Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 15:19

christophe-colomb-voyagesChristophe Colomb est né à Gênes en 1451. Passionné depuis toujours par la mer, il devient marin très tôt. Il est admiratif de Marco Polo et rêve de laisser , un jour, son empreinte à une époque ou les découvertes de terres lointaines sont des priorités pour les monarques.

 

 Après que le bateau de commerce sur lequel le jeune marin naviguait ait été attaqué par les Français, il rejoint son frère, cartographe, à Lisbonne. En 1479, il épouse Filipa Perestrelo e Moniz avec qui il aura un fils. Dans les alentours de 1484, l’ambitieux marin est persuadé que l’on peut éviter de contourner l’Afrique pour se rendre aux Indes, destination réputée pour ses richesses. Attendu que le continent américain n’était pas encore découvert , passer par l’Atlantique inexploré pour se rendre en Asie n’était alors pas impossible . Cette théorie devient rapidement l’obsession du Génois . Mais cela n’est pas le cas de tout le monde puisque le comité d’experts du roi portugais Jean II refuse sa proposition. Vexé et furieux, Colomb soumet son projet au rival espagnol.

 

En 1486, le roi Ferdinand d’Aragon et son influente épouse Isabelle de Castille lui accorde une audience. Une nouvelle fois, son idée est rejetée puis acceptée avant que les exigences disproportionnées du marin (titres de noblesses et poste de gouverneur notement ) font à nouveau échoué le plan de découverte. Finalement, le conseillé du roi réussit à convaincre la reine que ce voyage peut être très bénéfique. Le départ du périple outre- Atlantique a lieu le 3 août 1492.

 

Difficilement, Christophe Colomb parvient à équiper trois navires ; deux caravelles, la Pinta, la Nina et un bâtiment de commerce nommé: La Santa Maria . Ce dernier est le navire amiral dont Christophe Colomb est le capitaine. Le voyage dure bien plus longtemps que prévu. L’équipage est au bort de la mutinerie quand, la terre est en vue. Cette terre, c’est l’île de Guanhami où les Indiens, comme on les appelle, persuadé d’être arrivé aux Indes, sont pacifiques. La flottille poursuit son chemin le long de la côte cubaine où Colomb et ses marins trouveront enfin de grandes quantités d’or tant attendues. On laisse 39 hommes à l’Hispaniola, île sur laquelle on a découvert l’or, on y fonde un fort. Colomb obtient la permission de repartir pour une autre expédition.

En 1493, il part de Cadiz avec 1500 hommes et 17 bateaux. A présent, l’objectif est de fonder une colonie, ce qui sera fait sur un emplacement appelé Isabela.

 

Le deuxième chapitre de la découverte de l’Amérique durera trois ans. Lors du troisième voyage, le 31 juillet 1498, les trois navires dirigés par Colomb se trouvent sur l’île de Trinidad, en face de la côte sud-américaine. Mais la désorganisation qui règne sur la colonie l’oblige à revenir à revenir en arrière pour y régler les problèmes. A la suite des rumeurs et des plaintes visant Colomb, les monarques nomment Bodadilla à la tête de la colonie.

 

Le quatrième et dernier voyage marque la fin de la carrière de Colomb. Cette ultime péripétie débute en 1502. L’ancien commandant d’une flotte de 17 navires n’a, à présent, plus que quatre bateaux. Depuis son renvoi au poste de gérant de la colonie, Colomb a repris son rôle initial, celui d’explorateur. La chance semble à nouveau lui sourire lorsqu’au Panama, il trouve de l’or en quantités abondantes. Mais cela ne plait pas aux indigènes, des Indiens qui voient d’un très mauvais œil l’arrivée de ces hommes venus de loin qui volent leur précieux métal. Ces tensions obligent le commandant Colomb et ses équipages à partir. Le pire reste à venir, en effet, Colomb va perdre ses navires les uns après les autres. Sans empressement, des marins venant de la colonie qu’il a fondée viennent le secourir.

 

Le commandant déchu revient en Espagne en 1504. Il meurt deux ans plus tard à Valladolid, après avoir perdu ses privilèges mais en gardant la conviction d’avoir atteint les Indes.

 

Aurélien N.

Repost 0
14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 18:26

big 660 W660 musee-national-de-la-marine-journees-du-patrimDans le cadre de notre voyage à Toulon nous visiterons le musée de la Marine que je vais vous présenter.

