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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 21:31

P2070001.JPGLe lundi 7 février 2011, dans le cadre du projet de classe, nous avons eu le privilège de visiter les salons de l’Hôtel de la marine à Paris. Cet édifice chargé d’histoire est situé à l’est de la rue royale et constitue une des deux colonnades de la place de la Concorde.

L’Hôtel de la Marine de style néoclassique fut construit de 1757 à 1774 et imaginé par Ange Jacques Gabriel (premier architecte du roi Louis XV), ainsi que Jacques-Germain Soufflot (étant un de ses autres architectes)  qui imagina et fit construire l’escalier d’honneur de l’édifice. A l’origine,  ce palais était utilisé en tant que « garde meuble » royal, les objets les plus précieux des demeures de hautes lignées  y étaient entreposés (les tapisseries, les luminaires…). Il était ouvert au public tous les premiers mardis de chaque mois entre 9 heures et 13 heures. Il abritait également plusieurs appartements, salons, bibliothèques, salles à manger, une chapelle, une buanderie, des écuries… Ce palais fut néanmoins en proie aux pillages de la révolution, et de nombreux objets d’une valeur inestimable furent dérobés.

Ce lieu devint « l’Hôtel de la Marine » en 1789 lorsque le secrétaire d’Etat à la marine : César Henri de Luzerne vint s’y réfugier quand les tensions étaient grandes. Depuis cet édifice abrite toujours l’état major de la Marine nationale, qui devrait avoir quitté les lieux d’ici 2014.

Ce que nous avons visité :

Après avoir gravi l’escalier d’honneur, nous voici dans la galerie des tapisseries. Derrière les anciennes tapisseries, sur du bois en trompe-l’œil, sont gravés les noms des principaux ports de l’époque Napoléon III.

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Par la suite c’est une enfilade de salons tels que : « le salon diplomatique » qui fut la salle des bijoux qui furent volés en 1792 et qui, à partir du XIX siècle devint le bureau du ministre de la marine.

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Un salon du XVIII siècle fut divisé en deux afin de séparer les hauts et les moins gradés du conseil de la marine. Les noms de marins du XVII et XVIII siècle ornent les murs de ces deux salons comme : Duquesne, Bart, Tourville, Forbin ou Suffren… Ces salons se succèdent jusqu'à la salle à manger d’honneur, où ont lieu des déjeuners privés (souvent de chefs d’Etats ou de ministres). Nous avons également visité une petite bibliothèque rassemblant des livres d’époque tels que : des récits de voyage ainsi que des livres de sciences (physique-chimie, mathématiques…)

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Des personnalités importantes de différentes époques possédèrent des appartements dans ce palais et y laissèrent leur trace telles que : Marie-Antoinette, reine de France qui disposa d’appartements : « le salon rouge » qui est  un « boudoir-bibliothèque », une chambre où trône un tableau la représentant elle et ses enfants. Décorée  dans les tons de Versailles, cette pièce fut aménagée afin qu’après son mariage (avec Louis XVI) qui se déroula à Paris, elle n’eut pas à rentrer à Versailles. Cependant la jeune souveraine n’en profitera jamais car suite à un accident (qui fit une centaine de morts) causé par des feux d’artifices durant son mariage, elle préféra rentrer à Versailles. Son procès verbale d’exécution est conservé dans un boudoir de cet édifice qui fut baptisé : « boudoir de Marie-Antoinette ».

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Le Duc d’Angoulême qui était amiral à l’époque du Directoire, disposait de son cabinet d’audience que nous avons également pu visiter.

D’ici 2014 cet édifice ne sera plus ouvert au public. Quant à l'Etat major de la Marine,  il sera transféré dans le 15ème arrondissement dans un nouveau bâtiment réunissant les Etats-majors des trois armées. L’Etat lance un appel pour louer le bâtiment et son avenir n'est pas encore scellé.

Lola S

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 17:25

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Nous avons décidé d’étudier en Littérature et Société le second voyage de Jacques Cartier au Canada. Riche en culture et en découverte, nous avons choisi cet explorateur pour deux raisons : l’une est qu’il est français et l’autre est qu’il s’agit d’un voyage dont peu de gens parlent. 

