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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 19:50
Les formations et les métiers dans la Marine

La Marine Nationale a un besoin constant de recrutement chaque année. Elle doit recruter 3000 marins tous les ans pour garantir sa capacité opérationnelle. La Marine a besoin de nombreux jeunes talents motivés pour armer ses équipages. En effet, le rythme élevé de ses activités impose des équipages jeunes, dynamiques et formés aux équipements les plus modernes. Elle tire sa force de cette jeunesse et de la qualité de ses équipages. La moyenne d'âge des marins est ainsi de 29 ans pour les unités opérationnelles, avec un flux d'entrée autour de l'âge de 20 ans.

La Marine en effet procède à un recrutement riche et varié sous différentes formes :

 

- Par filière : 200 officiers, 770 officiers mariniers, 1300 matelots, 180 mousses, 550 volontaires

- Par niveau de formation (par écoles)

- l'Ecole Navale avec 65 élèves en première année

- l'Ecole de Maistrance de Bac à Bac +2 avec 770 élèves en 4 promotions

- l'Ecole des Matelots de niveau 3ème à Bac avec 1300 recrutements,

- l'Ecole des Mousses de niveau 3ème ou 2nde : une promotion de 180

-Par domaine d'emploi comme sécurité/protection : 750, Mécanique/électrotechnique : 470...

Ainsi il existe différents postes à pourvoir au sein de cet organisme militaire, nous nous pencherons donc dans un premier temps sur les formations nécessaires, puis dans un second temps sur les différents métiers existants avec quelques exemples dans certains domaines.

Il existe plusieurs écoles de formation selon les différents postes et grades visés dans la Marine Nationale.

1) L'Ecole navale de Lanvéoc-Poulmic

 

Elle forme les officiers qui pourront par exemple commander une frégate, un sous-marin ou une flotte d’aéronefs. Les élèves y reçoivent une formation humaine et militaire qui les prépare à commander un équipage, ainsi qu’une formation scientifique pour comprendre les systèmes complexes que l’on trouve à bord d’un bâtiment de la Marine (mécanique, électronique, acoustique sous-marine...) et enfin une formation maritime pour appréhender la mer. Ils s’initient aux notions de base de la navigation sur un simulateur avant de prendre la mer sur un bâtiment école ou d’instruction à la navigation. Tous les élèves pratiquent la voile sur une vingtaine de voiliers et deux goélettes. L’école dispose en outre de huit bâtiments écoles, plus quatre bâtiments pour s’habituer à la manœuvre et à la navigation.

Les élèves peuvent également s’initier au pilotage d’hélicoptères et d’avions. Pour intégrer l’Ecole Navale, les candidats doivent se présenter à un concours à la suite duquel 65 sont retenus. Ils entament alors six semestres de formations différentes selon la filière vers laquelle ils se dirigent pour leur future carrière. Au cours du dernier semestre, ils suivent un stage professionnel à bord d’un bâtiment de la Marine puis reçoivent leur diplôme d’officier de la Marine ainsi qu’un diplôme d’ingénieur. Les nouveaux lauréats peuvent ensuite intégrer un poste d’officier dans leur filière.

2) L'Ecole de maistrance

 

Elle incorpore et forme les futurs officiers mariniers (sous-officiers de la Marine nationale) au rythme de quatre sessions annuelles d'une capacité moyenne de 200 élèves. Ils sont recrutés sur dossier de niveau BAC à BAC + 3 dans toute la France, l'obtention du BAC étant une condition impérative d'admission à l'école. Ces jeunes garçons et filles, âgés de 17 à 25 ans reçoivent en 16 semaines un enseignement commun à toutes les spécialités, dans les domaines de la formation militaire, maritime et sportive. À l'issue, ils rejoignent leur école de spécialité pour y acquérir le brevet d'aptitude technique (BAT), dans un centre de formation Marine ou interarmées. Pendant leur séjour dans cette école, les élèves suivent une formation initiale de 16 semaines qui comprend :

- une instruction militaire et maritime

- une formation sécurité et premiers secours

- une formation pratique à l'encadrement

- un développement de la condition physique

- 5 voies d'approfondissement ciblées pour mieux se préparer aux spécialités futures

- un enseignement en sciences humaines

Dès la sortie de l’Ecole de Maistrance, les élèves vont suivre une formation de technicien en école de spécialité dont la durée varie de 6 à 12 mois (3 ans pour la spécialité d’infirmier), avec 26 spécialités et 9 domaines d'activités : les techniques maritimes, les réseaux et télécommunications, l’électronique électrotechnique, la mécanique, les métiers de l’aéronautique, la protection défense - sécurité, la santé, l’administration et les métiers de bouche. Rapidement promus au grade de second maître (1 an), les élèves de Maistrance peuvent ensuite suivre les cours du brevet supérieur de spécialité, entre 4 ans et 14 ans de service, ce qui leur permet d'accéder plus rapidement aux grades supérieurs et à une intégration dans le corps des officiers mariniers de carrière.

3) L'Ecole des mousses

 

