Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 12:46
Sixième visite pour les Turquoises de la FDA Forbin
Sixième visite pour les Turquoises de la FDA ForbinSixième visite pour les Turquoises de la FDA Forbin

Grâce à notre professeur d’histoire-géographie Chloé Fonta qui entretient un partenariat avec la Marine nationale, les Secondes Turquoises ont l’opportunité depuis 6 ans de se rendre à la base navale de Toulon, plus grande base navale d’Europe, pour pouvoir y découvrir le Forbin, une frégate de défense aérienne de la Marine française. Nous avons donc pu nous y rendre, le week-end du 19 et 20 Mars 2016.

Nous sommes donc arrivés à Toulon vers onze heures et quart, après quatre heures de train, puis nous avons déjeuné sur la place de la liberté, sous un agréable soleil. Par la suite nos accompagnateurs nous ont donné la possibilité de nous promener dans la ville. Après la balade, la classe s’est dirigée vers la base navale afin d’y être accueillis par Eloi B, enseigne de vaisseau et chef du service électricité. Le Forbin venait juste de retrouver la mer après une période au bassin pour travaux. Nous avons reçu une présentation détaillée de cet impressionnant bateau par le commandant Christophe Cluzel qui nécessite la présence de près de 200 hommes et femmes aujourd’hui. C’est un bateau très moderne équipé des dernières technologies, tels que le radar de veille tridimensionnel ainsi que sa structure lui permettant d’être furtif, mais aussi en termes d’armement : il possède deux canons de 76mm, des missiles Aster anti-aériens, deux lance-torpilles et bien d’autres…

Après avoir préparé nos postes pour la nuit nous sommes allés visiter l’incroyable musée de la marine de Toulon, qui nous en a beaucoup appris sur l’histoire du port naval : suite à l’annexion du royaume de Provence par le royaume de France en 1481, Toulon prend une place importante dans la défense maritime française. C’est sous le règne de Louis XIV que la rade de Toulon est devenue un grand port militaire, le fort Saint-Louis et le fort de l’Éguillette ont ainsi été édifiés pour protéger cette rade de Toulon.

Après cela, nous avons eu quartier libre afin d’aller dîner sur le port avec nos amis. De retour sur le Forbin vers vingt-et-une heures nous nous sommes couchés plus ou moins tôt et avons passé une bonne nuit !

Le lendemain, à sept heures pétantes nous avons été réveillés par les haut-parleurs du bateau qui criaient « Branle-bas, branle-bas ! », avant d’aller prendre un solide petit-déjeuner à la cafétéria des officiers mariniers du Forbin.

Durant la suite de la matinée la classe s’est séparée en deux groupes : un groupe est allé visiter le Forbin plus en détail (passerelle, centre opérations…) pendant que l’autre groupe allait visiter le BCR VAR, un impressionnant bâtiment de commandement et de ravitaillement. Il est particulier car il a la capacité d’embarquer un amiral et son état-major, mais sa principale mission est le soutien logistique : il a pour but de ravitailler les bateaux en combustibles, munitions, nourriture et autres, mais restant un navire militaire, il est tout de même équipé d’un canon anti-aérien de 40mm, deux canons de 20mm et bien d’autres…

Il était ensuite temps pour nous de dire au revoir au formidable équipage qui nous avait accueillis. Vers la fin de la matinée nous avons tous embarqué sur le « Cata de Didier », pour une petite balade touristique de la rade de Toulon, nous avons pu observer les différents bateaux de la marine française : il faut savoir que la base de Toulon abrite le porte-avions français Charles de Gaulle, les bâtiments de projection et commandement (BPC) Mistral, Tonnerre et Dixmude, le transport de chalands de débarquement (TCD) Sirocco, et bien d’autres bâtiments encore ainsi que les six sous-marins nucléaires d'attaque, classe Rubis. Au total plus de 60 % du tonnage de la Marine nationale française est basé dans la rade de Toulon.

Puis nous sommes allés déjeuner avant de repartir, à contrecœur vers la gare de Toulon où nous devions retrouver notre TGV pour Paris. Merci à nos accompagnateurs, Mesdames Fonta et Cédolin ainsi qu’à Monsieur Deguil de nous avoir fait découvrir cette base navale.

Charles-Henri Maurin et Lionel Mathe

Chloé Maillier-Fonta
commenter cet article
5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 18:13

Le 13 novembre à Paris a eu lieu un des pires attentats terroristes qu'ait jamais connu la France. 137 personnes ont été tuées et 352 blessées. L’organisation terroriste Daesh a revendiqué ces attaques. Le terrorisme en France et en Europe n’est pas un phénomène récent. En effet il y a eu les attentats à Londres en 2005 et à Madrid en 2004. Ces deux attentats ont coûté la vie à plusieurs personnes. A chaque fois il s’agit d’attaques par des extrémistes,  pour des raisons politiques ou pour des raisons religieuses.