 

Nous sommes rentrés dans la peau de Cartier et de son époque pour rendre plus vivant notre journal de bord.

 

Afin de mener notre projet à bien nous avons d’abord défini notre sujet et établit un plan. Puis nous nous sommes renseignés sur la Biographie de Cartier que vous pouvez lire sur ce blog:

 

http://turquoisesaularge.over-blog.com/article-un-malouin-a-la-decouverte-du-saint-laurent-et-du-peuple-iroquois-66308055.html

 

et sur les découvertes et détails de son voyage. Les difficultés étaient nombreuses puisque très peu d’informations sont disponibles sur ce voyage.

 

On a donc été amenés à rédiger son carnet de bord dont voici un extrait :

« Après douze jours de voyage nous arrivâmes à Hochelga. Ce village comptait à peu près deux milles habitants. Je remarquais une cinquantaine de maisons de bois garnies d’écorces que je trouvais des plus jolies. Les vêtements des habitants étaient fabriqués avec des peaux d’animaux, sûrement de l’ours. »

 

 cartier 2 

Cette recherche sur le second voyage de Cartier en 1535 nous a permis de découvrir une époque mal connue pour nous, ainsi que d’enrichir notre culture générale et de nous en apprendre plus sur la vie des explorateurs à cette époque 

 

Cartier-3.jpg

 

Hortense P. Aurélien G, Gildas DS 

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 15:29

5525-2444-charcot[1]Le commandant Jean-Baptiste Charcot, fut un médecin, et explorateur des zones polaires. Né à Neuilly sur Seine en 1867, il est le fils du célèbre médecin Jean Martin Charcot, connu pour ses Leçons à la Salpêtrière et initiateur de la neuropathologie.

Pour faire plaisir à son père, il entreprend la carrière de médecin, mais ne songe qu’aux bateaux qu’il dessine à l’école dans tous ses cahiers. Vers l’âge de 25 ans, il achète son premier bateau et décide alors de s’orienter vers l’océanographie et l’exploration.

De 1883 à 1887, il réalise de nombreux voyages avec son père, en passant part la Hollande, l’Espagne, le Maroc, les îles Shetland... et gardera une peur des pays chauds. En 1893, il fait construire son premier bateau qu’il nommera le « Pourquoi Pas ? » de 19.50 mètres. 3 années plus tard, il vend ce dernier contre une goélette en bois de 26 mètres, le « Pourquoi Pas ? II ». En 1898, il remonte le Nil en compagnie du milliardaire Vanderbilt. Enfin, en 1899, il rachète son ancien bateau, le « Pourquoi Pas ? II » et va croiser dans les eaux britanniques. 3 années après,  il navigue vers l'Islande et franchit pour la première fois le cercle polaire arctique et approche les glaces. Il devient aussi officier de marine. L’année suivante, Jean-Baptiste monte la première expédition française en Antarctique à bord du « Français ». Il tirera de cette expédition 1000 km de côtes nouvelles reconnues, 3 cartes marines détaillées...

 À son retour en France, Charcot divorce de sa femme et s'installe chez sa sœur Jeanne, avec sa fille Marion. En 1907, il se remarie, le 24 janvier, avec Marguerite Cléry, peintre qui l'accompagnera souvent dans ses voyages, et ils ont une fille, Monique, née le 8 décembre.

Il lance une nouvelle expédition antarctique de 1908 à 1910 et débute la construction d'un nouveau « Pourquoi-Pas ? IV », bateau d'exploration polaire de 40 m. Les résultats de l'expédition sont considérables et en 1912 le « Pourquoi-Pas ? IV » devient navire-école de la Marine.

 De 1914 à 1918, durant la guerre, il est d'abord mobilisé comme médecin de marine, et dans l’hôpital de Cherbourg. De 1918 à 1825 il effectue avec son navire le Pourquoi-Pas ? IV des missions scientifiques dans le golfe de Gascogne, en Manche, dans l'Atlantique nord, en Méditerranée et aux îles Féroé. En 1926, il est élu à l'Académie des Sciences et se voit confier une mission à la Terre de Jameson. Il explore la côte orientale du Groenland et ramène une abondante récolte de fossiles et de nombreux échantillons d'insectes et de flore.