Elle prépare chaque année des jeunes hommes et des jeunes filles qui souhaitent acquérir rapidement, par un parcours intégré, une compétence et un métier dans la Marine Nationale, en adhérant aux valeurs essentielles de l’institution militaire et du monde maritime : sens de l’honneur, disponibilité, engagement pour la nation, esprit d’équipe et d’aventure, sens de l’effort et résistance à l’adversité. La sélection des candidats s’opère sur dossier, tests et entretiens. Chaque année, une promotion de 150 jeunes est accueillie. Tout candidat à l’École des mousses doit, pour souscrire l’engagement au titre de la scolarité, avoir au minimum 16 ans et être âgé de moins de 18ans, être issu d’une classe de 3ème nationalité française, jouir de ses droits civiques. L’École des mousses assure une formation pratique et professionnelle dans un environnement privilégié et au moyen de méthodes pédagogiques éprouvées et innovantes. La formation militaire et maritime est rythmé par des moments forts : des embarquements de découverte sur de vieux gréements, tels que la réplique d’un bateau militaire du début du siècle dernier La Recouvrance et les goélettes de l’Ecole navale, des sorties sur des bâtiments de la force d’action navale, des stages de cohésion et d’aguerrissement, une formation au secourisme et à l’intervention sécurité, une formation sportive continue. A leur entrée, les mousses signent un contrat d’une durée d'1 an et obtiennent le statut militaire (contrat d’engagement) . Cela se traduit notamment par le port de l’uniforme et la perception d’une solde spéciale. En fin de deuxième trimestre, chaque élève choisit une orientation en fonction de ses aptitudes, de ses aspirations et des besoins de la Marine nationale, parmi les métiers suivants : fusilier marin (protection, défense), machine (mécanique, électricité), opérations navales (opérateur radar ou sonar, navigateur), pont (manœuvres du navire, conduite d’embarcations légères), maintenance aéronautique (mise en œuvre, préparation pour le vol, entretien), pont d’envol (manœuvre des aéronefs). À la fin de leur scolarité, les mousses reçoivent le « Brevet de Mousse » et se voient proposer un premier contrat de 4 ans pour rejoindre les Quartiers-maîtres et Matelots de la Flotte (QMF). Ils suivent alors une formation de 3 à 4 semaines pour apprendre les bases du métier qu’ils ont choisi et rejoignent leurs unités. Durant ces 4 années d’engagement, les meilleurs d’entre eux se voient proposer l’accès au Brevet d’Aptitude Technique de spécialité (BAT), qui leur ouvre les portes du corps des officiers mariniers et la possibilité de souscrire un nouvel engagement.

Ainsi, toutes ces formations aboutissent à de nombreux métiers qui se répartissent sous des domaines différents.

A) Dans l'armement

 

Deux métiers existent : les mécaniciens d’armes et les électroniciens d’armes.

- Le mécanicien d’armes est responsable des systèmes d’armes des bâtiments de combat et des sous-marins. Spécialiste en hydraulique, pneumatique et automatismes, il assure la maintenance des systèmes d’armes (canons, missiles, torpille). Il prépare, réalise et supervise les tirs. Il assure également la veille optique à la mer qui complète le système de détection radar. Il est affecté à bord de bâtiments de combat et sous-marins de tous types.

- L’électronicien d’armes assure la maintenance préventive et corrective, ainsi que la mise en œuvre des différents systèmes d’armes : missiles, canons. C'est un spécialiste en informatique de commande, électronique, électrotechnique, automatique et optronique. Principalement affecté à bord des bateaux, il dirige les tirs depuis le Central Opérations et sa place est donc au cœur des opérations navales. Ces deux métiers nécessitent d’être diplômé de l’Ecole de Maistrance et d’avoir entre 17 et 25 ans pour un contrat de dix ans.

B) Dans les opérations navales

 

Il existe également plusieurs métiers mais les principaux sont les détecteurs anti sous-marins et les plongeurs démineurs.

- A bord d’une frégate ou d'un sous-marin, le détecteur anti-sous-marins assure la mise en œuvre et la maintenance des installations de détection sous-marine. Intégré aux équipes de combat au sein du Central Opérations, il est "l’oreille" du bâtiment pour identifier toutes les menaces sous-marines. Il peut aussi se spécialiser et devenir conseiller du commandement en matière de discrétion acoustique ou expert dans l'analyse et classification des sons détectés : c'est le rôle de "l'oreille d'or". La spécialisation "guerre des mines" permet de devenir expert dans la détection des dangers statiques immergés : mines, obstacles naturels.

- L'officier marinier plongeur démineur est un spécialiste de la plongée, qu'elle soit «autonome» ou en scaphandre, à l’air, aux mélanges suroxygénés ou à l’oxygène pur. Embarqué sur un bateau du type chasseur de mines ou basé à terre au sein d'un groupe de plongeurs démineurs (implantés à Cherbourg, Brest et Toulon), il recherche, identifie et neutralise les engins explosifs détectés en mer et dans les ports. Il est également un spécialiste des travaux sous-marins en général : soudure, assemblage et découpage de structure métallique, déblaiement des accès portuaires. Il participe à des opérations de déminage à l'étranger et à des actions de service public. Pour effectuer ces métiers il faut être diplômé d’une des écoles de la Marine et avoir entre 17 et 25 ans pour un contrat de 10 ans.

C) Dans la mécanique et la maintenance navale

 

Il existe également plusieurs métiers mais les principaux sont les mécaniciens navals et les matelots machine.

- Le mécanicien naval est responsable de l’entretien des systèmes de propulsion du navire, de la production d’électricité, de la circulation de l’eau et de l’air, de la production de froid et l'énergie hydraulique. Polyvalent, il doit être capable d’intervenir sans délai sur toutes les installations, même en mer. Il est affecté à bord de tous types de bâtiments de combat et sous-marins, ou encore au sein d’une unité de maintenance dans une base navale à terre. Il peut s'orienter vers une carrière d'atomicien et occuper des postes à haute compétence technique comme responsable de la conduite des chaufferies nucléaires à bord des sous-marins ou du porte-avions.

- Passant le plus clair de son temps en salle des machines, le matelot « Machine » s’occupe des moteurs, des turbines de propulsion et des systèmes de distribution d’électricité à bord. Il assure la maintenance préventive du matériel, identifie les causes de pannes éventuelles et répare les pièces défectueuses. Son objectif : faire en sorte que jamais la mission du bâtiment ne soit menacée par une panne machine. Il peut être embarqué à bord de bâtiments de tous types (porte-avions, frégates, chasseurs de mines, sous-marin) ou travailler dans des ateliers de maintenance à terre. Pour effectuer ces métiers, il faut être diplômé d’une des écoles de la Marine et être âgé de 17 à 25 ans pour un contrat de 10 ans.

D) Dans l'aéronautique navale

 

Il existe également plusieurs métiers mais les principaux sont les pilotes de l’aéronautique navale et les matelots ponts d’envol.