Qu’est-ce que le gouvernement peut faire contre le terrorisme ?

Pour protéger la population contre le terrorisme, les autorités françaises ont privilégié le renforcement des moyens de renseignement et la lutte contre la radicalisation des individus tentés par la doctrine « djihadiste ». La DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure) a été critiquée. Ses procédures ont parfois été jugées trop rigides et ses agents seraient coupés du terrain. Ils n’auraient pas réussi à neutraliser le mouvement djihadiste. Au contraire, le taux de progression du nombre d’attaques terroristes entre 2012 et 2013 aurait augmenté de 44% selon l’Institute for Economics and Peace.  Apres les attentats récents, il est alors devenu urgent d’améliorer le mode de fonctionnement du service et la communication entre les fonctionnaires de la DGSI. Les principaux objectifs de cet organe de sécurité spécialisé dans la lutte contre le terrorisme sont de repérer les individus connus pour leur extrémisme et de les surveiller. Malheureusement, il est impossible de mobiliser une équipe de surveillance derrière chaque islamiste radical : il n’y a que les plus dangereux qui sont soumis à une surveillance constante. De plus, le nombre de suspects ne cesse d’augmenter. Ceci est lie à l’influence des groupes comme Daesh, Boko Haram et Al-Quaida, qui sont les auteurs des attentats ayant fait le plus grand nombre de victimes. D’après un rapport sénatorial en avril 2015 par Jean-Pierre Sueur  « Près de 1500 français » sont partis en Syrie et en Irak pour rejoindre les zones de djihad. Ainsi sur les 3000 djihadistes qui partent d’Europe, la moitié serait française.

Un deuxième volet dans la lutte contre le terrorisme est d'éviter que des gens ne se radicalisent. Les jeunes les plus vulnérables à l’endoctrinement « djihadiste » sont ceux qui sont en situation d’isolement ou de rupture. Il est important de garder un contact avec ces personnes, éviter qu’ils ne s’isolent et engager dans une pratique thérapeutique familiale avec des psychologues pour qu’ils ne se radicalisent pas. Les élites de la communauté musulmane doivent aussi contribuer pour régénérer lapensée  islamique et définir ce qu’est le radicalisme islamiste. Ils doivent faire comprendre aux jeunes vulnérables que la violence ne fait pas partie de l’Islam.

Pour conclure, la lutte contre le terrorisme se fait jusqu’aujourd’hui grâce au renseignement et à la sécurité. Or il va falloir attendre l’avenir pour voir s’il y aura du succès ou non.

http://www.lelephant-larevue.fr/antiterrorisme-letat-durgence/

Ainsley Declerck

Que peut-on faire contre le terrorisme?
Chloé Maillier-Fonta
commenter cet article
5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 17:48

Cop 21: l'Océan, enfin intégré dans les débats!

 

C’est inimaginable, et pourtant l’océan, qui couvre 70% de la surface du globe, et qui à ce jour absorbe 25% du CO2 qu’émet l’homme chaque année dans l’atmosphère, n’était même pas au programme des discussions de la vingt et unième conférence des parties qui a débuté à Paris, le 30 novembre. Cet oubli a enfin été réparé.

http://www.developpement-durable.gouv.fr/COP21-Segolene-Royal-fait-de-l.html

Pourquoi l'Océan doit être un sujet de discussion majeur lors de la Cop 21?

 

-Une réserve en Carbone !

Il faut savoir que l’océan concentre 50 fois plus de carbone que l’atmosphère, et sa capacité de stockage de la chaleur est bien plus efficace que celle des continents.

- Des récifs précieux!

Un tiers des espèces marines connues ont comme habitat les récifs coralliens. Or, au-delà d’une valeur seuil, un degré de plus suffirait à provoquer la mort des coraux et donc la disparition d’une grande partie des récifs ! Si rien ne change d’ici 2050, 50% pourraient disparaître. Cela aurait aussi un impact fort sur la population humaine dans la mesure où 1 demi-milliard de personnes vivent grâce aux richesses maritimes.

De plus cette dégradation est augmentée par la hausse de nos rejets en CO2 ce qui entraîne une acidification des mers. Enfin, à cause de certaines activités humaines, des zones où l’oxygène disparaît sont crées, ces lieux sont appelés les «Dead zones», elles menacent tout être vivant qui la traverse d’asphyxie instantanée

- Des populations menacées!

Le réchauffement climatique entraîne celui des eaux salées. De ce faite l’océan se dilate et la mer monte, et ce d’autant plus vite que la fonte des glaces s’accélère. Les modèles envisagent une hausse d’un quart de mètre dès la fin de siècle, avec un maximum de plus de 80 centimètres.

Cette monté des océans aurait des conséquences néfastes sur les zones littorales et leur habitabilité : érosion, submersion, affaissement, voire disparition des îles. Nous pensons en conséquence, dès aujourd’hui, que des îles, des archipels, des pays entiers, des villes dont certaines sont aujourd'hui, les plus importantes de la planète seront un jour les pieds dans l'eau : Miami, New-York, Amsterdam, Shanghaï etc.