En 1934, il installe au Groenland la mission ethnographique dirigée par Paul-Émile Victor, qui séjourne pendant un an à Angmagssalik pour vivre au milieu d'une population eskimo. En 1935, il revient chercher Victor et ses trois compagnons (Gessain, Pérez et Matter) et poursuit l'établissement de la cartographie de ces régions. Le 16 septembre, un véritable cyclone ravage les côtes de l'Islande et le bateau parvient à se réfugier dans un petit port. En septembre 1936, de retour de mission au Groenland, où il est allé livrer du matériel scientifique à la mission de Paul-Émile Victor et qui vient de traverser l'inlandsis en 50 jours, après avoir rempli une mission de sondage, le Pourquoi-Pas ? IV fait une escale à Reykjavik le 3 septembre pour réparer la chaudière du bateau.

Ils repartent le 15 septembre pour Saint-Malo, mais le bateau est pris le 16 septembre dans une violente tempête cyclonique et s’échoue sur les récifs d'Alftanes. Le naufrage fait 23 morts et 17 disparus, et un seul survivant. Jean-Baptiste Charcot, mort en mer, est enterré à Paris au cimetière Montmartre, le 12 octobre 1936 après des funérailles nationales.

Emma P

 

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 13:04

diogodiasmapLe XVème siècle est le siècle des grandes explorations durant lequel les marins européens sillonnaient toutes les mers des cinq continents et s'aventuraient dans l'inconnue vague des océans. Si le génois Christophe Colomb découvrit les larges des côtes antillaises pour le compte de la couronne espagnole vers la fin du XVème siècle en 1492, le marin portugais Diego Diaz ou Dias, lui, est parti dans l'autre sens, croyant tout comme le découvreur des Amériques se diriger pour les Indes et ses épices...
 

Dias aussi était un marin, il avait la chance à cette époque d'appartenir à la prestigieuse flotte d'expédition portugaise qui avait alors l'ambition de devancer les Espagnols dans l'exploration de toutes les contrées aussi lointaines puissent-elles. Ce navigateur suivit alors les traces de ses autres contemporains portugais tels son frère Bartolomeu  qui entreprit de découvrir toutes les côtes qui longent l'Afrique et il atteignit le Cap Bonne Espérance (pointe le plus au sud), ou Magellan.  Dias emprunta plutôt les voies qu'avait suivies Vasco de Gama pour rejoindre les Indes et ses épices. Pour cela, le chemin devait alors longer toute la côte Ouest de l'Afrique et passer dans le canal de Mozambique et pointer vers le Nord Est. Le commerce avec les Indes était surtout axé sur les transactions de marchandises telles que les épices et les parfums. Or, au XVème siècle, les routes menant aux Indes étaient contrôlées par les Turcs et les Arabes. La nécessité de contourner le continent Africain était donc une nécessité d'ordre plus économique qu'exploratrice. Diaz l'a compris et a donc suivi les routes de Vasco de Gama.

 

Son épopée s'est surtout basée aux îles de La Réunion et de Madagascar. Diaz comme tous les autres marins pensait intimement que la Terre fut plate. Penser autrement constituait un acte d'hérésie pour l'Eglise et se rendre coupable d'hérésie entraînait inéluctablement le redoutable supplice de l'autodafé. L'histoire de Diaz et des expéditions portugaises reste donc largement nouée avec le contexte religieux palpitant de cette époque médiévale.

Le Portugal fut, à cette époque, dirigé par le roi Manuel Ier le Grand (1469 à 1521) qui contribuait largement à un développement artistique du royaume. Mais Manuel trouvait surtout un intérêt particulier pour l'exploration des grands océans et encourageait tous les navigateurs en quête de découvertes de nouvelles terres. Il est connu comme étant le roi avec qui le Portugal a eu ses plus belles années de gloire. C'est sous son règne notamment que les célèbres personnages cités plus haut ont pu s'illustrer. On attribua à Diaz les voyages aux entrées de l'Océan indien puisqu'il connaissait bien les îles de cet océan aux mille et une énigmes.