- Le pilote de l’aéronautique navale est un officier au cœur de missions aériennes très variées : protection d'une force, assaut contre des unités à terre ou en mer, renseignement, lutte anti-sous-marine, sauvegarde maritime ou secours en mer. Selon ses aptitudes et ses mérites, l'élève - pilote sera affecté à l'issue d'un tronc commun vers la filière pilote de chasse (Rafale et Super Etendard), pilote de multimoteurs (Atlantique 2, Falcon 50...), pilote de guet aérien (Hawkeye) ou encore pilote d’hélicoptères (Lynx, Panther, Caïman...). Opérant de jour comme de nuit, depuis une base aéronautique navale ou un bateau porte-aéronefs (porte-avions, bâtiments de transport, frégates), il peut être amené à intervenir sur des théâtres d'opérations très divers, au large des côtes françaises mais aussi à l'étranger. L’admission est possible également via le concours de l'Ecole Navale.

- A bord du porte-avions ou d'un bâtiment porte-hélicoptères, le matelot «Pont d’envol» assure les manœuvres des avions et hélicoptères avant et après chaque vol. Il met en œuvre le matériel de protection et de fixation des aéronefs et peut effectuer aussi leur ravitaillement en kérosène. Prêt à intervenir pour prévenir tout accident, il veille à la sécurité du personnel et du matériel en zone de circulation des aéronefs. Pour effectuer ces métiers, il faut être diplômé d’une des écoles de la Marine et avoir entre 17 et 25 ans pour un contrat de dix ans.

E) Dans les métiers de la protection et de la sécurité navale.

 

Il existe également plusieurs métiers mais les principaux sont les fusiliers marins et les marins pompiers de la flotte.

- A terre, le fusilier marin protège tous les sites sensibles de la Marine: unités à quai, arsenaux, bases

navales et aéronavales, centres de transmissions. Il garantit la sécurité des lieux : gestion des alarmes et de la vidéosurveillance, patrouille, ou intervention en équipes. Embarqué, il est chargé du respect de l’ordre, des consignes de sécurité et de la protection contre les intrusions. Formé au combat et aux techniques d’interpellation, il effectue des interventions armées afin de lutter contre les actes de malveillance. Des qualifications particulières sont accessibles sur sélection au fusilier marin comme maître-chien, parachutiste, tireur d'élite ou bien sûr la filière commando.

- Le marin pompier de la Flotte est chargé de la prévention des sinistres, de la sauvegarde des personnes et de la protection des matériels. En tant que chef d’équipe, il dirige l'intervention avec efficacité et autorité en cas de sinistres ou de secours à personne. Embarqué, il peut également faire partie de l’équipe de brancardiers à bord de tous types de bâtiments. Lorsqu’il est affecté à terre au sein d’une base navale, d'une compagnie de marins-pompiers, en école ou en état-major, il apporte son appui aux sapeurs-pompiers départementaux en milieu civil. Pour effectuer ces métiers, il faut être diplômé d’une des écoles de la Marine et avoir entre 17 et 25 ans pour un contrat de dix ans.

F) Dans les réseaux et télécommunications.

 

Il existe deux métiers : les matelots opérations navales et les spécialistes des systèmes d’information et de télécommunications.

- A bord des bateaux et à terre, le matelot « opérations » peut se voir confier diverses fonctions opérationnelles. Au central opérations, il assure la mise en œuvre des équipements électroniques de détection aérienne (radar),

de détection sous-marine (sonar) et de guerre électronique. Au PC Telec, il opère sur les systèmes d’information. Il contribue à l’administration des réseaux et à la maintenance de systèmes de télécommunications (Intranet, réseaux satellitaires et réseaux spécifiques Marine).

- Le spécialiste des systèmes informatiques installe, configure et assure la maintenance opérationnelle des moyens télécoms (radios, transmission de données,...), du réseau local et des ordinateurs du bord. A terre, il assure la supervision des réseaux de la Défense au sein d’un centre de gestion et apporte assistance aux utilisateurs. Il peut aussi être affecté dans une unité de l’aéronautique navale, de commandos marine ou du renseignement, ainsi que dans un organisme interarmées ou OTAN. De nombreux stages de formation à des matériels spécifiques jalonnent sa carrière. Pour effectuer ces métiers, il faut être diplômé d’une des écoles de la Marine et avoir entre 17 et 25 ans pour un contrat de dix ans.

G) Dans les métiers du soutien de l'homme

 

Il existe également plusieurs métiers mais les principaux sont les gestionnaires des ressources humaines et les matelots bureautiques.

- Le gestionnaire des ressources humaines est chargé du suivi du personnel en termes de carrière (notation, avancement, formation) et de gestion comptable (soldes, indemnités de déplacement, retraites). Présent à bord de bâtiments de tous types (porte-avions, frégates, avisos, chasseurs de mine) ou au sein des unités à terre, il est celui auprès duquel tout marin peut se renseigner et être conseillé pour ce qui concerne les aspects administratifs de son engagement.

- Le matelot "Bureautique" assure des fonctions administratives ou d’accueil : secrétariat (rédaction de courriers, préparation de réunion), tâches relatives à la comptabilité et à la gestion du matériel, ou tâches de suivi et d'information du personnel (carrière, salaire, emploi). Il peut être affecté à terre ou embarqué à bord de bâtiments de tous types (porte-avions, frégates, bâtiment de projection et de commandement). Pour effectuer ces métiers il faut être diplômé d’une des écoles de la Marine et avoir entre 17 et 25 ans pour des contrats renouvelables jusqu’à dix ans.

Enfin, les autres métiers restant sont les places d’accès aux concours d’entrée aux écoles de la Marine ainsi que tous les postes des volontaires/mousses.

Ainsi l’équipage du Forbin comporte 27 officiers, 120 officiers mariniers ou sous officiers (dont Eloi fait partie)et 46 quartiers-maîtres et matelots qui effectuent tous l’un de ces différents métiers.

Pour conclure, voici un petit teaser youtube montrant la dernière campagne de recrutement de la Marine Nationale avec un petit aperçu de certains métiers.

