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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 18:54

tibet33Le Tibet est, pour la République populaire de Chine, une région autonome du Sud-ouest de la Chine. Il compte 2,3 millions d’habitants.  

Immense plateau situé au nord de l’Himalaya, le Tibet est protégé par les chaînes montagneuses les plus élevées du globe : l’Himalaya, le Karakorum, le Kulun et        l’Altya-Tagh. C’est à cause de son altitude élevée, en moyenne 4200 m qu’il est couramment appelé " le Toit du Monde ". Il s'étend sur plus de 2,5 km2 (sois environ cinq fois la France), et La distance entre l’Est et l’Ouest du pays est environ 2.500 km. Le Tibet a des frontières communes avec la Birmanie, l’Inde, le Népal, le Sikkim, le Bhoutan et la Chine. Sa position stratégique entre les deux nations les plus peuplées de la terre, l’Inde et la Chine, est absolument unique.
Lhassa, qui a accueilli en 1924 l’exploratrice dont nous avons parlé dans un autre article, Alexandra David Néel, est le chef-lieu du Tibet.

Religion du Tibet

Le bouddhisme apparait au début du VIIème siècle,  dès la fondation du royaume par          Songtsan Gambo. Il est introduit à partir du Népal à la faveur de la politique du roi, prônant l'acceptation et l'assimilation sans différenciation. Dès le départ, il entre en concurrence avec la religion locale, le Ben ou Benbo, religion primitive s'apparentant à l'animisme où les fidèles adoraient les dieux et les esprits de la terre, du ciel et de la nature en général. Après une période de lutte farouche pour la prééminence, les deux religions finirent par se rapprocher, assimilant chacune une partie de la doctrine et des pratiques de l'autre, jusqu'à cohabiter de manière pacifique. Le bouddhisme tibétain procède aussi bien du Grand Véhicule, Mahayana, que du Petit Véhicule, Hinayana. Mahayana est le nom donné aux sectes apparues au Ier siècle, prêchant l’altruisme  et se caractérise par l’existence simultanée de doctrines ésotériques (doctrines relevant d'un enseignement caché, souvent accessible par l'intermédiaire d'une « initiation ») et exotérique (au contraire, enseignement public). Hinayana représente pour sa part le bouddhisme primitif.
Egalement appelé lamaïsme, du nom des religieux dirigeant autrefois le pays, le bouddhisme tibétain compte plusieurs courants dont les cinq principaux se nomment : Ningma, Sakya, Kargyut, Gelug et Ben, les quatre premiers représentant les 4 grandes traditions bouddhistes et la dernière c'étant autre que le courant issu de l'ancienne religion originelle. Ces cinq tendances sont distinguées, entre autres, par des particularités vestimentaires ou ornementales.

Les fêtes tibétaines

  Le Losar

Il s’agit du nouvel an tibétain, considéré par les tibétains comme la fête la plus importante de l'année.Les tibétains préparent le nouvel an selon un rituel en deux parties : l'une monastique et l'autre populaire. Ces rituels sont célébrés afin de promettre une année heureuse aux habitants.
Le rituel monastique sert à balayer tout les éléments négatifs de l'année précédente.
Dans le palais du Potala
à Lhassa, ce rituel se déroule comme suit :

- Les moines du monastère privé de Namgyal (monastère des Dalaï Lama situé à l’intérieur du Potala), le 29ème jour du 12ème mois tibétain, effectuent une longue prière et un rituel tantrique.

- Ensuite, au cours d’une danse appelée « Tcham », ils invoquent les divinités protectrices tantriques. Celle-ci dure toute la journée et à la fin, les moines transportent le « Goutor », une sculpture géante, lors d’une procession à l’extérieur du Potala.

- Puis, devant la population de Lhassa, les moines brûlent cette sculpture, afin de chasser les mauvais esprits et éliminer les éléments négatifs de l’année précédente.

- Le rituel populaire dure plusieurs jours et se déroule, lui, de cette façon : Le 29ème jour du 12ème mois tibétain, les tibétains nettoient leur maison de fond en comble et prennent « la Soupe du 29ème jour », que ceux-ci appellent Gouthouk. Ensuite, la maîtresse de maison distribue à chaque convive une boulette de Tsampa . Ceux-ci se frottent cette boulette sur tout le corps puis laissent dessus l’empreinte de leur main. Ils rassemblent ensuite toutes les boulettes de Tsampa autour d’une effigie à forme humaine, elle-même faite de Tsampa et l’ensemble est déposé à l’extérieur de la maison. Ce rituel sert à éloigner les éléments négatifs.