Il est donc urgent de limiter le réchauffement climatique et de préserver les ressources maritimes

 

Charles-Henri Maurin

Chloé Maillier-Fonta
commenter cet article
17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 17:34
Le point sur les chiffres de la Défense 2015

Alors que des attentats sanglants viennent d'endeuiller notre pays nous avons voulu faire le point sur les chiffres de la Défense, publiés sur le site internet suivant

http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/chiffres-cles-de-la-defense-2015

Le budget de la Défense est un des principaux budgets de l’Etat français. Le site internet du gouvernement ( www.defense.gouv.fr ) apporte à tous les citoyens, les principales données budgétaires, des informations sur les forces déployées en opération et sur les équipements en dotation de la marine nationale. Après les tragiques événements qu’a connus la France le 13 novembre 2015, il est probable que ces chiffes et budgets feront l’objet de nombreux débats.

Le budget de l’État s’élève à 296,1 milliards d’euros sur la saison 2014 – 2015. Le ministère de la défense dispose de 13,4 % de se budget soit 39,6 milliards d’euros. Celui-ci est employé afin de mener à bien les 3 missions du ministère : la Défense (12,4% du budget général), les anciens combattants, mémoire et liens avec la nation (0,9 % budget général) et la recherche duale (0,1 % du budget général).

Les effectifs du ministère en 2014 s’élèvent à 208 916 militaires pour 61 933 civils. Parmi ces 208 916 militaires, 111 628 appartiennent à l’armée de terre, 36 044 à la marine et 43 597 à l’armée de l’air. L’âge moyen du personnel militaire est de 33,2 ans, celui du personnel civil est de 47,4 ans.

En juillet 2015, l’armée française était présente sur de nombreux théâtres militaires lors d’opérations extérieures. La Marine était présente en Proche et Moyen-Orient (en Irak et Liban), en Afrique de l’Ouest (Golfe de Guinée) et dans l’océan Indien (Atalante, Enduring Freedom, équipe de protection embarquée). Des forces françaises étaient également présentes en Afrique Centrale et dans la Bande Sahélo - saharienne).

Nos forces militaires prennent également part à des missions permanentes (hors Opex). Par exemple la Marine nationale est présente au Sénégal, en Côte d’Ivoire, à Djibouti, et en E .A.U pour des missions de présence. Nous retrouvons également la Marine en Guyane, aux Antilles, en Polynésie française, en Nouvelle Calédonie et dans le Sud de l’Océan Indien pour des missions de souveraineté.

La Marine française possède 71 bâtiments de combat et de soutien, dont le Forbin avec lequel nous avons la chance d'être parrainés(frégate de premier rang) et le porte avion Charles De Gaulle, seul bâtiment de combat de surface à propulsion nucléaire construit en Europe Occidentale. La France est le seul pays en dehors des États-Unis à avoir lancé la construction d'un porte-avions à propulsion nucléaire. Elle a également sous sa disposition des chalands et engins de débarquement, des véhicules de la gendarmerie nationale des bâtiments océanographiques et hydrographiques, et plus encore. Mais la marine détient également des équipements aériens dont des groupes aériens embarqués au nombre de 58, 64 hélicoptères (combat, sauvetage et service public), des avions de soutien et patrouille maritime (68) et des équipements de surveillance maritime.

A titre de comparaison, les Etats-Unis est le pays dépensant le plus pour sa défense nationale en 2014 avec 490,1 milliards d’euros dépensés ( soit 3,4 % de son PIB) alors que l’ensemble de l’Union Européenne n’a dépensé « que » 184,0 milliards (1,2 % de son PIB) . Le Royaume Uni est le pays dont le budget « défense » est le plus élevé au sein de l’UE avec 39,6 Milliards €. Suivent l’Allemagne et la France avec respectivement 32,4 et 31,4 Milliards € de dépense. Au lendemain des attentats du 13 novembre François Hollande a déclaré qu'il n'y aurait pas de diminution des effectifs français jusqu'en 2019.

 

Clément Dohollou

Chloé Maillier-Fonta
commenter cet article
16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 16:40
Les Turquoises à la base navale de Toulon #5
Les Turquoises à la base navale de Toulon #5
Les Turquoises à la base navale de Toulon #5
Les Turquoises à la base navale de Toulon #5

Suite à nos échanges avec la Marine nationale depuis septembre, nous avons voulu concrétiser nos savoirs sur le terrain...