C'est comme cela que l'île de La Réunion fut abordée par lui et il en fit sa possession en 1513 ; il fut attiré par cette île paradisiaque mais beaucoup plus petite que celle qu'il avait convoitée une dizaine d'année plus tôt :  Madagascar. En 1500, effectivement, il fut le premier Européen à découvrir la « Grande Ile ». Cette découverte fut selon des dires - sans que cela puisse être attesté par son journal de bord - le fruit d'un pur hasard puisque son cap ne prévoyait nullement d'accoster les plages de Madagascar. Sa découverte était encouragée par les tempêtes qui l'ont mené vers les plages de la ville actuelle d'Antsiranana qui porte encore le nom de Diégo Suarez (Fernando Suarez étant un autre navigateur portugais ayant débarqué sur l'île en 1506). L'île semblait attendre Diaz depuis longtemps puisque Vasco de Gama aurait aperçu Madagascar aux larges du canal de Mozambique en route vers l'Inde mais n'y aurait étonnamment pas fait escale. Diaz, lui, a voulu percer encore plus les secrets des profondeurs de cette île nouvelle que l'on n'imaginait alors pas aussi vaste. Il avait pour ambition justement de christianiser les populations indigènes qui restèrent encore très hostiles. Cette tendance à la christianisation systématique des contrées découvertes par les portugais était en fait le reflet exact du climat qui régnait en Espagne et au Portugal où l'Inquisition battait plein ses ailes sous le règne d'Isabelle Ière, la catholique de Castille, et de son mari le roi Ferdinand.

 

On ne connait ni la date ni le lieu exact de sa mort.

 

Nine C.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 15:26

quai-branly-education-1Le musée du quai Branly propose une animation multimédia particulièrement attractive autour des grands explorateurs étudiés en classe de seconde dans le chapitre: "l'élargissement du monde aux XVè et XVI siècle."

 

Cliquez sur le lien ci-dessous et en choisissant un continent vous pourrez approfondir vos connaissances sur un grand nombre d'explorateurs évoqués dans ce blog.

 

Des documents d'approfondissement sont à la disposition des enseignants  ainsi que des modules pédagogiques.

 

A découvrir!

 

 

http://modules.quaibranly.fr/d-pedago/explorateurs/

 

 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 15:04

marco polo travelsMarco Polo est né le 15 septembre 1254 à Venise et est mort le 08 janvier 1324 également à Venise.

 

Descendant d'une famille de riches négociants, Marco Polo reçoit une éducation classique à Venise alors que son père Niccolo, contraint par la guerre, l'abandonne à six ans pour les routes de Chine. Marco Polo débuta ses voyages vers l'Orient en 1271 avec son père et son oncle.

 

A une époque où Venise est une cité prospère dominant Byzance, ses riches marchands en profitent pour commercer avec les Musulmans qui contrôlent la route de la Soie. Mais certains, comme Niccolo Polo, vont plus loin. Le père de Marco a en effet poursuivit sa route avec son frère Matteo jusqu’en Chine. Il a alors rencontré en personne l’empereur Mongol Kubilaï Khan, petit fils de Gengis Khan.

 

A la fin de l’année 1271, Marco Polo quitte Venise avec son père et son oncle, sans savoir qu’il ne sera pas de retour avant ses quarante-et-un ans. Il en a alors dix-sept!

 

Ils découvrent le Moyen-Orient et le commerce des étoffes et des pierres précieuses. Avant d'atteindre la Chine, ils traversent l'Afghanistan et le désert de Gobi. Les deux marchands connaissent la prospérité tandis que Marco Polo est recruté comme conseiller de l'empereur et ambassadeur dans le sud de la Chine.

