au cours de son premier voyage, entrepris entre 1768 et 1771, James Cook passe par le Cap Horn et cartographie la Nouvelle-Zélande. Il est ensuite le premier navigateur à explorer la côte est de l’Australie et les îles de Java et de Sumatra.

L’explorateur effectue un second voyage, de 1772 à 1773, qui le mène au-delà du cercle polaire Antarctique. Il y découvre les futures îles Cook, la Nouvelle Calédonie, Niue et les îles Sandwich et réalise leurs cartes.

James CookTrois ans plus tard, Cook part pour son troisième voyage, où il explore une nouvelle fois le Pacifique et découvre Hawaï. Puis il passe par le détroit de Béring, navigue sur l’Océan Arctique pour finalement retourner aux îles Sandwich, où il est tué par des indigènes en 1779.

James Cook reste connu comme un grand explorateur du XVIII e siècle, grâce à qui la cartographie de nombreuses îles fut réalisée, ainsi qu’une avancée dans la prévention du scorbut chez les marins. Ses louanges sont aujourd’hui chantées, dans l’«Advance Australia Fair», hymne australien depuis 1974.

http://www.franceculture.com/emission-la-marche-des-sciences-capitaine-james-cook-un-mousse-devenu-explorateur-2011-01-20.html

 

Marguerite W.

Repost 0
2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 14:45

ph UQAM-001 arch tgl

« Ils firent habiller trois hommes à la manière de trois diables, lesquels étaient vêtus de peaux de chien, noirs et blancs, et avaient des cornes aussi longues que le bras, et étaient peints au visage de noir, comme charbon…» Jacques Cartier.

 

Au cours de ses voyages, Jacques Cartier dessine pour la première fois le golfe du fleuve saint Laurent. C’est lui qui donne au territoire découvert le nom de Canada.

 

Jacques Cartier est né le 31 décembre 1491 à Saint Malo en Bretagne , bien qu’aucun document ne l’atteste Cartier serait le fils de Jamet et Geffline Jansart, de plus il aurait quatre frères et sœurs. Malheureusement sa vie avant son premier voyage est très peu connue ; on sait qu’il a épousé Catherine, la fille de Jacques de Granges, le connétable de Saint Malo, de cette union ne naitra aucune descendance. Jacques Cartier navigua sans doute durant sa jeunesse.

 

En 1532, il est présenté à François Ier par Jean le Veneur. Le roi le charge d’explorer les terres inconnues situées entre terre Neuve et le Labrador dans le but d’enrichir le trésor royal. Cartier effectue trois voyages dans le but de découvrir un passage vers l’Asie. Le 20 avril 1534, il part avec 2 navires et 61 hommes. Favorisé d’un « bon temps », il traverse l’Atlantique en 20 jours. Cartier fit le tour du golfe Saint-Laurent pour la première fois, explora un pays nouveau et fit alliance avec les indigènes: tout cela rendait profitable une seconde expédition. Rentré à Saint-Malo le 5 septembre 1534, il reçoit dès le 30 octobre une nouvelle commission pour parachever sa découverte. En 1535, il possède désormais trois navires : La Grande Hermine, la Petite Hermine et l’Emerillon. De plus, un équipage de quelque 110 hommes l’accompagne. Cartier se retrouve dans le golfe après une longue traversée de 50 jours, là Cartier apprend tout le schéma géographique du pays, remonte le fleuve d’Hochelaga et rencontre le peuple iroquois. Cartier et ses hommes furent surpris par l’hiver rude et particulièrement froid cette année-là. Le 6 mai, il quitte Sainte-Croix avec ses deux vaisseaux et une dizaine d’Iroquois, dont quatre enfants qu’on lui avait donnés l’automne précédent, à son retour il fait un rapport à François Ier. Ce n’est que le 17 octobre 1540 que le roi délivre à Cartier une commission pour un troisième voyage afin de coloniser le pays. Il reviendra en 1542. Il meurt le 15 septembre 1557 à l’âge de 65 ans à Saint-Malo.

 

Cartier figure parmi les grands noms du XVI siècle. Il est le premier à faire un relevé des côtes du golfe Saint-Laurent, à décrire la vie des Indiens du Nord-Est de l’Amérique du Nord, et découvre en 1535 le fleuve Saint-Laurent qui fut l’axe de l’empire français d’Amérique.

 

Hortense P.

Repost 0
23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 20:35

paul emile victorPaul Emile Victor est né le 28 juin 1907 à Genève.

Enfant, il s’intéressa de très près à la Polynésie, aux pôles et aux voyages.