 

Ouvert au public dès 1814, les premiers visiteurs furent émerveillés par cette imposante et majestueuse porte datée de 1783, la porte du triomphe de l'arsenal royal. Depuis 1981, ce musée est installé près de la tour de l'horloge de l'arsenal, il est un des rares sites historiques à avoir survécu à la Seconde Guerre mondiale. Fermé pour travaux depuis le 31 décembre il ouvrira de nouveau ses portes le 7 mars

 

Les collections

Le musée possède une immense collection allant de l'évolution du port et des vaisseaux en partant de la construction en bois du XVIII ème siècle, en passant par les cuirassés à vapeur, jusqu'aux portes avions et navires militaires du XX ème siècle. Il conserve deux grands modèles de vaisseaux du XVIII ème siècle, le pupitre de commande du porte avion Clemenceau ainsi que la maquette du Charles de Gaulle. Le musée détient aussi des collections retraçant l'évolution du port, les galères (navire à voiles et à rames), la vie à bord des marins ainsi que de nombreuses expéditions maritimes en Extrême-Orient.

 

40 000 euros

Des fonds s'élevant à 40 000 euros ont été débloqués en 2010 et ont servi au musée pour lancer une opération de renouvellement esthétique ainsi que pour fonder de nouveaux espaces comme celui dédié à Vauban (ingénieur et architecte militaire, Commissaire général des fortifications de 1678 à 1703), ou au premier arsenal et au bagne, établissement pénitentiaire dédié aux travaux forcés, avec reconstitution de son hôpital. Un centre d'intérêt sur la Marine pendant la Seconde Guerre mondiale a aussi été crée. Pour la suite, le musée a pour projet l'exposition d'un vrai bateau au public, mais la place est manquante, seulement 1000m2, donc Cristina Baron, conservatrice adjointe du musée, met en place l'idée d'un déménagement du musée dans le bâtiment de la Corderie Royale (créé par la volonté de Louis XIV et de Colbert, son ministre, pour concevoir une puissante flotte de guerre), ce qui donnerait du renouveau au musée de la Marine de Toulon.

 

http://www.musee-marine.fr/site/fr/actualites_toulon

 

Vadim S

Repost 0
13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 11:06

carte-ile-maurice

L’île Maurice est située au sud de l’île de la Réunion, dans l’océan Indien. Sa superficie est de 1860 km2 et compte aujourd’hui environ 1 300 000 d’habitants. Sa capitale est Port-Louis. Il a subi de nombreuses colonisations avant d’obtenir son indépendance.

 

Il y a cinq siècles de cela, soit en 1510, cette petite île fut découverte par les Portugais. Ces nouveaux arrivants n’y trouvèrent pas d’intérêt commercial. Nous leur devons cependant l’introduction d’animaux à l’instar de porcs, de chèvres, de bœufs de chiens et de rats. Malheureusement, cette intrusion causa la perte des fameux dodos.

 

En 1638, ce fut le tour des Hollandais de débarquer sur l’île. Ils donnèrent alors le nom actuel de l’île (« Mauritius ») en l’honneur du Prince Maurice de Nassau. Ces nouveaux occupants partirent en 1710. Ce n’est que lorsque les Français débarquèrent que l’île Maurice commence a prendre l’aspect de la colonie qu’elle allait devenir. En effet, Bertrand François Mahé de Labourdonnais fut nommé gouverneur et fit construit de nombreux magasins, des casernes, des chantiers navals notamment des industries pour la production de bois de construction et la production de sucres. Lors de la période révolutionnaire de France, l’île avait acquis une « quasi-indépendance ».

 

Après le débarquement des Britanniques sur l’île, les Français capitulent en 1810. L’île Maurice devient donc britannique. La production se développe: thé, tabac, l’aloès, textile, rhum. L’évènement le plus important est sans doute l’abolition de l’esclavage en 1835. Le pays a obtenu son indépendance en 1968 et devint une république en 1992.

 

Valentine B

Repost 0
8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 15:55

8Etant donné qu'Alexandra David Néel fut la femme qui introduisit le bouddhisme en France, il convient de parler de cette religion qui sut si bien émouvoir le coeur de cette aventurière...

Le bouddhisme tibétain est appelé également "lamaïsme" du fait que les moines pratiquant ce culte sont appelés Lama ou "maîtres"

Le bouddhisme tibétain est en réalité le regroupement de trois tendances bouddhistes: le Hinayana, la Mahayana et le Vajyarana. Ces trois écoles suivent différentes vérités.