 

Augustin Marchand

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Chloé Maillier-Fonta
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 18:05
Le point sur les grades, formations et qualifications des marins
Le point sur les grades, formations et qualifications des marinsLe point sur les grades, formations et qualifications des marins

Ce début 2015 est l’occasion de revenir en quelques lignes sur la fin d’année 2014 du Forbin.

Ces derniers mois ont été à nouveau bien remplis. Après la phase d’entrainement intensif que j’évoquais dans la newsletter précédente, nous avons enchainé périodes à quai et à la mer, alternance entre exercices et entretien du bâtiment. La rentrée de septembre fut également l’occasion d’accueillir formellement les nouveaux embarqués au sein de l’équipage, au cours d’une cérémonie de remise de l’écusson « FORBIN » (voir photo ci-dessous) menée par le commandant.

Fin novembre, le Forbin a participé, avec le BPC Mistral, au salon EURONAVAL. Nous avons accueilli à bord des délégations civiles et militaires de différents pays pour leur présenter nos savoir faire militaires et industriels. En effet, ces visites sont organisées conjointement avec les principaux industriels français du secteur de la défense et participent aux actions de représentation qui sont partie intégrante des missions de la Marine.

Quelques semaines plus tard, le « Caio Duilio », un de nos « sistership » de la marine italienne, a participé à un exercice organisé au large des côtes de Provence. Ce fut l’occasion pour plusieurs marins du Forbin de passer une journée à bord et de dialoguer avec nos homologues italiens. Comparaison de matériels, différences d’organisation, partage de bonnes pratiques... Ces échanges nous permettent de tisser des liens entre la Marine Nationale et la « Marina Militare », avec qui nous sommes fréquemment amenés à travailler.

Enfin, le Forbin a organisé début décembre une cérémonie de remise de décorations et de passages de grades, quelques membres de la 8ème compagnie.

C’est pour moi l’occasion de vous donner quelques explications sur les grades et les

principaux niveaux de qualification dans la marine.

Comme vous le savez peut-être, les grades sont répartis en trois grands groupes :

- quartiers-maîtres et matelots ;

- officier marinier

o officier mariniers subalternes

o officiers marinier supérieur

- officiers

o officiers subalternes

o officiers supérieurs

o officiers généraux.

En parallèle de ces grades, les marins ont différents niveaux de qualification, qui correspondent sensiblement à leur niveau de formation, civile ou militaires :

- les jeunes matelots débutent par une formation initiale, qui leur enseigne les connaissances communes à tous les marins militaires ainsi que les premières bases de leur futur métier (pont/passerelle, machines, opérations...)

- les quartiers-maîtres expérimentés et jeunes second-maîtres suivent un « Brevet d’Aptitude Technique », qui comporte des cours plus approfondis dans leur spécialité (manœuvrier, timonier, électricien, mécanicien, détecteur...)

- les officiers-mariniers subalternes expérimentés peuvent accéder au « Brevet Supérieur », qui leur permet d’approfondir leurs connaissances dans leur spécialité pour devenir des experts de leur domaine. Ce brevet leur ouvre la voie vers de plus grandes responsabilités ;

- enfin les officiers-mariniers supérieurs peuvent suivre un « Brevet de Maîtrise » pour devenir des spécialistes dans leur domaine et occuper des postes de cadres.

En ce qui concerne les officiers, tous suivent une formation initiale à l’Ecole navale. Les officiers subalternes expérimentés accèdent à une formation dite « de niveau II » en fonction de leur spécialité. Enfin les officiers supérieurs les plus brillants accèdent à l’Ecole de guerre, qui prépare aux postes à haute responsabilités.

 

Sur ces quelques explications, je vous souhaite, au nom du Forbin et de la 8ème

une très bonne année 2015 !

Eloi B

 

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Chloé Maillier-Fonta
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 16:13

Les commandos marines ont été créés pendant la Seconde Guerre mondiale en Angleterre. Leur première intervention a eu lieu lors du débarquement en Normandie. Entre 1700 et 2500 personnes composent les fusiliers et les commandos. Ils font partie des unités spéciales. Ils sont sous le commandement de l’ALFUSCO, l’Amiral commandant les fusilliers marins et les commandos qui est basé à Lorient. Les commandos sont la quatrième force organique de la marine. Les trois premières sont la force d’action navale, la force d’action sous-marines et l’aéronautique navale.

Pour être recruté, il faut avoir des bonnes conditions physiques, des grandes capacités mentales. Le parcours d’obstacles est une des épreuves qui a lieu pour le recrutement et pour le finir, le mental fait la différence. Les commandos sont à la base des gens ordinaires  avec de bonnes conditions physiques et avec de grandes capacités mentales mais ils réalisent des choses extraordinaires.

Les différentes missions que les commandos effectuent sont des opérations spéciales dont la neutralisation de personnel et de matériel, la protection et l’évacuation de ressortissants, des missions de reconnaissance, des assistances opérationnelles… des missions générales tels que des missions aéromaritimes, des opérations amphibies, des missions de guidage et d’appui feu, des renforts des différentes équipes de visites, des missions pour la protection des intérêts nationaux, des contrôles d’embargo, des missions de sauvegarde en milieu maritimes, des opérations de police des mers (pêches non autorisées, immigration clandestines…) des missions contre le piratage, des libérations d’otages,  des missions de lutte contre le terrorisme maritime et contre les trafics de produits illicites, des sabotages, des infiltrations maritimes, des assauts. Les différentes missions des fusiliers marins sont surtout la protection des sites sensibles de la marine : dépôts de munitions, port militaire, stations de transmissions et bases aéronautiques navale, la protection des navires de la force navale en maintenant l’ordre sur les bateaux et en protégeant toute intrusion sur le navire.