 

En 1925, il obtint un baccalauréat math-philo puis poursuivit une formation d’ingénieur à l'École centrale de Lyon, qu'il quitta en fin de troisième année sans passer son diplôme, pour se présenter et réussir le concours d'entrée de l'École nationale de navigation maritime de Marseille qu'il intégra comme élève officier. Puis il fit son service militaire comme lieutenant aspirant dans la Marine nationale. En 1931 il obtint un brevet de pilote.

 

 En 1934, il réalisa sa première expédition sur la côte est du Groenland avec Jean-Baptiste Charcot, l’un des plus grands explorateurs des contrées polaires.

 

Deux ans plus tard, il réalisa une expédition des plus exceptionnelles : il traversa le Groenland d’ouest en est en traîneaux de chiens. Arrivé à l'est, il resta quatorze mois dans le village de Kangerlussuatsiaq au sein d'une famille Inuits. Aventure durant laquelle il apprit rapidement le dialecte groenlandais et étudia la vie de la tribu.

 

En 1938 avec Michel Perez et le commandant Flotard (armée des Alpes), il effectua un raid transalpin Nice / Chamonix en traîneaux de chiens pour démontrer que les techniques polaires peuvent pallier les problèmes de transport d'hommes et de matériel en cas d'hiver rigoureux.

 

Le 28 février 1938, après 13 ans d'exploration et d'ethnologie, Paul-Émile Victor créa et dirigea les Expéditions Polaires Françaises (EPF). De cette date à 1976, 150 expéditions ont été menées, dont 17 en Terre Adélie en Antarctique et 14 au Groenland.

La première expédition en Terre Adélie en 1956 fut très intéressante pour Paul Emile Victor. En effet, il décida de construire une base scientifique, dont la construction s’acheva trois ans plus tard.

 

En 1962  il organisa des activités essentiellement tournées vers la défense de l’homme et de son environnement et reçu en 1968 le titre de délégué de la Fondation pour la Sauvegarde de la Nature.

 En 1974, il créa le groupe Paul-Émile Victor pour la défense de l'homme et de son environnement avec  Alain Bombard, Jacques-Yves Cousteau, Haroun Tazieff, Louis Leprince-Ringuet, le professeur Jacques Debat et Jacqueline Auriol.

 

Il prit sa retraite à 69 ans et se retira avec sa femme Colette et son fils Teva  sur le Motu Tane dans le lagon de Bora-Bora. Il se prêta à la création artistique et rédigea ses mémoires. Cependant, Paul Emile Victor ne reste pas pour autant inactif car en 1987, lors de son quatre-vingtième anniversaire, il  effectua sa dernière expédition polaire en Terre Adélie puis au pôle Nord.

 

L’un des principaux moteurs de l’exploration française pendant près de 40 ans mourut le 7 mars 1995 à Bora-Bora à l’âge de 88 ans et fut immergé en haute mer avec les hommages de la Marine Nationale selon ses dernières volontés.

 

http://www.paulemilevictor.fr/

 

Valentin P-H

Repost 0
23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 20:20

LaPerouseJ1Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse, navigateur et explorateur du siècle des Lumières (1741-1788)

 

Je suis le comte de Lapérouse et mon nom est Jean-François de Galaup. Après une enfance heureuse à Albi dans le Languedoc, ma vie fut ponctuée d’étranges rencontres, jalonnée de merveilleuses découvertes et de périlleux voyages au long cour qui ont causé ma perte. Ce mode de vie était parfait à mes yeux et je vais vous raconter mon histoire.

Je suis né en 1741 à Albi. J’entrai dans la marine en 1756 et participais, en tant qu’officier, à plusieurs campagnes contre les Anglais. Après avoir travaillé dans la marine française, je fus chargé par Louis XVI de mener à bien un voyage autour du monde. Je devais rapporter des informations sur le Pacifique, découvrir des peuples et plantes inconnus, confectionner de nouvelles cartes tout en n’oubliant pas la fonction commerciale de cette mission. C’est pourquoi, le 1er aout 1785 je quittai Brest pour quatre ans avec deux frégates, l’Astrolabe et la Boussole abritant 220 hommes. Je m’appliquais à envoyer régulièrement des courriers à Paris pour rendre compte de ce merveilleux voyage.