 C’est aux environs du VIIème  siècle que le bouddhisme arriva au Tibet. Comme dans les autres pays d’Asie, c’est sous le patronage des souverains que le bouddhisme se diffusa, suivant le destin de ces dynasties. Les tibétains considèrent qu’il y eu deux diffusions successives du bouddhisme. Pour la « première diffusion », la légende remplace l’histoire, avec la venue depuis l’Inde de nombreux maîtres, dont les deux fondateurs du bouddhisme tibétain, Sântarakshita et Padmasambhava. Puis l’histoire se précise et les historiographes mentionnent Trisong Détsen, roi-sage, qui imposa le bouddhisme comme religion officielle du royaume du Tibet au VIII ème siècle. Puis au milieu du IX ème siècle, la dynastie des Yarlung s’effondra et le bouddhisme tibétain connut une période noire. Il refit son apparition avec ce que les tibétains appellent la « diffusion ultérieure » (chidar), à la fin du X ème siècle.

Les premiers moines qui réactivèrent le Bouddhisme au Tibet furent ensuite appelés les « anciens » (Nyamingpa). En même temps dans un royaume de l’ouest tibétain, des rois pieux descendants de la dynastie des Yarlung qui avaient eux aussi décidé de renouer avec les origines de la diffusion du bouddhisme envoyèrent des jeunes hommes en Inde et invitèrent des pandits (sages) indiens à venir enseigner au Tibet. C’est à partir de là que la traduction en tibétain des canons bouddhiques commença. Différentes écoles furent créées depuis ce mouvement. L’une d’entre elle, l’école des Kadampa, fut créée par le pandit Atisha (958-1054), et rétablit la doctrine du Bouddha dans sa vision originelle ainsi que les règles monastiques.

Le dalaï-lama

La Dalaï-lama est le chef céleste de la religion bouddhiste et surtout au Tibet. Il est considéré comme un dieu mais aussi comme un chef politique depuis le XV° siècle. Ce dieu prétendu faisait autrefois sa résidence ordinaire au couvent de Potala, à Lhassa, au Tibet. Les environs de sa résidence étaient peuplés de prêtres, dont les dignitaires sont nommés Lamas. Le grand Lama n'exposait jamais sa divinité au grand jour; il se tenait toujours renfermé dans le fond d'un temple, entouré de ses prêtres, qui lui rendaient tous les hommages dus à l'Être suprême, ne l'approchaient qu'avec le plus grand, respect, lui adressant ses prières comme à une divinité, on lui offrant de l'encens. A la suite de l'occupation puis de l'annexion du Tibet par la Chine, le quatorzième Dalaï-lama vit réfugié en Inde depuis 1959. Le nom de dalaï-lama vient du mot tibétain lama (ou bLama) qui signifie supérieur, ou prêtre supérieur, et du mongol dalaï, qui veut dire la mer, ce qui désigne ici l'immense étendue de l'esprit du Grand Lama.

Les principes du bouddhisme

La religion bouddhiste basée sur la paix et la tolérance est une religion avec beaucoup de règles à suivre mais qui sont facultatives. Pour l’alimentation par exemple les Bouddhistes doivent s’abstenir de boire de l’alcool, ne pas tuer ce qui entraine un régime alimentaire végétarien.

La souffrance occupe une place centrale dans la quête spirituelle bouddhiste, non pour lui donner une valeur expiatoire ou rédemptrice (ces notions sont tout à fait absentes du bouddhisme), mais pour la combattre et la faire disparaître. Partant des notions indiennes de Karma, rétribution des actes et de Samsâra, cycle des renaissances ou réincarnations, l'enseignement du Bouddha porte sur l'absence de Soi, l'impermanence de toute chose et la souffrance.

Le but du bouddhisme est de donner aux humains les moyens d'atteindre le Nirvâna complet où les principes des renaissances n’existent plus puisque les racines de renaissances sont définitivement coupées, le Nirvâna étant l'extinction de tout attachement.
Comme il est difficile à atteindre, la plupart des humains sont pris dans le cycle des naissances et des morts, (Samsâra) où prédomine la loi des Actes (Karma). On renaît alors selon ses actes dans cinq ou six formes fondamentales.

 

Claire L.

Repost 0
Chloé Maillier - dans Voyage
commenter cet article
28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 13:35

forbin 

 

Bonjour!

 

Nous suivons votre mission avec le Journal de bord et sommes heureux de voir que les fêtes de Noël ont été riches en surprises et bien animées. Nous avons vu ce matin que vous aviez franchi le détroit d'Ormuz et avons admiré les clichés envoyés sur la page FB de la Marine nationale.