Il existe 6 branches de commandos marines qui sont les commandos Jaubert, Trépel, de Montfort, De Penfentenyo, Hubert et Kieffer. Le commando Jaubert porte le nom du capitaine de frégate François Jaubert qui a été tué le 29 janvier 1946 en Indochine,le commando Trépel porte le nom du capitaine Charles Trépel disparu en février 1944 durant un raid en Hollande. Le commando de Montfort porte le nom de l’enseigne de vaisseau Louis de Montfort tué le 27 novembre 1946 en Indochine. Le commando de Penfentenyo porte le nom de l’enseigne de vaisseau Alain de Penfentenyo tué le 12 février 1946 en Indochine. Le commando Hubert porte le nom du lieutenant Augustin Hubert tué le 6 juin 1944 à Riva Bella. Le commando Kiefer porte le nom du capitaine de frégate Philippe Kieffer fondateur des commandos marins français, mort en 1962.

Les commandos sont tous formés à toutes les missions qui leurs sont demandées mais ils ont chacun des formations plus poussées dans un ou plusieurs domaines. Les commandos du groupe Jaubert et Trépel sont spécialisés dans les assauts en mer, les extractions en mer et dans les combats en milieu clos. Ceux du groupe de Montfort sont eux spécialisés dans les missions d’appui et dans les neutralisations à distance. Ceux du groupe de Penfentenyo sont spécialisés dans les missions de reconnaissances, et dans les missions de renseignement. Ceux du groupe  Hubert sont spécialisés dans les actions sous-marines et sont surtout composés de nageurs de combat. Ceux du groupe Kieffer sont spécialisés dans la recherche d’explosifs improvisés, dans la recherche de drones, dans la guerre électronique, dans le déminage et dans le combat en environnement NRBC c’est à dire un environnement nucléaire, radiologique, bactériologique ou chimique.

Pour se déplacer, les commandos utilisent des embarcations rapides telles que des Ecume (Embarcation commando à usage multiple embarquables). L’Ecume est long de 7,33m, pèse 2,5t (poids à vide), est propulsé par deux moteurs de 175 chevaux, va à 45 nœuds (83.34 km/h) et peut emporter 10 commandos, un pilote et un chef de raid. Leurs équipements sont à la pointe de la technologie. Ils utilisent des fusils qui fonctionnent même s’il y a de l’eau dans le canon, ont des mini sous-marins pour se déplacer sous l’eau en toute discrétion, utilisent des bouteilles d’oxygène pour aller sous l’eau avec un recycleur qui augmente leur autonomie et permet de faire le moins de bulles possible

JB.BAUDET

Les fusiliers marins et les commandos: des missions à hauts risques!
Les fusiliers marins et les commandos: des missions à hauts risques!
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Chloé Maillier-Fonta
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 10:46

Le 19 juin 1988, l'aéronautique naît à Toulon. Elle n'emploie alors que 112 personnes, un modeste début qui est aujourd'hui une force importante sur laquelle la Marine peut compter.

La «marine de l'air» emploie 6747 civils et militaires et compte environ 211 aéronefs, répartie sur 17 escadrilles et flottilles. L’aéronavale a en plus six bases terriennes, dont une en outre­mer. Elle est divisée en de nombreuses parties, comme :

­Le groupe aérien embarqué sur le porte­-avion et l'aviation de patrouille et de surveillance maritime

1/Le groupe aérien embarqué sur le porte­-avion

Il est basé dans le Finistère et dans le Morbihan, respectivement à Landivisiau et à Lann­Bihoué, et est composé de deux flottilles de combat (11F et 17F), d'une flottille d'interception (12F), d'une flottille de guet aérien (4F), et d'un centre d'entraînement et d’instruction.

Ce groupe (GAE) est attaché au seul porte­-avion de l'armée française qu'est le Charles de Gaulle.

Sa mission est de dissuader, mais aussi d'intervenir le cas échéant. Chaque flottille est armée d'avions créés pour une fonction précise:

­- Le super­étendard des deux flottilles de combat participe aux prises d'assaut d’objectifs terrestres et marins, aux missions de reconnaissance et à la dissuasion nucléaire.

­- Le E­2C Hawkeye de la 4F est spécialisé dans le contrôle aérien et le guidage d'assaut terrestre et le Rafale Marine pour la domination aérienne dans la 12F (12ème flottille).

Tous les avions cités précédemment ont été retouchés pour pouvoir atterrir correctement sur le porte-­avion: les trains d’atterrissage ont été renforcés, et les«catapultes»(utilisées pour décoller)

2/L'aviation de patrouille et de surveillance maritime

Elle est composée de deux flottilles, une à Lann ­Bihoué et une autre à Nîmes­Garons dans le Gard.

Le détachement a pour missions principales:

­- Le renseignement en mer et l'établissement de la situation tactique au profit d'une force navale

­- La lutte anti­ sous­marine et anti­navire pour laquelle il dispose de missiles AM­39 et de torpilles.

De nombreux aéronefs ( des hélicoptères de secours au super­étendard) sont mis à son service: Falcon 50M, Nord 262E, Dauphin Pedro pour le secours, et logiquement rafales, super­étendards et autre avions puissamment armés pour la lutte anti­navire et anti­sous­marine.

3/Les hélicoptères embarqués

Lynx, Panther, Dauphin, NH90 sont des hélicoptères de combat respectivement embarqués sur des frégates anti­-sous­marine, sur des frégates de surveillance type Lafayette et sur des frégate de défense aérienne.

Ils sont là pour la défense du navire, des missions de secours maritime, pour des reconnaissances et des transports de personnel et de matériel mais surtout pour la lutte anti-sousmarine, la lutte anti-surface et le contre-terrorisme maritime.

Les multifonctionnalité des NH90 ( Caïman marine) a conquis experts et pilotes(combats, transports, évacuation, repérage...).

 

"Voler, Voguer, Combattre" : la devise de l'aéronavale française retentit de plus en plus souven depuis ces dix dernières années. En effet, l'intensité des opérations n'a cessé de croître, et les résultats positifs prouvent aujourd'hui que notre système maritime est opérationnel, quoique le matériel commence à dater, d'où l'échange et la rénovation de nombreux appareils, jugés désuets.