 

Il y est resté 12 ans et fut l'un des premiers occidentaux à se rendre en Extrême-Orient et à emprunter la Route de la soie que je vous ai évoquée dans un précédent article.  Quittant le pays au bout de douze années fécondes, ils embarquent à Tchouan-Tchéou. Les navires traversent Ceylan, la côte occidentale de l'Inde, le golfe Persique et les déposent à Ormuz, d'où ils rejoignent Venise en 1295.

 

Lors de leur retour à Venise, la cité est en conflit avec Gènes. Le 8 septembre 1298, Marco Polo dirige une galère lors d’une bataille maritime entre les deux puissances. La flotte vénitienne essuie une cinglante défaite et Marco est fait prisonnier.

 

Partageant sa geôle avec Rustichello de Pise, romancier génois, il lui dicte ses récits. C’est ainsi que naît, en langue française, le Devisement du monde, renommé par la suite Livre des merveilles du monde. Suite à la libération de Marco Polo en 1299, le livre se diffuse dans toute l’Europe et est traduit en plusieurs langues.

 

Libéré trois ans plus tard, Marco Polo épouse Donata ; ils auront trois filles. Voyageur cultivé, il est un précurseur des grandes découvertes.

 

 http://modules.quaibranly.fr/d-pedago/explorateurs/

 

Thomas B.


 


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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 11:28

Tourville-1701-email
Anne Hilarion de Cotentin, comte de Tourville est né en 1642 et est mort en 1701.

 

Chevalier de Malte à quatorze ans, Tourville jusqu'en 1667, guerroya en Mediterranée contre les Turcs et les Barbaresques, fut décoré et félicité par le doge de Venise et par Louis XIV qui le nomma capitaine de vaisseau. Envoyé à Candie en 1669, il devint en 1671 commandant d'un des vaisseaux de l'escadre du comte d'Etrées contre les Hollandais. Sous les ordres de Duquesne, il contribua à la victoire d'Augusta (1676), bataille au court de laquelle l'amiral Michiel de Ruyter fut mortellement blessé . Il reçut alors le grade de chef d'escadre et partagea son temps entre la guerre contre les ennemis européens de Louis XIV et la lutte contre les corsaires barbaresques qui gênaient le commerce français en Méditerranée. Vainqueur en 1677 des Espagnols et des Hollandais, près de Palerme, il détruisit en 1682 l'escadre des Tripolitains, bombarda Chio et Alger et participa en 1684 au bombardement qui anéantit Gênes.

En 1688, il s'illustra dans la prise de navires hollandais et, en 1689, vice-amiral des mers du Levant, commandant vingt vaisseaux armés à Toulon, il fit sa jonction avec les bâtiments de l'escadre de Brest pour mettre en fuite les Anglo-Hollandais et permettre de ravitailler l'Irlande. L'année suivante, commandant soixante-six vaisseaux, il rencontra cent douze navires ennemis au large de l'île de Wight et et après huit heures de combats réussit à mettre hors de course la flotte anglo-hollandaise.

Louis XIV résolut alors de rétablir Jacques II sur le trône et rassembla la flotte sur les côtes de la Manche. Tourville resta bloqué par les vents contraires à Brest pendant que les Anglais et les Hollandais opéraient leur jonction et se trouvaient avec quatres-vingt-huit vaisseaux au large de La Hougue. Louis XIV, informé de cette sortie, commanda à Tourville de se porter vers eux avec quarante-quatre navires seuleument. La brume était si épaisse que l'escadre de Tourville se trouva fort près des Anglais et ne put faire autre chose que livrer la bataille. Après un extraordinaire combat de seize heures, il se résolut à une prudente retraite qui fut rendue difficile successivement par la brume, la marée et les vents. Douze bateaux ne purent échapper aux Anglais et furent incendiés. On rendit cependant hommage au courage de Tourville.

Maréchal de France 1693, il reçu du roi le commandement de soixante et onze bâtiments qui interceptèrent un convoi anglo-hollandais et fit perdre aux alliés quatre-vingt bateaux.

 

Il abandonna la mer en 1697 et termina ses jours à Paris. Tourville avait pris une grande part à l'organisation de la marine militaire et commerciale. Il élabora une doctrine militaire et navale, que rédigea le père Lhoste, aumônier des vaisseaux des maréchaux d'Estrées et Tourville, sous le titre: "traité de tactique navale". Les signaux dont il avait fait usage restèrent en vigueur jusqu'en 1756.