Bonne continuation et n'hésitez pas à nous raconter la suite de vos exercices avec les EAU.

Pour nous les vacances sont festives et studieuses! Les questions reprendront la semaine prochaine...

 

Bien à vous

 

C.M

   

Crédit Photos : SM Manzano/Marine nationale

 

Repost 0
13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 19:49

 

P1080134 

Le 13 décembre, depuis le large du Pakistan

 

Après un début de mission intense,  le Forbin et son équipage ont pu apprécier une escale bien méritée à Mascate, capitale du Sultanat d’Oman. Une fois le premier jour consacré à l’entretien du bâtiment et aux dispositions usuelles à prendre à l’arrivée à quai (branchements diverses, ravitaillements …), les marins ont pu profiter un peu de ce pays accueillant.

 

En effet, cette escale a été l’occasion pour de bon nombre d’entre eux de participer à des excursions et découvrir ainsi la variété et la beauté aride des paysages de ce pays. C’est donc bien reposés et la tête remplie de souvenirs que nous avons appareillé de Mascate : nous sommes ainsi parés pour poursuivre sereinement la mission. Nous pensons bien à vous en cette période de fin d’année, nous attendons avec impatience de vos nouvelles et vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année.

 

 

  10GAE150N0287 JOHANN GUIAVARCH

 

 Après Djibouti,  le 27 novembre

 

Bonjour à tous,

 

Voici un petit mot de l’Océan Indien, où le Forbin poursuit l’accompagnement du « Charles de Gaulle ». Les derniers jours passés dans la zone du Golfe d’Aden nous ont aussi permis de prendre part en soutien à l’opération Atalanta (mission européenne de lutte contre la piraterie). L’autre phase importante de la mission, l’appui aérien à nos forces en Afghanistan approche à grands pas.  Nous pensons bien à vous sous le chaud soleil de l’Océan Indien (l’hiver doit commencer à s’installer en France) et attendons vos questions et de vos nouvelles. A bientôt.

 

9 novembre

 

Bonjour à tous,

 

Ca y est ! Le Forbin a appareillé pour la mission Agapanthe ! L’ange gardien du « Charles de Gaulle », récemment admis au service actif a quitté Toulon pour participer à sa première mission opérationnelle. En ce début de patrouille, l’entraînement bat son plein à bord, il s’agit d’être au meilleur niveau lors de notre arrivée en Océan Indien. Nous sommes d’ailleurs tous impatients de passer le canal de Suez et de naviguer au large du Moyen-Orient.

A bientôt de l'autre côté du canal!

 

http://turquoisesaularge.over-blog.com/ext/http://jdb.marine.defense.gouv.fr/batiment/frb

Repost 0
28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 15:27

10CDG384I039 BISSON YANNICKAprès quelques heures d’escale à Djibouti le 16 novembre, le « Forbin » est reparti en urgence en direction du sud de la mer Rouge pour une nouvelle escorte dans le détroit du Bab-El-Mandeb: le sous-marin Améthyste était cette fois l'objet de toute l'attention du "body-guard" du groupe aéronaval. C’est en début de matinée le 18 novembre que la frégate est revenue s’accoster derrière le « Charles de Gaulle » à Djibouti.

Après avoir appareillé le 19 novembre, le « Forbin » a grossi les rangs de l’opération Atalanta, déployée dans le golfe d’Aden, dans le bassin Somalien et en mer d’Arabie.

Ainsi, le 17 novembre, l’hélicoptère Alouette du pétrolier-ravitailleur Meuse a repéré une embarcation suspecte, rapidement arraisonnée par l’équipage de la frégate de Grasse engagée dans l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante. Des armes et des munitions ont été saisies à bord de cette embarcation. Le Forbin et son équipage se sont joints en renfort des bâtiments déjà présents. L’hélicoptère Panther a ainsi réalisé plusieurs vols de surveillance maritime. Durant sa patrouille, deux cas de piraterie avérés ont été signalés et l’intervention conjointe des bâtiments sur zone a permis de déjouer les attaques.

Le « Forbin », fidèle à son poste, a depuis continué sa route en protection du « Charles de Gaulle ». Sorti de l’IRTC (International Recommanded Transit Corridor), autoroute maritime sécurisée du golfe d’Aden entre les côtes yéménites et somaliennes, le groupe aéronaval arrive en mer d’Arabie sur sa zone d’opération au profit des troupes en Afghanistan.