Mais ces rénovations vont prendre beaucoup de temps : non seulement les aéronefs, en particulier militaires, coûtent cher, mais le budget de la Défense va rester à la baisse, puisque depuis la crise, les fonds de l'armée ne font que baisser ou stagner : 31,4 milliards d'euro pour l'année 2015

 

Arthur T

L'aéronavale dans la marine
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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 16:45

L'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (North Atlantic Treaty Organization), NATO aussi nommée "l'Alliance") est une organisation politico-militaire qui  rassemble de nombreux pays occidentaux, dont le but premier est d'assurer leur défense commune contre les menaces extérieures ainsi que la stabilité des continents ou sous-continents européen et nord-américain.

Après la Seconde guerre mondiale (1945), les Européens veulent assurerleur sécurité, ils veulent prévenir une autre guerre en Europe alors qu'à l'Est la menace communiste se fait de plus en plus forte, surtout après le départ de la majorité des troupes américano-canadiennes qui stationnaient en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les alliés européens souhaitent l’aide des États-Unis pour assurer efficacement leur défense.

Initialement, l'OTAN est née d'une incapacité de l'ONU à assurer la paix mondiale, bloquée par de multiples vétos soviétiques. C’est pourquoi, pour réaliser l’alliance qui permettrait la paix, les Occidentaux décident de contourner l’article 51 de la charte de l’ONU, afin d’éviter des vétos contraignants de l’ONU. De plus, l’article 51 stipule qu’une association de nations pour une défense collective n'a pas besoin de l'autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU.

La ratification de l'Alliance de l’Atlantique est réalisée le 4 avril 1949 à Washington à la suite de négociations lancées par les cinq pays européens signataires du traité de Bruxelles  (Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas et Royaume-Uni) avec le Canada et les États-Unis, et cinq autres pays d'Europe invités à participer (Danemark, Italie, Islande, Norvège et Portugal). Certaines nations européennes telles que l'Autriche, la Finlande, l'Irlande, la Suède et la Suisse n'en font pas partie en raison de leur rôle militaire neutre.

 

Concrètement, l'Alliance avait pour vocation d'assurer la sécurité du continent européen après la Seconde Guerre mondiale, en prévenant d'éventuelles résurgences de l'impérialisme allemand et en s'opposant à toute tentative expansionniste de l'Union soviétique. Entre 1955 et 1991, l'adversaire désigné de l'OTAN est le Pacte de Varsovie (organisation de sécurité de pays dirigés par l’Union Soviétique  se présentant comme politiquement et militairement symétrique à l'alliance atlantique). Le rôle de l'OTAN consistait au cours des années de guerre froide à « garder les Russes à l'extérieur, les Américains à l'intérieur et les Allemands sous tutelle » (Hastings Lionel Ismay, secrétaire de l’OTAN de 1952 à 1957).

 

  • Grandes Interventions de l’OTAN depuis sa création :

  • Afghanistan : Adoption par les 50 pays contributeurs de l'Opération de la force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan (2001 et 2014)

  • La défense antimissile : Déclaration de la mise en œuvre d'une capacité "intérimaire" de défense antimissile de l'OTAN.

  • Le développement capacitaire : Adoption d'un "Paquet défense" visant à renforcer le développement et l'emploi des capacités multinationales ainsi qu'à renforcer l'interopérabilité des Alliés (compatibilité des armements)

 

  • L’OTAN aujourd’hui

Depuis la création de l'OTAN, les menaces auxquelles doivent faire face les Alliés ont considérablement changé. Aujourd'hui, il n'y a plus de frontières aux nouvelles menaces telles que le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive et des missiles, les cyberattaques, la piraterie, l'insécurité énergétique. Détecter et lutter contre ces nouvelles menaces afin d'assurer la paix, la stabilité et la sécurité dans la région euro-atlantique est la priorité de l'Alliance.

 

L’OTAN et la France

Au milieu des années 1960, la menace sur le monde et notamment sur l'Europe est sérieusement retombée. L'équilibre nucléaire entre les deux mastodontes que sont les États-Unis et l'URSS a fortement infléchi la doctrine américaine, et la nouvelle stratégie qui en découle, dite de « riposte graduée », ne garantit plus l'Europe d'une intervention américaine en cas d'agression atomique. C’est pourquoi, le 7 mars 1966, le Général De Gaulle décide officiellement de se retirer de l’OTAN.

Le président Nicolas Sarkozy annonce le 11  mars 2009 le retour de la France dans le commandement milliaire intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). Cette réintégration marque une rupture avec la politique traditionnelle de la France.

 

Augustin M.

 

L'essentiel sur l'OTAN
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Chloé Maillier-Fonta
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 17:47

Les Turquoises 2014/2015 ont pris comme chaque année le relais du partenariat avec le Forbin et la Marine nationale. René-Pierre M est parti sous d'autres horizons et c'est Eloi B. qui nous parraine cette année. C'est avec un grand plaisir que nous découvrons les premières actualités du Forbin en activité intense depuis la troisième semaine de septembre.

 

Bonjour à tous,

 

Nous sommes rentrés de vacances le 15 septembre, pour attaquer d'emblée un programme dense jusqu'à la fin de l'année. En effet après une courte semaine à quai, nous sommes partis mener des  essais en coopération avec plusieurs marines de l'OTAN au sud de l'Italie . Sur la route du retour, nous avons accosté à Bastia, notre ville marraine (sous un beau soleil comme vous pouvez le constater sur la photo en pièce-jointe). Cette escale a permis d'organiser des visites du bord pour les Bastiais.
De retour à Toulon le lundi, nous avons immédiatement enchainé sur un cycle de 2 semaines d'entrainements appelé "Remise A Niveau Opérationnel". Cela consiste en différents exercices dans tous les domaines, à quai comme à la mer, dont le but est de confirmer la pleine disponibilité opérationnelle au bâtiment. En effet, pour maintenir son savoir-faire, un navire militaire doit réaliser périodiquement un certain nombre d'exercices (ce peut être tous les mois, tous les 6 mois, tous les ans... selon le niveau de l'exercice et le domaine concerné - sécurité, tir (voir photo), lutte anti-aérienne, protection/défense, lutte anti-sous-marine...). Pour cela nous accueillons à bord plusieurs entraineurs de la "Force d'Action Navale". Ce sont des marins expérimentés, reconnaissables à bord par leurs brassard jaunes, qui, chacun dans leur domaine, jouent le rôle de conseiller et d'évaluateur : Ils assistent aux exercices et les animent (...), nous jugent, et pointent nos axes d'amélioration dans un soucis permanent de progression.
A l'issue de cette période d'entrainement, nous disposerons d'une courte période à quai pour finaliser la préparation de notre prochaine mission.