Nous sommes donc partis deux jours à Toulon, en suivant les traces des Secondes Turquoises depuis 5 ans,  pour découvrir la base militaire de la Marine Nationale. Nous avons dû nous lever très tôt pour rejoindre nos accompagnateurs Madame Fonta, notre professeur principale, Madame Cincinelli, responsable de la vie scolaire et Monsieur Deguil, notre professeur de mathématiques : 5h, 4h30 pour d'autres, car le train partait à 7h11 de la Gare de Lyon. Après 5 heures de voyage, nous sommes arrivés à Toulon où le temps était magnifique ­ 31°, ce qui change du temps de Paris ! Après une pause déjeuner bien méritée, nous nous sommes dirigés vers la base navale de Toulon.

Nous avons été accueillis par Eloi B, enseigne de vaisseau et chef du service électricité, de la 8ème compagnie du navire Forbin, dont le nom vient de l'explorateur Claude de Forbin. Nous avons été impressionnés par les immenses bâtiments, dont le Mistral et le Tonnerre en plus du Forbin. Une fois arrivés dans le hangar destiné à accueillir un hélicoptère de type NH90, Eloi nous a présenté brèvement le bateau avec son histoire, ses missions, ses caractéristiques, puis les postes nous ont été attribués. Pour y parvenir, nous avons dû passer par la coursive principale qui est un long couloir allant de l'avant jusqu'à l'arrière du bateau ­ c'était un vrai labyrinthe ! Grâce à cela, nous avons pu découvrir les conditions de vie des marins, qui, à notre grand étonnement, était vraiment bonnes. Nous avons parcouru les coursives, ­ couloirs ­ du bateau, ainsi que les échappées, ­escaliers abrupts, ­ pour découvrir les différents compartiments du Forbin tels que le PC machines, la passerelle, l'avant et l'arrière du bateau, le poste de commandement, la plate-forme hélicoptères. Comme il nous restait du temps, nous avons effectué une visite des quais où Eloi nous a expliqué l'histoire, et la fonction des différents bateaux amarés dans la base, c'est­ à­ dire deux BPC, le Mistral et le Tonnerre, 2 frégates furtives, 1 démineur.

Après cet après-midi bien actif nous avons passé la fin de la soirée aux Sablettes que nous avons rejoint en 20 minutes avec un bateau bus. Après un dîner bien mérité nous avons passé une nuit très agréable à bord du bâtiment de guerre. Nous étions si fatigués que même la soufflerie ne nous a pas empêchés de dormir. Le lendemain matin,  l'équipage nous a offert un petit­-déjeuner à la cafétaria. Nous sommes ensuite partis découvrir une frégate légère furtive de type La Fayette: le Guépratte. Nous avons exceptionnellement pu visiter les salles des machines et une grande partie du bâtiment. Nous avons ensuite poursuivi la visite des quais puis découvert la salle des machines du Forbin, qui était plus impressionnante puisque le Forbin est bien plus imposant que le Guépratte. Après avoir remercié et salué Eloi, nous avons finalement quitté le Forbin et nous sommes dirigés vers le port.

Après avoir effectué une dernière promenade en bateau touristique sur la rade de Toulon avec une présentation de Toulon, de sa rade et de ses alentours par deux guides, nous avons utilisé notre temps libre pour déjeuner et profiter une dernière fois de la vue de la mer et du soleil avant de se rendre à la Gare de Toulon où Augustin nous a montré ses talents de pianiste avant de reprendre le TGV vers 16h. Merci à Madame Fonta d'avoir organisé et participé à  ce week-end dense et enrichissant et à Madame Cincinelli et à Monsieur Deguil de nous avoir accompagnés. Merci à la Marine nationale, à Eloi B. et au capitaine de vaisseau, commandant du Forbin,  Xavier Tourneux de nous avoir permis de passer 24 heures dans sa frégate!

Noémie Garrigoux et les Secondes T

Chloé Maillier-Fonta
commenter cet article
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 19:50
Les formations et les métiers dans la Marine

La Marine Nationale a un besoin constant de recrutement chaque année. Elle doit recruter 3000 marins tous les ans pour garantir sa capacité opérationnelle. La Marine a besoin de nombreux jeunes talents motivés pour armer ses équipages. En effet, le rythme élevé de ses activités impose des équipages jeunes, dynamiques et formés aux équipements les plus modernes. Elle tire sa force de cette jeunesse et de la qualité de ses équipages. La moyenne d'âge des marins est ainsi de 29 ans pour les unités opérationnelles, avec un flux d'entrée autour de l'âge de 20 ans.

La Marine en effet procède à un recrutement riche et varié sous différentes formes :

 

- Par filière : 200 officiers, 770 officiers mariniers, 1300 matelots, 180 mousses, 550 volontaires

- Par niveau de formation (par écoles)

- l'Ecole Navale avec 65 élèves en première année

- l'Ecole de Maistrance de Bac à Bac +2 avec 770 élèves en 4 promotions

- l'Ecole des Matelots de niveau 3ème à Bac avec 1300 recrutements,

- l'Ecole des Mousses de niveau 3ème ou 2nde : une promotion de 180

-Par domaine d'emploi comme sécurité/protection : 750, Mécanique/électrotechnique : 470...