Dans les prochaines semaines le programme du groupe aéronaval comprend les activités suivantes :

Mission de présence dans le Nord de l’océan Indien. Participation aux opérations de lutte contre les réseaux terroristes et trafics en océan Indien (appui aux TF 150 et 57).

Soutien aux opérations aériennes en Afghanistan.

Exercice naval Varuna 10   avec les forces navales indiennes. Améliorer l’interopérabilité des états-majors et de leurs unités sous les structures de commandement indien et français.

Exercice Big Fox  avec les forces armées émiriennes. Améliorer l’interopérabilité entre les forces françaises et émiriennes dans les opérations de surface.

Je vous développerai donc très prochainement la suite de ses activités.

Sibylle R.

http://jdb.marine.defense.gouv.fr/batiment/frb

Photo Yannick Bisson.

 

Repost 0
28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 14:28

bougainvilleLouis-Antoine de Bougainville un navigateur français, né le 11 novembre 1729 et mort en 1811.

 

C’est le frère de l'historien Jean-Pierre de Bougainville. Il est fils d’un notaire et d’un magistrat de la ville de Paris. Il a fait des études poussées au collège de l'Université et montre des aptitudes particulières pour les études mathématiques et de droit. Il est d'abord avocat au Parlement de Paris, puis il entreprend une carrière militaire. En 1754, il est nommé secrétaire d'ambassade à Londres et devient membre de la Royal Society le 8 janvier 1756. Après des études scientifiques et littéraires, Bougainville débute dans la carrière des armes comme officier de l’armée de terre et participe à la défense du Canada sous les ordres de Montcalm. Il entre ensuite dans la marine et est nommé capitaine de vaisseau en 1763. Louis Antoine de Bougainville n’était pas seulement un marin mais aussi un mathématicien et avocat reconnu. Il publie en 1754 un traité de calcul intégral. Si Bougainville est encore connu de nos jours ce n’est pas cependant pour son traité de calcul intégral ou pour ses brillantes études mais pour son exceptionnelle aventure et pour une fleur. Bougainville s'est passionné pour tout ce qui touche aux fleurs et aux plantes, lors d’une de ses expéditions en 1766 où il découvert une plante qu’il s'appelle depuis: le Bougainvillier.

 

Son principal titre de gloire est d’avoir bouclé le quatorzième tour du monde, le premier réalisé de façon officielle et scientifique par un Français (1766-1769). Son expédition s’inscrit dans le mouvement de découvertes maritimes qui caractérise la second moitié de dix-huitième siècle et dont les objectifs essentiels sont l’exploration du Pacifique ainsi que le désir de conquérir de nouvelles colonies et de nouveaux marchés après les défaites de la guerre de Sept Ans. Parti de Brest le 5 décembre 1766 à bord de la frégate La Boudeuse que rallie la flûte L’Etoile, il franchit le détroit de Magellan, séjourne à Tahiti, dont il fait une description émerveillée en Avril 1768, poursuivit sa route par les Nouvelles-Hébrides, le Nord de la Nouvelle-Guinée et les Moluques, fait escale à l’île de France (actuellement l’île Maurice) et achève son périple à Saint-Malo le 16 mars 1769, après avoir doublé le cap de Bonne-Espérance. Son compte rendu de mission (Voyage autour du monde, en 1771) qui connaît un énorme  succès et suscite un regain d’intérêt pour les bons sauvages et l’état de la nature.

Il poursuivit sa carrière maritime et prit part à la Guerre d’indépendance américaine, sous les ordres des comtes d’Estaing et de Grasse (1778-1782). La Révolution en fit un vice-amiral ; mais, devant l’indiscipline qui sévit parmi les équipages de la flotte, il démissionne après avoir refusé le Ministère de la Marine en 1792. Arrêté pendant la Terreur, il est libéré par la chute de Robespierre. Bonaparte le comble de dignités : sénateur en 1799, grand officier de la Légion d’honneur en 1808. Sa dernière fonction officielle fut de présider le conseil de guerre qui jugea les responsables du désastre de Trafalgar en 1809.

 

Dans notre carnet de voyage, nous allons raconter comment s’est déroulée l’expédition de Bougainville à Tahiti en nous faisant passer pour un matelot à bord de la frégate La Boudeuse.

Clémence T. Amandine D. Mathilde W.