C'est donc une fin d'année chargée, qui me permettra difficilement de vous rendre visite avant début 2015. Néanmoins je serai ravi de venir vous rencontrer à Saint-Germain-en-Laye pendant une période plus calme, qui restera à fixer selon nos activités respectives. D'ici là, je vous propose de poursuivre les échanges de mails comme vous le faisiez avec René-Pierre, et je serai bien entendu ravi de répondre à vos questions.

 

Eloi B.

Une rentrée 2014 chargée pour le Forbin
Une rentrée 2014 chargée pour le Forbin
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Chloé Maillier-Fonta
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 12:01

Nous sommes partis le Vendredi 16 mai à 6h20 à la gare de St-Germain-en-Laye et sommes arrivés vers 12h à Toulon sous le soleil et toujours avec le sourire ! Puis nous  sommes allés dans un parc, place de la Liberté pour nous restaurer et reprendre des forces avant d’entamer cette journée exceptionnelle.

Vers 14h, l'enseigne de vaisseau René-Pierre Meyer, chef du service électricité est venu nous chercher devant la base militaire afin de nous conduire dans un CTM (Chaland de Transport de Matériel). Le commandant nous a fait une petite visite de la base et nous avons pu découvrir avec stupéfaction l’unique porte-avion français qui fait plus de 300 mètres de long, le Charles de Gaulle!

Ensuite le CTM nous a  débarqués sur le quai où se trouvait le Forbin et nous avons pu constater sa longueur : 153 mètres. Nous sommes montés à bord de cette frégate de défense aérienne pour aller poser nos sacs dans le carré des officiers. Après, nous sommes ressortis et nous nous sommes installés dehors pour poser des questions à René-Pierre toujours dans la bonne humeur !! Après cet entretien, nous sommes rentrés sur le Forbin pour entendre le mot d’accueil du commandant Xavier Tourneux et nous rafraichir. Puis, René-Pierre nous a fait une petite visite guidée du bâtiment: attention à ne pas tomber dans les échappées ! Nous avons pu découvrir l’avant du bateau, l’arrière, la salle des commandes, les cuisines, le Pont-d ’envol. Il nous a aussi expliqué comment se repérer dans le bateau grâce à l'alphabet, chaque pont étant compartimenté et repérable grâce à une lettre et un numéro, la lettre A représentant l'avant du bateau. Ensuite nous nous sommes installés dans nos postes. Certains d’entre nous étaient avec des marins ou par groupe de 2 ou 3.

A 17h, nous avons pu assister à une simulation d’incendie dans le bateau. Après s’être équipés, les marins doivent fermer toutes les portes pour ainsi éviter que le feu ne se propage. Ce fut très impressionnant. A 18h, nous avons pris la navette qui nous reliait du bateau à l’entrée de la base navale. Nous avons découvert la ville de Toulon, les petites ruelles, les boutiques… Ensuite nous avions quartier-libre pour dîner et regarder le quart de finale du Top 14: Toulon contre le Racing metro 92, victoire: TOULON!  Certains ont préféré la pizza, d’autres le poisson ! Vers 22h nous sommes rentrés à pied jusqu’au Forbin et avons traversé toute la base pendant 1h pour faire notre digestion ;-) Tout le monde s’est couché fatigué de cette journée et impatient d’être le le lendemain.

Nous nous sommes levés à 6h15 tous un peu fatigués mais la joie d’être tous ensemble a repris le dessus. Après avoir petit- déjeuné, nous avons restitué nos couchages et avons fait une visite de la base terrestre avec le commissaire-aspirant Tiphaine W. Puis à 9h, nous sommes retournés sur le bateau car c’était la journée des familles et un petit tour en mer était prévu !

Aidé par des remorqueurs, le Forbin a enfin pu partir pour un tour de 5h environ. Nous avons pu profiter du soleil et du bateau. Puis, nous avons visité la frégate de fond en comble avec le marin Stephan P. Il nous a emmenés partout, à la passerelle afin de voir où se trouvaient toutes les commandes du bateau et dans tous les coins possibles et inimaginables ! Nous avons appris que le Forbin contient 2 types de moteurs : les moteurs diesel, c’est-à-dire ceux utilisés lorsque le bateau a une vitesse inférieure à 18 nœuds et qui consomment moins d’énergie ; et les turbines qui peuvent propulser le bateau jusqu’à une vitesse de 29 nœuds, mais qui consomment bien plus en énergie. Nous sommes allés observer les canons de 76mm, les missiles 12-6 etc… Ensuite l’hélicoptère dernière génération attitré au Forbin a fait un petit tour et il y a eu une simulation d’évacuation d’une personne à la mer. D'autres bâtiments de la marine naviguaient avec nous, la FLF Courbet et la FAA Cassard.

Après notre retour à quai vers 16 heures et le départ des familles nous nous sommes tous retrouvés dans le carré officiers où nous avons visionné une présentation préparée par René-Pierre M. sur les missions de la Marine et l'actualité récente du Forbin. Puis nous avons échangé avec le commandant qui a répondu à nos dernières questions. Après l'avoir remercié chaudement pour son accueil nous avons quitté avec regret le bord.

Après avoir aussi remercié René-Pierre qui nous avait raccompagné jusqu'à notre bus nous nous sommes dirigés vers la gare de Toulon avec regret pour repartir sur Paris. Et c’est ainsi que s’achève ce périple exceptionnel qui nous a fait découvrir la vie sur un bateau militaire. Nous repartons les souvenirs plein la tête!