Ainsi il existe différents postes à pourvoir au sein de cet organisme militaire, nous nous pencherons donc dans un premier temps sur les formations nécessaires, puis dans un second temps sur les différents métiers existants avec quelques exemples dans certains domaines.

Il existe plusieurs écoles de formation selon les différents postes et grades visés dans la Marine Nationale.

1) L'Ecole navale de Lanvéoc-Poulmic

 

Elle forme les officiers qui pourront par exemple commander une frégate, un sous-marin ou une flotte d’aéronefs. Les élèves y reçoivent une formation humaine et militaire qui les prépare à commander un équipage, ainsi qu’une formation scientifique pour comprendre les systèmes complexes que l’on trouve à bord d’un bâtiment de la Marine (mécanique, électronique, acoustique sous-marine...) et enfin une formation maritime pour appréhender la mer. Ils s’initient aux notions de base de la navigation sur un simulateur avant de prendre la mer sur un bâtiment école ou d’instruction à la navigation. Tous les élèves pratiquent la voile sur une vingtaine de voiliers et deux goélettes. L’école dispose en outre de huit bâtiments écoles, plus quatre bâtiments pour s’habituer à la manœuvre et à la navigation.

Les élèves peuvent également s’initier au pilotage d’hélicoptères et d’avions. Pour intégrer l’Ecole Navale, les candidats doivent se présenter à un concours à la suite duquel 65 sont retenus. Ils entament alors six semestres de formations différentes selon la filière vers laquelle ils se dirigent pour leur future carrière. Au cours du dernier semestre, ils suivent un stage professionnel à bord d’un bâtiment de la Marine puis reçoivent leur diplôme d’officier de la Marine ainsi qu’un diplôme d’ingénieur. Les nouveaux lauréats peuvent ensuite intégrer un poste d’officier dans leur filière.

2) L'Ecole de maistrance

 

Elle incorpore et forme les futurs officiers mariniers (sous-officiers de la Marine nationale) au rythme de quatre sessions annuelles d'une capacité moyenne de 200 élèves. Ils sont recrutés sur dossier de niveau BAC à BAC + 3 dans toute la France, l'obtention du BAC étant une condition impérative d'admission à l'école. Ces jeunes garçons et filles, âgés de 17 à 25 ans reçoivent en 16 semaines un enseignement commun à toutes les spécialités, dans les domaines de la formation militaire, maritime et sportive. À l'issue, ils rejoignent leur école de spécialité pour y acquérir le brevet d'aptitude technique (BAT), dans un centre de formation Marine ou interarmées. Pendant leur séjour dans cette école, les élèves suivent une formation initiale de 16 semaines qui comprend :

- une instruction militaire et maritime

- une formation sécurité et premiers secours

- une formation pratique à l'encadrement

- un développement de la condition physique

- 5 voies d'approfondissement ciblées pour mieux se préparer aux spécialités futures

- un enseignement en sciences humaines

Dès la sortie de l’Ecole de Maistrance, les élèves vont suivre une formation de technicien en école de spécialité dont la durée varie de 6 à 12 mois (3 ans pour la spécialité d’infirmier), avec 26 spécialités et 9 domaines d'activités : les techniques maritimes, les réseaux et télécommunications, l’électronique électrotechnique, la mécanique, les métiers de l’aéronautique, la protection défense - sécurité, la santé, l’administration et les métiers de bouche. Rapidement promus au grade de second maître (1 an), les élèves de Maistrance peuvent ensuite suivre les cours du brevet supérieur de spécialité, entre 4 ans et 14 ans de service, ce qui leur permet d'accéder plus rapidement aux grades supérieurs et à une intégration dans le corps des officiers mariniers de carrière.

3) L'Ecole des mousses

 