Repost 0
25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 21:24

101111 DSC4633 CYRIL DAVESNE mAlors qu'il avait appareillé le 15 octobre dernier, pour une mission de quatre mois dans l'océan Indien, le porte-avions Charles-de-Gaulle, a dû rentrer à Toulon, son port d’attache, à la suite d'un problème technique.  Mais il est clair qu’il en fallait plus que cela pour détourner cette mission de son objectif. Le Gan a donc repris sa route quelques jours après…

Le groupe aéronaval, articulé autour du porte-avions Charles de Gaulle, comprend la frégate anti-sous-marine Tourville, la frégate de défense aérienne Forbin, le pétrolier ravitailleur Meuse et le sous-marin nucléaire d’attaque Améthyste.

Le GAN doit prendre part à différentes activités en océan Indien, parmi lesquelles des exercices de surveillance  avec l’Arabie Saoudite, les Emirats-Arabes-Unis et l’Inde. Le déploiement prévoit également une période de six semaines au large du Pakistan, période durant laquelle les avions du groupe aérien embarqué viendront en appui des forces de la coalition qui opèrent en Afghanistan. En effet, les Rafale F3, les Super Etendard et les Hawkeye participeront à l’opération Pamir, aux côtés de la FIAS (Force internationale d’assistance et de sécurité en Afghanistan), sous le commandement opérationnel du chef d’état-major des armées. Le groupe aéronaval français apportera également sa contribution à la lutte contre la piraterie en soutien de l’opération européenne Atalante, actuellement commandée par la France.

Voici quelques étapes décrites dans son journal de bord :

Le samedi 6 novembre, la FDA "FORBIN" a fait un arrêt technique de quelques heures à La Sude en Crète. Situé sur la route entre Toulon et le canal de Suez, ce port OTAN a permis au "FORBIN" de débarquer des entraîneurs et des techniciens, de ravitailler 340 mètres cubes de gazole et d'embarquer quelques vivres frais. Une partie de l'équipage a également profité de ce passage à quai pour organiser une séance de footing, pendant que d'autres marins effectuaient une plongée sous coque. Le "Forbin" a quitté les côtes helléniques en début d'après-midi pour rejoindre le porte-avions "Charles de Gaulle" et reprendre les exercices de lutte anti-aérienne.

Le jeudi 11 novembre le Forbin a franchi le canal de Suez, et les activités à la mer se sont multipliées, les rapprochant peu à peu de deux des objectifs majeurs de leur mission : le soutien à l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalanta puis la participation à l’opération PAMIR : L'opération Pamir est le nom de la mission militaire des forces françaises en Afghanistan chargée de mener pour la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS/ISAF), sous mandat de l'OTAN, des patrouilles de sécurisation dans la province de Kaboul, vaste zone comprenant la capitale afghane et ses environs.

Le franchissement du canal de Suez a permis à l’équipage du « Forbin » d’éprouver en conditions réelles les mesures de protection du porte-avions en eaux resserrées : le dispositif Force Protection. En plaçant le « Forbin » juste devant le « Charles de Gaulle », cette organisation a permis au bâtiment d’exercer son rôle de « body guard » dans un cadre unique, l’objectif étant d’être paré à répondre à toute menace asymétrique pouvant provenir des berges. Ce dispositif s’est traduit à bord par une configuration particulière de l’équipage et du matériel : le poste de mise en garde Suez.

C’est en débouchant de ce canal que les efforts du « Forbin » ont été récompensés : le groupe « Charles de Gaulle »,  enfin arrivé en mer Rouge, est entré dans le vif de sa mission Agapanthe dont je vous décrirai prochainement les activités.

 http://jdb.marine.defense.gouv.fr/batiment/frb

Sibylle R

Repost 0
25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 18:54

tibet33Le Tibet est, pour la République populaire de Chine, une région autonome du Sud-ouest de la Chine. Il compte 2,3 millions d’habitants.  

Immense plateau situé au nord de l’Himalaya, le Tibet est protégé par les chaînes montagneuses les plus élevées du globe : l’Himalaya, le Karakorum, le Kulun et        l’Altya-Tagh. C’est à cause de son altitude élevée, en moyenne 4200 m qu’il est couramment appelé " le Toit du Monde ". Il s'étend sur plus de 2,5 km2 (sois environ cinq fois la France), et La distance entre l’Est et l’Ouest du pays est environ 2.500 km. Le Tibet a des frontières communes avec la Birmanie, l’Inde, le Népal, le Sikkim, le Bhoutan et la Chine. Sa position stratégique entre les deux nations les plus peuplées de la terre, l’Inde et la Chine, est absolument unique.
Lhassa, qui a accueilli en 1924 l’exploratrice dont nous avons parlé dans un autre article, Alexandra David Néel, est le chef-lieu du Tibet.