 Nous tenons à remercier le commandant, l'enseigne de vaisseau René-Pierre, le commissaire-aspirant Tiphaine et Stéphan pour leur accueil sympathique ainsi que Madame Chloé Maillier-Fonta pour avoir organisé ce voyage et Mme Cincinelli pour avoir pu nous accompagner!

Tiphaine Pichon, Mathilde Laurent, Anthony Ory et Estelle Hervelon

36 heures chrono à la base navale de Toulon!36 heures chrono à la base navale de Toulon!
36 heures chrono à la base navale de Toulon!36 heures chrono à la base navale de Toulon!
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Chloé Maillier-Fonta
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 14:25

Après des permissions bien méritées et un peu de reconditionnement, nous avons repris la mer et effectué un tir de torpille avec succès au cours de l'exercice "squale". Nous appareillerons mardi pour conduire un exercice de lutte anti aérienne côtière au large de Narbonne avec trois jours d escale à Barcelone. 

En parallèle, l'arrêt technique se prépare tout comme les mutations qui verront un renouvellement d'un quart de l équipage environs. 

A cette occasion, je transmettrai le partenariat à l enseigne de vaisseau Eloi Baltz qui reprendra mes fonctions en juin avant que je ne gagne la corne de l Afrique et la base navale de Djibouti après deux années sur le Forbin. 

Mais bien avant cela il y aura deux belle journées durant lesquelles les "Turquoises" embarqueront pour une immersion au coeur de la frégate de défense aérienne et de la base navale de Toulon. Ce sera pour les élèves l'occasion de naviguer sur un bâtiment de combat et de découvrir le quotidien des marins dans les fonctions à quai et à la mer, mais ne dévoilons pas tout! procédure "silence"....c est une surprise que les "Turquoises" ne manqueront pas de narrer dès leur retour. 

EV RENE-PIERRE MEYER

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Chloé Maillier-Fonta
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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 19:10

Abou Dabhi, est le plus grand émirat de l’union, avec près de 70000km², soit 80% de la superficie total des Emirats Arabes. L’histoire de sa capitale Abou Dabhi a commencé vers 1760, lorsqu’un groupe de bédouins découvrent une réserve d’eau sur l’Île. Très vite, un petit village est fondé et ce petit regroupement de maisons évolue en ville devient en 1793, la capitale des îles. Mais cet émirat reste dépendant de Dubaï jusqu’en 1833. Progressivement, l’émirat s’affirme avec son jumeau Dubaï, comme une grande puissance exportatrice de perles jusqu’aux années 1930 avec l’arrivée des perles de culture japonaises sur le marché. Depuis la région a du s’adapter et trouver de nouvelles ressources pour s’enrichir entre autre avec les découvertes d’or noir et de pétrole à partir de 1958. Malheureusement, ce n’est pas avant décembre 1971, avec l’unification des émirats et la création des Emirats Arabes Unis par Cheikh Zayid bin Sultan Al Nahyan, que le pétrole est exploité. A partir de ce jour, l’économie d’Abou Dhabi se base sur l’exportation de gaz et d’hydrocarbures jusqu'à commencer une diversification de ses secteurs, notamment l’industrie et l’agriculture. Aujourd’hui, le secteur pétrolier ne représente plus qu’un tiers du PIB tandis que son voisin Dubaï a su réduire sa part de pétrole brut à 6% de son PIB.

Le tourisme d’Abou Dabi est bien plus réduit que celui de Dubaï. En effet, même si son centre ville n’est pas démesurément actif comme l’est Dubaï, il ne présente pas un grand nombre d’activités touristiques, mis à part certain sites intéressants - Bedouin Village, une reconstruction d’un village  traditionnel, l’Emirates Heritage Village. Malgré tout, la ville possède un magnifique paysage et une corniche verdoyante. Il peut également être agréable de faire un tour dans les souks ou sur les quais du port, de passer un après-midi sur la plage de l’Emirate Palace ou d’aller côtoyer les gigantesques centres commerciaux.   Le soir, la ville change de visage et révèle sa beauté sous les reflets de ses grandes tours sur l’eau et ses nuits étoilées. On y trouve toutes sortes d’activités nocturnes dont des cafés et des bars à chichas.

 

James S

Découvrir Abou Dhabi
Découvrir Abou Dhabi
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Chloé Maillier-Fonta
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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 20:34

Nous venons de quitter Abu Dhabi, EAU. Escale de repos et de découverte de la folie des grandeurs de ceux qui ont le pouvoir de l'argent et des idées, beaucoup d'idées. Ce pays qui prépare l'après pétrole est emprunt à une frénésie de construction et de développement porté sur le commerce et le tourisme qui semble sans limites...

Dubaï plutôt portée sur le tourisme et le commerce et Abu Dhabi plus politique, c'est là que se tient le pouvoir  en la personne du président Cheik Bin Zayed.
Une quiétude de vie car les règles sont strictes malgré une relative apparence de souplesse vis à vis des non-Islamiques. Mais la police veille, la délation est recommandé et les jugements tranchés.

 

Ce pays qui  est un "melting pot" incroyable avec moins d'un tiers de sa population originaire du territoire, tout le moyen orient arabe est représenté, comme une forte population du sud est asiatique/ Libanais, Iraniens, hindous, Bangladesh, Afghans, pakistanais, chinois, philippins....

Une escale où il est permis de découvrir les nourritures locales du Shawarma au moutaba en passant  par le taboulé Libanais. Mais tout est accessible pour qui veut vivre à l'européenne ou à l'américaine.

Bref une escale de transition à mi-mission qui a permis à l'équipage de se reconditionner et de repartir plus motivé encore."

EV René-Pierre MEYER

 

Le FORBIN aux EAU
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  • : Ce blog a pour objectif de suivre le projet de classe d'une classe de Secondes dans le cadre de l'enseignement à la défense.
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  • Chloé Maillier-Fonta
  • Professeur d'histoire-géographie en collège et lycée à Saint-Germain-en-Laye, Relais Défense Etablissement
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