 

Lors de ma première expédition, je me rendis d'abord sur l'Île de Pâques puis longeais l'Amérique du Nord et l'Alaska avant de gagner Hawaii où je fus le premier à débarquer. Je fus choqué par les conditions de vie des Amérindiens en Californie. Certains avait un comportement assez intriguants, d’ailleurs j’écrivis: « Nous vîmes un Indien ayant une tête de cerf attachée sur la sienne, marcher à quatre pattes, avoir l'air de brouter l'herbe, et jouer cette pantomime avec une telle vérité, que tous nos chasseurs l'auraient tiré à trente pas, s'ils n'eussent été prévenus. Ils approchent ainsi le troupeau de cerfs à la plus petite portée et les tuent à coups de flèches. Extrait n°2 du journal de bord, étranges rencontres. »

 

Je poursuivis mon voyage vers les Philippines et Macao. Durant cette navigation, je traçais la carte de la côte ouest de l’Amérique du nord en 1786. Puis je mis le cap vers la mer du Japon où je fis escale ainsi qu’en Corée. Ces pays n’étaient alors connus que des missionnaires. Je découvris un détroit entre les îles Hokkaido et Sakhaline et lui donnai mon nom. Dans le Pacifique, à Samoa, je perdis un de mes officiers, Paul Antoine Fleuriot de Langle, aux commandes de l’Astrolabe et plusieurs hommes, qui furent tués par des autochtones. Je continuai alors vers le nord et rejoignis l’Australie puis en 1788, on cessa d’avoir de mes nouvelles…

 

Ce qui se passa par la suite restera secret mais je peux cependant vous donner une hypothèse de ma disparition : les deux frégates auraient fait naufrage sur un banc de récifs au large de Vanikoro dans les îles Salomon et l’équipage aurait été massacré par des sauvages. Les plus influentes personnes de France s’enquirent de mes nouvelles comme Louis XVI qui, en montant sur l’échafaud demanda « a-t-on des nouvelles de Monsieur de Lapérouse ? »

 

http://www.laperouse-france.fr/

 

Valentine G.

Repost 0
17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 15:19

christophe-colomb-voyagesChristophe Colomb est né à Gênes en 1451. Passionné depuis toujours par la mer, il devient marin très tôt. Il est admiratif de Marco Polo et rêve de laisser , un jour, son empreinte à une époque ou les découvertes de terres lointaines sont des priorités pour les monarques.

 

 Après que le bateau de commerce sur lequel le jeune marin naviguait ait été attaqué par les Français, il rejoint son frère, cartographe, à Lisbonne. En 1479, il épouse Filipa Perestrelo e Moniz avec qui il aura un fils. Dans les alentours de 1484, l’ambitieux marin est persuadé que l’on peut éviter de contourner l’Afrique pour se rendre aux Indes, destination réputée pour ses richesses. Attendu que le continent américain n’était pas encore découvert , passer par l’Atlantique inexploré pour se rendre en Asie n’était alors pas impossible . Cette théorie devient rapidement l’obsession du Génois . Mais cela n’est pas le cas de tout le monde puisque le comité d’experts du roi portugais Jean II refuse sa proposition. Vexé et furieux, Colomb soumet son projet au rival espagnol.

 

En 1486, le roi Ferdinand d’Aragon et son influente épouse Isabelle de Castille lui accorde une audience. Une nouvelle fois, son idée est rejetée puis acceptée avant que les exigences disproportionnées du marin (titres de noblesses et poste de gouverneur notement ) font à nouveau échoué le plan de découverte. Finalement, le conseillé du roi réussit à convaincre la reine que ce voyage peut être très bénéfique. Le départ du périple outre- Atlantique a lieu le 3 août 1492.

 

Difficilement, Christophe Colomb parvient à équiper trois navires ; deux caravelles, la Pinta, la Nina et un bâtiment de commerce nommé: La Santa Maria . Ce dernier est le navire amiral dont Christophe Colomb est le capitaine. Le voyage dure bien plus longtemps que prévu. L’équipage est au bort de la mutinerie quand, la terre est en vue. Cette terre, c’est l’île de Guanhami où les Indiens, comme on les appelle, persuadé d’être arrivé aux Indes, sont pacifiques. La flottille poursuit son chemin le long de la côte cubaine où Colomb et ses marins trouveront enfin de grandes quantités d’or tant attendues. On laisse 39 hommes à l’Hispaniola, île sur laquelle on a découvert l’or, on y fonde un fort. Colomb obtient la permission de repartir pour une autre expédition.

En 1493, il part de Cadiz avec 1500 hommes et 17 bateaux. A présent, l’objectif est de fonder une colonie, ce qui sera fait sur un emplacement appelé Isabela.