 

Tourville a donné son nom à une frégate de lutte anti sous-marins de la Marine nationale, admise au service actif en 1974 et toujours en activité. Elle a accompagné le GAN lors de la mission Agapanthe 2010.

 
Alexandre G.

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 17:43

forbin

 

Alors que le porte-avions Charles de Gaulle, les frégates Forbin et Tourville, le pétrolier ravitailleur Meuse et le sous-marin Améthyste sont sur le chemin du retour vers Toulon, l'amiral Kérignard, commandant le groupe aéronaval présente un premier bilan de la mission Agapanthe et souligne le rôle du Forbin dont nous avons suivi les opérations depuis plusieurs mois:

 

"il s’agissait du baptême du feu pour la frégate de défense aérienne Forbin , tout juste admise au service actif et qui vivait donc sa première mission opérationnelle. Elle s’est d’ailleurs vue confier le rôle de Redcrown en mer d'Arabie, une mission de contrôle aérien dévolue d’ordinaire aux bâtiments américains et qui demande un équipement de tout premier ordre et des qualités de haut niveau de la part de l’équipage ».

 

 

http://www.defense.gouv.fr/marine/a-la-une/agapanthe-2010-l-amiral-kerignard-commandant-le-groupe-aeronaval-presente-un-premier-bilan

   

Les photos de la mission Agapanthe:

http://www.defense.gouv.fr/marine/collection/retour-en-images-sur-la-mission-agapanthe-2010

 

Le journal de bord du Forbin:

http://jdb.marine.defense.gouv.fr/batiment/frb

 

 

 

 

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 14:20

 JC« J’ambitionnais non seulement d’aller plus loin qu’aucun homme n’était encore allé, mais aussi loin qu’il était possible d’aller… » James Cook

James Cook est né le 27 octobre 1728, au Royaume-Uni, dans le Yorkshire. Il grandit ainsi à la campagne et commence à travailler chez un épicier du port de pêche de Saithes. Habitué au climat marin, il décide d’intégrer à 27 ans, la Marine Royale britannique. Etant remarqué très vite pour la précision de sa cartographie et ses qualités de direction, le jeune homme est nommé commandant du navire Endeavour, et dirige donc de nombreuses expéditions outre-mer, notamment dans le Pacifique sud.

Au cours de son premier voyage, entrepris entre 1768 et 1771, James Cook passe par le Cap Horn et cartographie la Nouvelle-Zélande. Il est ensuite le premier navigateur à explorer la côte est de l’Australie et les îles de Java et de Sumatra.

L’explorateur effectue un second voyage, de 1772 à 1773, qui le mène au-delà du cercle polaire Antarctique. Il y découvre les futures îles Cook, la Nouvelle Calédonie, Niue et les îles Sandwich et réalise leurs cartes.

James CookTrois ans plus tard, Cook part pour son troisième voyage, où il explore une nouvelle fois le Pacifique et découvre Hawaï. Puis il passe par le détroit de Béring, navigue sur l’Océan Arctique pour finalement retourner aux îles Sandwich, où il est tué par des indigènes en 1779.

James Cook reste connu comme un grand explorateur du XVIII e siècle, grâce à qui la cartographie de nombreuses îles fut réalisée, ainsi qu’une avancée dans la prévention du scorbut chez les marins. Ses louanges sont aujourd’hui chantées, dans l’«Advance Australia Fair», hymne australien depuis 1974.

http://www.franceculture.com/emission-la-marche-des-sciences-capitaine-james-cook-un-mousse-devenu-explorateur-2011-01-20.html

 

Marguerite W.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 16:23

rizieres 940x705-copie-1Bali est une île d’Indonésie située entre les îles Java et Lombok, dans l’archipel indonésien (comptant 13677 autres îles). Sa superficie est de 5637 km2. Elle compte un peu plus de 3 millions d’habitants. Sa capitale : Denpasar se situe au sud de l’île. Bali possède une grande diversité géographique qu’elle doit notamment à ses volcans et ses montagnes. Baignant dans l’océan indien, l’île bénéficie d’un climat chaud et humide tout au long de l’année : environ 31 C°. L’île se démarque du reste de l’Indonésie du fait d’être la seule île hindouiste au milieu du plus grand pays musulman.