Religion du Tibet

Le bouddhisme apparait au début du VIIème siècle,  dès la fondation du royaume par          Songtsan Gambo. Il est introduit à partir du Népal à la faveur de la politique du roi, prônant l'acceptation et l'assimilation sans différenciation. Dès le départ, il entre en concurrence avec la religion locale, le Ben ou Benbo, religion primitive s'apparentant à l'animisme où les fidèles adoraient les dieux et les esprits de la terre, du ciel et de la nature en général. Après une période de lutte farouche pour la prééminence, les deux religions finirent par se rapprocher, assimilant chacune une partie de la doctrine et des pratiques de l'autre, jusqu'à cohabiter de manière pacifique. Le bouddhisme tibétain procède aussi bien du Grand Véhicule, Mahayana, que du Petit Véhicule, Hinayana. Mahayana est le nom donné aux sectes apparues au Ier siècle, prêchant l’altruisme  et se caractérise par l’existence simultanée de doctrines ésotériques (doctrines relevant d'un enseignement caché, souvent accessible par l'intermédiaire d'une « initiation ») et exotérique (au contraire, enseignement public). Hinayana représente pour sa part le bouddhisme primitif.
Egalement appelé lamaïsme, du nom des religieux dirigeant autrefois le pays, le bouddhisme tibétain compte plusieurs courants dont les cinq principaux se nomment : Ningma, Sakya, Kargyut, Gelug et Ben, les quatre premiers représentant les 4 grandes traditions bouddhistes et la dernière c'étant autre que le courant issu de l'ancienne religion originelle. Ces cinq tendances sont distinguées, entre autres, par des particularités vestimentaires ou ornementales.

Les fêtes tibétaines

  Le Losar

Il s’agit du nouvel an tibétain, considéré par les tibétains comme la fête la plus importante de l'année.Les tibétains préparent le nouvel an selon un rituel en deux parties : l'une monastique et l'autre populaire. Ces rituels sont célébrés afin de promettre une année heureuse aux habitants.
Le rituel monastique sert à balayer tout les éléments négatifs de l'année précédente.
Dans le palais du Potala
à Lhassa, ce rituel se déroule comme suit :

- Les moines du monastère privé de Namgyal (monastère des Dalaï Lama situé à l’intérieur du Potala), le 29ème jour du 12ème mois tibétain, effectuent une longue prière et un rituel tantrique.

- Ensuite, au cours d’une danse appelée « Tcham », ils invoquent les divinités protectrices tantriques. Celle-ci dure toute la journée et à la fin, les moines transportent le « Goutor », une sculpture géante, lors d’une procession à l’extérieur du Potala.

- Puis, devant la population de Lhassa, les moines brûlent cette sculpture, afin de chasser les mauvais esprits et éliminer les éléments négatifs de l’année précédente.

- Le rituel populaire dure plusieurs jours et se déroule, lui, de cette façon : Le 29ème jour du 12ème mois tibétain, les tibétains nettoient leur maison de fond en comble et prennent « la Soupe du 29ème jour », que ceux-ci appellent Gouthouk. Ensuite, la maîtresse de maison distribue à chaque convive une boulette de Tsampa . Ceux-ci se frottent cette boulette sur tout le corps puis laissent dessus l’empreinte de leur main. Ils rassemblent ensuite toutes les boulettes de Tsampa autour d’une effigie à forme humaine, elle-même faite de Tsampa et l’ensemble est déposé à l’extérieur de la maison. Ce rituel sert à éloigner les éléments négatifs.

 

Le jour de l’an

A l’aube, les Drékars (conteurs) se chargent de réveiller la population de Lhassa.
Ces conteurs chantent et dansent et on raconte que les avoir à sa porte le matin du jour de l’an porte bonheur. La tradition veut que, si on le trouve à sa porte, on lui offre un repas et des gâteaux. Les membres de la famille se mettent ensuite des vêtements neufs et se réunissent. La maîtresse de maison présente ses voeux de « Tashi Délég Phunsourn Tsog », qui se traduit en français par « bonheur, santé et que toutes les bonnes choses soient réunies pour la nouvelle année ». On mange des Khabsé
  et on boit du Djiatu ainsi que du Chagkhoel.

Des offrandes sont posées devant l’autel de chaque maison. On y trouve :

- La Derga, qui symbolise la fertilité et se compose de Khabsé, de fruits et de jeunes pousses d’orge empilés les uns sur les autres.