 

Le deuxième chapitre de la découverte de l’Amérique durera trois ans. Lors du troisième voyage, le 31 juillet 1498, les trois navires dirigés par Colomb se trouvent sur l’île de Trinidad, en face de la côte sud-américaine. Mais la désorganisation qui règne sur la colonie l’oblige à revenir à revenir en arrière pour y régler les problèmes. A la suite des rumeurs et des plaintes visant Colomb, les monarques nomment Bodadilla à la tête de la colonie.

 

Le quatrième et dernier voyage marque la fin de la carrière de Colomb. Cette ultime péripétie débute en 1502. L’ancien commandant d’une flotte de 17 navires n’a, à présent, plus que quatre bateaux. Depuis son renvoi au poste de gérant de la colonie, Colomb a repris son rôle initial, celui d’explorateur. La chance semble à nouveau lui sourire lorsqu’au Panama, il trouve de l’or en quantités abondantes. Mais cela ne plait pas aux indigènes, des Indiens qui voient d’un très mauvais œil l’arrivée de ces hommes venus de loin qui volent leur précieux métal. Ces tensions obligent le commandant Colomb et ses équipages à partir. Le pire reste à venir, en effet, Colomb va perdre ses navires les uns après les autres. Sans empressement, des marins venant de la colonie qu’il a fondée viennent le secourir.

 

Le commandant déchu revient en Espagne en 1504. Il meurt deux ans plus tard à Valladolid, après avoir perdu ses privilèges mais en gardant la conviction d’avoir atteint les Indes.

 

Aurélien N.

Repost 0
14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 18:26

big 660 W660 musee-national-de-la-marine-journees-du-patrimDans le cadre de notre voyage à Toulon nous visiterons le musée de la Marine que je vais vous présenter.

 

Ouvert au public dès 1814, les premiers visiteurs furent émerveillés par cette imposante et majestueuse porte datée de 1783, la porte du triomphe de l'arsenal royal. Depuis 1981, ce musée est installé près de la tour de l'horloge de l'arsenal, il est un des rares sites historiques à avoir survécu à la Seconde Guerre mondiale. Fermé pour travaux depuis le 31 décembre il ouvrira de nouveau ses portes le 7 mars

 

Les collections

Le musée possède une immense collection allant de l'évolution du port et des vaisseaux en partant de la construction en bois du XVIII ème siècle, en passant par les cuirassés à vapeur, jusqu'aux portes avions et navires militaires du XX ème siècle. Il conserve deux grands modèles de vaisseaux du XVIII ème siècle, le pupitre de commande du porte avion Clemenceau ainsi que la maquette du Charles de Gaulle. Le musée détient aussi des collections retraçant l'évolution du port, les galères (navire à voiles et à rames), la vie à bord des marins ainsi que de nombreuses expéditions maritimes en Extrême-Orient.

 

40 000 euros

Des fonds s'élevant à 40 000 euros ont été débloqués en 2010 et ont servi au musée pour lancer une opération de renouvellement esthétique ainsi que pour fonder de nouveaux espaces comme celui dédié à Vauban (ingénieur et architecte militaire, Commissaire général des fortifications de 1678 à 1703), ou au premier arsenal et au bagne, établissement pénitentiaire dédié aux travaux forcés, avec reconstitution de son hôpital. Un centre d'intérêt sur la Marine pendant la Seconde Guerre mondiale a aussi été crée. Pour la suite, le musée a pour projet l'exposition d'un vrai bateau au public, mais la place est manquante, seulement 1000m2, donc Cristina Baron, conservatrice adjointe du musée, met en place l'idée d'un déménagement du musée dans le bâtiment de la Corderie Royale (créé par la volonté de Louis XIV et de Colbert, son ministre, pour concevoir une puissante flotte de guerre), ce qui donnerait du renouveau au musée de la Marine de Toulon.

 

http://www.musee-marine.fr/site/fr/actualites_toulon

 

Vadim S

Repost 0

Présentation

  • : turquoisesaularge.over-blog.com
  •  turquoisesaularge.over-blog.com
  • : Ce blog a pour objectif de suivre le projet de classe d'une classe de Secondes dans le cadre de l'enseignement à la défense.
  • Contact

Profil

  • Chloé Maillier-Fonta
  • Professeur d'histoire-géographie en collège et lycée à Saint-Germain-en-Laye, Relais Défense Etablissement
  • Professeur d'histoire-géographie en collège et lycée à Saint-Germain-en-Laye, Relais Défense Etablissement

Wikio - Top des blogs - Multithématique

Recherche