Bali attire chaque année plus d’un million de visiteurs qui ne repartent jamais sans avoir été insensible à son charme et sa beauté.

Une ancienne colonie néerlandaise

C’est en 1597 que s’établissent les premiers contacts entre des navigateurs hollandais (dont le capitaine de cette expédition était Cornelis de Houtman) et l’île de Bali. Ces premières relations sont amicales mais changent brusquement au moment  de la fondation de la Compagnie de Hollande et d’Inde Orientale.

Pendant plusieurs années les conditions maritimes près des côtes balinaises dissuadent les navires étrangers. Mais en 1817-1818 les Pays Bas comme beaucoup d’autres pays d’Europe sont conscients de l’intérêt pour le commerce avec l’archipel indonésien.  Cette période engendre des conséquences catastrophiques pour d’innombrables régions mais Bali ne fut exposée que tardivement à l’avidité des puissances coloniales.

En 1848, la première expédition néerlandaise arrive  à Buleleng , une province au Nord de Bali. Mais les envahisseurs sont repoussés à Jagaraga. Ces derniers reviennent un an plus tard, avec une artillerie massive pour anéantir tous ceux qui se trouveront sur leur passage. Ainsi commence le sanglant chapitre de l’histoire de Bali. Mais les Européens n’avaient pas prévu  la fierté suicidaire, épris de liberté, des balinais : dans un suicide collectif hommes et femmes se jettent dans les pluies de balles néerlandaises et les pertes furent considérables.

Les Néerlandais firent signer « un traité de paix » aux Balinais. Traité de paix qui reconnut aux Pays Bas le pouvoir suprême. Ainsi le premier gouverneur néerlandais s’installa  à Singaraja. Deux invasions suivront et seront pudiquement appelées : « expéditions ».

Suite à la lutte du leader indépendantiste Achmed Sukarno, qui bénéficiait du soutien des Etats-Unis et de l'ONU,  l'Indonésie retrouve son indépendance le 27 décembre 1949.

Une religion inspirée de l'hindouisme javanais:

A Bali le tout est un. Pour comprendre Bali il faut accepter cette unité basée sur un concept cosmique, l’ensemble étant situé sur le pivot terrestre d’une balance devant équilibrer les tensions entre le monde des dieux et celui des démons.

La religion de Bali, de nos jours, est inspirée de l’hindouisme javanais, qui ne s’est pas imposé du jour au lendemain sur l’île. La forme balinaise de l’hindouisme était la religion de la noblesse et de la cour,  ne fut adoptée par le reste de la population qu’au cours des cinq derniers siècles.

Bali est défini e comme une particularité indonésienne puisque l’islam est la religion la plus rependue dans l’archipel indonésien. Avant de subir l’influence de l’hindouisme, la religion des Balinais reposait sur deux principes : la nature et les ancêtres. Tout objet de la création possédait une âme, ce qui impliquait que tout être était lié.

Encore aujourd’hui le sens religieux des Balinais s’exprime à travers leurs comportements de vivre au quotidien avec la certitude que grâce à leurs cultes et leurs rituels,  ils maintiennent l’équilibre des mondes. Ainsi chaque jour  il faut harmoniser le monde des dieux et celui des démons par des offrandes composées de riz (le grain de riz qui est un symbole de bénédiction)  et de fleurs.

A Bali le calendrier religieux comporte de nombreuse fêtes mais la plus grande fête qu’un balinais puisse avoir l’honneur de célébrer est la « Eka Dasa Rudra » sorte de fête de la Rédemption, qui a pour but de purifier l’île et de rétablir l’harmonie dans le monde et qui n’a lieu qu’une fois tous les cent ans.

Lola S

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Chloé Maillier - dans Voyage
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