 

Le jour de l’an

A l’aube, les Drékars (conteurs) se chargent de réveiller la population de Lhassa.
Ces conteurs chantent et dansent et on raconte que les avoir à sa porte le matin du jour de l’an porte bonheur. La tradition veut que, si on le trouve à sa porte, on lui offre un repas et des gâteaux. Les membres de la famille se mettent ensuite des vêtements neufs et se réunissent. La maîtresse de maison présente ses voeux de « Tashi Délég Phunsourn Tsog », qui se traduit en français par « bonheur, santé et que toutes les bonnes choses soient réunies pour la nouvelle année ». On mange des Khabsé
  et on boit du Djiatu ainsi que du Chagkhoel.

Des offrandes sont posées devant l’autel de chaque maison. On y trouve :

- La Derga, qui symbolise la fertilité et se compose de Khabsé, de fruits et de jeunes pousses d’orge empilés les uns sur les autres.

- Le Tchemar, qui symbolise une bonne récolte et qui se compose d’un mélange de beurre et de Tsampa que l’on présente dans un récipient en bois.

- Le Changphu, qui symbolise une descendance ininterrompue comme une source qui coulerait sans s’arrêter, et qui se compose d’eau et du premier cru de bière d’orge : le Chang

 - Une tête de mouton, symbolisant la chance et la fortune, faite de beurre ou de Tsampa.

  

Le matin, on prie et l’après-midi, on joue, chante, danse... Le deuxième jour, les tibétains se rendent visite afin de s’échanger leurs voeux, s’offrent des Khabsé et dégustent le Changphu ainsi que le Tchémar. Le troisième jour, on pose les drapeaux de prières, appelés Loungta, sur le toit de la maison et on effectue la cérémonie de la fumigation, en brûlant un genévrier.

 

Le festival Saga Dawa

Il a lieu en mai ou en juin.
C’est le jour le plus sacré au Tibet, il correspond à la naissance et à l’instruction de Bouddha.
La quasi totalité de la population de Lhassa se promène en ville et à la fin de l’après-midi, les habitants piquent-niquent au parc « Dzongyab Lukhang », situé au pied du Potala

 

Le festival de la récolte

 

 Il a lieu en septembre. Les fermiers de Lhassa, ainsi que ceux de Gyantse et Shangnan célèbrent leur bonne récolte.Des courses de chevaux et des spectacles folkloriques, de chant et de danse sont organisées ainsi que des pique-niques, etc. On ne peut évoquer les festivités sans évoquer la musique.La musique au Tibet est avant tout religieuse, elle reflète l’empreinte du bouddhisme tibétain sur la culture.Elle se compose en majeure partie de chants en tibétain ou en sanskrit. Ce sont des récitations de textes sacrés, que l’on entend lors des différents festivals tibétains.

 

Architecture Tibétaine

 

L'architecture tibétaine a subi des influences orientales et indiennes, et reflète beaucoup le bouddhisme. La roue bouddhiste, ainsi que les deux dragons, se voient sur presque chaque monastère du Tibet.                                                                                                                 Elle est caractérisée par l'implantation fréquente des maisons et des monastères sur des sites élevés et ensoleillés face au sud, et par l'emploi combiné de la pierre, du bois, du ciment et de la terre comme matériaux. Les techniques de construction permettent de pallier la rareté des combustibles de chauffage : toits plats pour préserver la chaleur, et nombreuses fenêtres pour laisser entrer la lumière du soleil. Les murs ont habituellement un fruit de dix degrés à titre de précaution contre les tremblements de terre, fréquents dans cette région montagneuse.

 

Avec ses 117 mètres de hauteur et 360 mètres de largeur, le palais du Potala, à Lhassa est considéré comme l'exemple le plus important de l'architecture tibétaine. Il est l’ ancienne résidence d'hiver du dalaï-lama (Le dalaï-lama est reconnu par les Tibétains comme le plus haut chef spirituel du Tibetet une émanation du bodhisattva de la compassion, est devenu le chef temporel du gouvernement du Tibet depuis le XVIIè sièclejusqu'à la première moitié du XXè siècle, puis chef de l'administration centrale tibétaine encore à ce jour). Il contient plus d’un millier de pièces réparties sur treize étages, et abrite des portraits des dalaï-lamas passés et des statues du Bouddha. Il est divisé en un Palais Blanc extérieur, qui abritait les quartiers administratifs, et les Quartiers Rouges intérieurs, qui abritaient la salle de réunion des lamas, les chapelles, 10 000 sanctuaires et une vaste bibliothèque d'écrits bouddhistes.

 

 

  « Le sentier est unique pour tous, les moyens d'atteindre le but varient avec chaque voyageur"  

  

Romane L.

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Chloé Maillier - dans Voyage
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  • Chloé Maillier-Fonta
  • Professeur d'histoire-géographie en collège et lycée à Saint-Germain-en-Laye, Relais Défense Etablissement
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