- Le Tchemar, qui symbolise une bonne récolte et qui se compose d’un mélange de beurre et de Tsampa que l’on présente dans un récipient en bois.

- Le Changphu, qui symbolise une descendance ininterrompue comme une source qui coulerait sans s’arrêter, et qui se compose d’eau et du premier cru de bière d’orge : le Chang

 - Une tête de mouton, symbolisant la chance et la fortune, faite de beurre ou de Tsampa.

  

Le matin, on prie et l’après-midi, on joue, chante, danse... Le deuxième jour, les tibétains se rendent visite afin de s’échanger leurs voeux, s’offrent des Khabsé et dégustent le Changphu ainsi que le Tchémar. Le troisième jour, on pose les drapeaux de prières, appelés Loungta, sur le toit de la maison et on effectue la cérémonie de la fumigation, en brûlant un genévrier.

 

Le festival Saga Dawa

Il a lieu en mai ou en juin.
C’est le jour le plus sacré au Tibet, il correspond à la naissance et à l’instruction de Bouddha.
La quasi totalité de la population de Lhassa se promène en ville et à la fin de l’après-midi, les habitants piquent-niquent au parc « Dzongyab Lukhang », situé au pied du Potala

 

Le festival de la récolte

 

 Il a lieu en septembre. Les fermiers de Lhassa, ainsi que ceux de Gyantse et Shangnan célèbrent leur bonne récolte.Des courses de chevaux et des spectacles folkloriques, de chant et de danse sont organisées ainsi que des pique-niques, etc. On ne peut évoquer les festivités sans évoquer la musique.La musique au Tibet est avant tout religieuse, elle reflète l’empreinte du bouddhisme tibétain sur la culture.Elle se compose en majeure partie de chants en tibétain ou en sanskrit. Ce sont des récitations de textes sacrés, que l’on entend lors des différents festivals tibétains.

 

Architecture Tibétaine

 

L'architecture tibétaine a subi des influences orientales et indiennes, et reflète beaucoup le bouddhisme. La roue bouddhiste, ainsi que les deux dragons, se voient sur presque chaque monastère du Tibet.                                                                                                                 Elle est caractérisée par l'implantation fréquente des maisons et des monastères sur des sites élevés et ensoleillés face au sud, et par l'emploi combiné de la pierre, du bois, du ciment et de la terre comme matériaux. Les techniques de construction permettent de pallier la rareté des combustibles de chauffage : toits plats pour préserver la chaleur, et nombreuses fenêtres pour laisser entrer la lumière du soleil. Les murs ont habituellement un fruit de dix degrés à titre de précaution contre les tremblements de terre, fréquents dans cette région montagneuse.

 

Avec ses 117 mètres de hauteur et 360 mètres de largeur, le palais du Potala, à Lhassa est considéré comme l'exemple le plus important de l'architecture tibétaine. Il est l’ ancienne résidence d'hiver du dalaï-lama (Le dalaï-lama est reconnu par les Tibétains comme le plus haut chef spirituel du Tibetet une émanation du bodhisattva de la compassion, est devenu le chef temporel du gouvernement du Tibet depuis le XVIIè sièclejusqu'à la première moitié du XXè siècle, puis chef de l'administration centrale tibétaine encore à ce jour). Il contient plus d’un millier de pièces réparties sur treize étages, et abrite des portraits des dalaï-lamas passés et des statues du Bouddha. Il est divisé en un Palais Blanc extérieur, qui abritait les quartiers administratifs, et les Quartiers Rouges intérieurs, qui abritaient la salle de réunion des lamas, les chapelles, 10 000 sanctuaires et une vaste bibliothèque d'écrits bouddhistes.

 

 

  « Le sentier est unique pour tous, les moyens d'atteindre le but varient avec chaque voyageur"  

  

Romane L.

Repost 0
Chloé Maillier - dans Voyage
commenter cet article

Présentation

  • : turquoisesaularge.over-blog.com
  •  turquoisesaularge.over-blog.com
  • : Ce blog a pour objectif de suivre le projet de classe d'une classe de Secondes dans le cadre de l'enseignement à la défense.
  • Contact

Profil

  • Chloé Maillier-Fonta
  • Professeur d'histoire-géographie en collège et lycée à Saint-Germain-en-Laye, Relais Défense Etablissement
  • Professeur d'histoire-géographie en collège et lycée à Saint-Germain-en-Laye, Relais Défense Etablissement

Wikio - Top des blogs - Multithématique

Recherche