Elle prépare chaque année des jeunes hommes et des jeunes filles qui souhaitent acquérir rapidement, par un parcours intégré, une compétence et un métier dans la Marine Nationale, en adhérant aux valeurs essentielles de l’institution militaire et du monde maritime : sens de l’honneur, disponibilité, engagement pour la nation, esprit d’équipe et d’aventure, sens de l’effort et résistance à l’adversité. La sélection des candidats s’opère sur dossier, tests et entretiens. Chaque année, une promotion de 150 jeunes est accueillie. Tout candidat à l’École des mousses doit, pour souscrire l’engagement au titre de la scolarité, avoir au minimum 16 ans et être âgé de moins de 18ans, être issu d’une classe de 3ème nationalité française, jouir de ses droits civiques. L’École des mousses assure une formation pratique et professionnelle dans un environnement privilégié et au moyen de méthodes pédagogiques éprouvées et innovantes. La formation militaire et maritime est rythmé par des moments forts : des embarquements de découverte sur de vieux gréements, tels que la réplique d’un bateau militaire du début du siècle dernier La Recouvrance et les goélettes de l’Ecole navale, des sorties sur des bâtiments de la force d’action navale, des stages de cohésion et d’aguerrissement, une formation au secourisme et à l’intervention sécurité, une formation sportive continue. A leur entrée, les mousses signent un contrat d’une durée d'1 an et obtiennent le statut militaire (contrat d’engagement) . Cela se traduit notamment par le port de l’uniforme et la perception d’une solde spéciale. En fin de deuxième trimestre, chaque élève choisit une orientation en fonction de ses aptitudes, de ses aspirations et des besoins de la Marine nationale, parmi les métiers suivants : fusilier marin (protection, défense), machine (mécanique, électricité), opérations navales (opérateur radar ou sonar, navigateur), pont (manœuvres du navire, conduite d’embarcations légères), maintenance aéronautique (mise en œuvre, préparation pour le vol, entretien), pont d’envol (manœuvre des aéronefs). À la fin de leur scolarité, les mousses reçoivent le « Brevet de Mousse » et se voient proposer un premier contrat de 4 ans pour rejoindre les Quartiers-maîtres et Matelots de la Flotte (QMF). Ils suivent alors une formation de 3 à 4 semaines pour apprendre les bases du métier qu’ils ont choisi et rejoignent leurs unités. Durant ces 4 années d’engagement, les meilleurs d’entre eux se voient proposer l’accès au Brevet d’Aptitude Technique de spécialité (BAT), qui leur ouvre les portes du corps des officiers mariniers et la possibilité de souscrire un nouvel engagement.

Ainsi, toutes ces formations aboutissent à de nombreux métiers qui se répartissent sous des domaines différents.

A) Dans l'armement

 

Deux métiers existent : les mécaniciens d’armes et les électroniciens d’armes.

- Le mécanicien d’armes est responsable des systèmes d’armes des bâtiments de combat et des sous-marins. Spécialiste en hydraulique, pneumatique et automatismes, il assure la maintenance des systèmes d’armes (canons, missiles, torpille). Il prépare, réalise et supervise les tirs. Il assure également la veille optique à la mer qui complète le système de détection radar. Il est affecté à bord de bâtiments de combat et sous-marins de tous types.

- L’électronicien d’armes assure la maintenance préventive et corrective, ainsi que la mise en œuvre des différents systèmes d’armes : missiles, canons. C'est un spécialiste en informatique de commande, électronique, électrotechnique, automatique et optronique. Principalement affecté à bord des bateaux, il dirige les tirs depuis le Central Opérations et sa place est donc au cœur des opérations navales. Ces deux métiers nécessitent d’être diplômé de l’Ecole de Maistrance et d’avoir entre 17 et 25 ans pour un contrat de dix ans.

B) Dans les opérations navales

 

Il existe également plusieurs métiers mais les principaux sont les détecteurs anti sous-marins et les plongeurs démineurs.

- A bord d’une frégate ou d'un sous-marin, le détecteur anti-sous-marins assure la mise en œuvre et la maintenance des installations de détection sous-marine. Intégré aux équipes de combat au sein du Central Opérations, il est "l’oreille" du bâtiment pour identifier toutes les menaces sous-marines. Il peut aussi se spécialiser et devenir conseiller du commandement en matière de discrétion acoustique ou expert dans l'analyse et classification des sons détectés : c'est le rôle de "l'oreille d'or". La spécialisation "guerre des mines" permet de devenir expert dans la détection des dangers statiques immergés : mines, obstacles naturels.

- L'officier marinier plongeur démineur est un spécialiste de la plongée, qu'elle soit «autonome» ou en scaphandre, à l’air, aux mélanges suroxygénés ou à l’oxygène pur. Embarqué sur un bateau du type chasseur de mines ou basé à terre au sein d'un groupe de plongeurs démineurs (implantés à Cherbourg, Brest et Toulon), il recherche, identifie et neutralise les engins explosifs détectés en mer et dans les ports. Il est également un spécialiste des travaux sous-marins en général : soudure, assemblage et découpage de structure métallique, déblaiement des accès portuaires. Il participe à des opérations de déminage à l'étranger et à des actions de service public. Pour effectuer ces métiers il faut être diplômé d’une des écoles de la Marine et avoir entre 17 et 25 ans pour un contrat de 10 ans.

C) Dans la mécanique et la maintenance navale

 

Il existe également plusieurs métiers mais les principaux sont les mécaniciens navals et les matelots machine.

- Le mécanicien naval est responsable de l’entretien des systèmes de propulsion du navire, de la production d’électricité, de la circulation de l’eau et de l’air, de la production de froid et l'énergie hydraulique. Polyvalent, il doit être capable d’intervenir sans délai sur toutes les installations, même en mer. Il est affecté à bord de tous types de bâtiments de combat et sous-marins, ou encore au sein d’une unité de maintenance dans une base navale à terre. Il peut s'orienter vers une carrière d'atomicien et occuper des postes à haute compétence technique comme responsable de la conduite des chaufferies nucléaires à bord des sous-marins ou du porte-avions.

- Passant le plus clair de son temps en salle des machines, le matelot « Machine » s’occupe des moteurs, des turbines de propulsion et des systèmes de distribution d’électricité à bord. Il assure la maintenance préventive du matériel, identifie les causes de pannes éventuelles et répare les pièces défectueuses. Son objectif : faire en sorte que jamais la mission du bâtiment ne soit menacée par une panne machine. Il peut être embarqué à bord de bâtiments de tous types (porte-avions, frégates, chasseurs de mines, sous-marin) ou travailler dans des ateliers de maintenance à terre. Pour effectuer ces métiers, il faut être diplômé d’une des écoles de la Marine et être âgé de 17 à 25 ans pour un contrat de 10 ans.

D) Dans l'aéronautique navale

 

Il existe également plusieurs métiers mais les principaux sont les pilotes de l’aéronautique navale et les matelots ponts d’envol.

- Le pilote de l’aéronautique navale est un officier au cœur de missions aériennes très variées : protection d'une force, assaut contre des unités à terre ou en mer, renseignement, lutte anti-sous-marine, sauvegarde maritime ou secours en mer. Selon ses aptitudes et ses mérites, l'élève - pilote sera affecté à l'issue d'un tronc commun vers la filière pilote de chasse (Rafale et Super Etendard), pilote de multimoteurs (Atlantique 2, Falcon 50...), pilote de guet aérien (Hawkeye) ou encore pilote d’hélicoptères (Lynx, Panther, Caïman...). Opérant de jour comme de nuit, depuis une base aéronautique navale ou un bateau porte-aéronefs (porte-avions, bâtiments de transport, frégates), il peut être amené à intervenir sur des théâtres d'opérations très divers, au large des côtes françaises mais aussi à l'étranger. L’admission est possible également via le concours de l'Ecole Navale.

- A bord du porte-avions ou d'un bâtiment porte-hélicoptères, le matelot «Pont d’envol» assure les manœuvres des avions et hélicoptères avant et après chaque vol. Il met en œuvre le matériel de protection et de fixation des aéronefs et peut effectuer aussi leur ravitaillement en kérosène. Prêt à intervenir pour prévenir tout accident, il veille à la sécurité du personnel et du matériel en zone de circulation des aéronefs. Pour effectuer ces métiers, il faut être diplômé d’une des écoles de la Marine et avoir entre 17 et 25 ans pour un contrat de dix ans.

E) Dans les métiers de la protection et de la sécurité navale.

 

Il existe également plusieurs métiers mais les principaux sont les fusiliers marins et les marins pompiers de la flotte.

- A terre, le fusilier marin protège tous les sites sensibles de la Marine: unités à quai, arsenaux, bases

navales et aéronavales, centres de transmissions. Il garantit la sécurité des lieux : gestion des alarmes et de la vidéosurveillance, patrouille, ou intervention en équipes. Embarqué, il est chargé du respect de l’ordre, des consignes de sécurité et de la protection contre les intrusions. Formé au combat et aux techniques d’interpellation, il effectue des interventions armées afin de lutter contre les actes de malveillance. Des qualifications particulières sont accessibles sur sélection au fusilier marin comme maître-chien, parachutiste, tireur d'élite ou bien sûr la filière commando.

- Le marin pompier de la Flotte est chargé de la prévention des sinistres, de la sauvegarde des personnes et de la protection des matériels. En tant que chef d’équipe, il dirige l'intervention avec efficacité et autorité en cas de sinistres ou de secours à personne. Embarqué, il peut également faire partie de l’équipe de brancardiers à bord de tous types de bâtiments. Lorsqu’il est affecté à terre au sein d’une base navale, d'une compagnie de marins-pompiers, en école ou en état-major, il apporte son appui aux sapeurs-pompiers départementaux en milieu civil. Pour effectuer ces métiers, il faut être diplômé d’une des écoles de la Marine et avoir entre 17 et 25 ans pour un contrat de dix ans.

F) Dans les réseaux et télécommunications.

 

Il existe deux métiers : les matelots opérations navales et les spécialistes des systèmes d’information et de télécommunications.

- A bord des bateaux et à terre, le matelot « opérations » peut se voir confier diverses fonctions opérationnelles. Au central opérations, il assure la mise en œuvre des équipements électroniques de détection aérienne (radar),

de détection sous-marine (sonar) et de guerre électronique. Au PC Telec, il opère sur les systèmes d’information. Il contribue à l’administration des réseaux et à la maintenance de systèmes de télécommunications (Intranet, réseaux satellitaires et réseaux spécifiques Marine).

- Le spécialiste des systèmes informatiques installe, configure et assure la maintenance opérationnelle des moyens télécoms (radios, transmission de données,...), du réseau local et des ordinateurs du bord. A terre, il assure la supervision des réseaux de la Défense au sein d’un centre de gestion et apporte assistance aux utilisateurs. Il peut aussi être affecté dans une unité de l’aéronautique navale, de commandos marine ou du renseignement, ainsi que dans un organisme interarmées ou OTAN. De nombreux stages de formation à des matériels spécifiques jalonnent sa carrière. Pour effectuer ces métiers, il faut être diplômé d’une des écoles de la Marine et avoir entre 17 et 25 ans pour un contrat de dix ans.

G) Dans les métiers du soutien de l'homme

 

Il existe également plusieurs métiers mais les principaux sont les gestionnaires des ressources humaines et les matelots bureautiques.

- Le gestionnaire des ressources humaines est chargé du suivi du personnel en termes de carrière (notation, avancement, formation) et de gestion comptable (soldes, indemnités de déplacement, retraites). Présent à bord de bâtiments de tous types (porte-avions, frégates, avisos, chasseurs de mine) ou au sein des unités à terre, il est celui auprès duquel tout marin peut se renseigner et être conseillé pour ce qui concerne les aspects administratifs de son engagement.

- Le matelot "Bureautique" assure des fonctions administratives ou d’accueil : secrétariat (rédaction de courriers, préparation de réunion), tâches relatives à la comptabilité et à la gestion du matériel, ou tâches de suivi et d'information du personnel (carrière, salaire, emploi). Il peut être affecté à terre ou embarqué à bord de bâtiments de tous types (porte-avions, frégates, bâtiment de projection et de commandement). Pour effectuer ces métiers il faut être diplômé d’une des écoles de la Marine et avoir entre 17 et 25 ans pour des contrats renouvelables jusqu’à dix ans.

Enfin, les autres métiers restant sont les places d’accès aux concours d’entrée aux écoles de la Marine ainsi que tous les postes des volontaires/mousses.

Ainsi l’équipage du Forbin comporte 27 officiers, 120 officiers mariniers ou sous officiers (dont Eloi fait partie)et 46 quartiers-maîtres et matelots qui effectuent tous l’un de ces différents métiers.

Pour conclure, voici un petit teaser youtube montrant la dernière campagne de recrutement de la Marine Nationale avec un petit aperçu de certains métiers.

 

Augustin Marchand

Les formations et les métiers dans la MarineLes formations et les métiers dans la Marine
Chloé Maillier-Fonta
commenter cet article
11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 18:05
Le point sur les grades, formations et qualifications des marins
Le point sur les grades, formations et qualifications des marinsLe point sur les grades, formations et qualifications des marins

Ce début 2015 est l’occasion de revenir en quelques lignes sur la fin d’année 2014 du Forbin.

Ces derniers mois ont été à nouveau bien remplis. Après la phase d’entrainement intensif que j’évoquais dans la newsletter précédente, nous avons enchainé périodes à quai et à la mer, alternance entre exercices et entretien du bâtiment. La rentrée de septembre fut également l’occasion d’accueillir formellement les nouveaux embarqués au sein de l’équipage, au cours d’une cérémonie de remise de l’écusson « FORBIN » (voir photo ci-dessous) menée par le commandant.

Fin novembre, le Forbin a participé, avec le BPC Mistral, au salon EURONAVAL. Nous avons accueilli à bord des délégations civiles et militaires de différents pays pour leur présenter nos savoir faire militaires et industriels. En effet, ces visites sont organisées conjointement avec les principaux industriels français du secteur de la défense et participent aux actions de représentation qui sont partie intégrante des missions de la Marine.

Quelques semaines plus tard, le « Caio Duilio », un de nos « sistership » de la marine italienne, a participé à un exercice organisé au large des côtes de Provence. Ce fut l’occasion pour plusieurs marins du Forbin de passer une journée à bord et de dialoguer avec nos homologues italiens. Comparaison de matériels, différences d’organisation, partage de bonnes pratiques... Ces échanges nous permettent de tisser des liens entre la Marine Nationale et la « Marina Militare », avec qui nous sommes fréquemment amenés à travailler.

Enfin, le Forbin a organisé début décembre une cérémonie de remise de décorations et de passages de grades, quelques membres de la 8ème compagnie.

C’est pour moi l’occasion de vous donner quelques explications sur les grades et les

principaux niveaux de qualification dans la marine.

Comme vous le savez peut-être, les grades sont répartis en trois grands groupes :

- quartiers-maîtres et matelots ;

- officier marinier

o officier mariniers subalternes

o officiers marinier supérieur

- officiers

o officiers subalternes

o officiers supérieurs

o officiers généraux.

En parallèle de ces grades, les marins ont différents niveaux de qualification, qui correspondent sensiblement à leur niveau de formation, civile ou militaires :

- les jeunes matelots débutent par une formation initiale, qui leur enseigne les connaissances communes à tous les marins militaires ainsi que les premières bases de leur futur métier (pont/passerelle, machines, opérations...)

- les quartiers-maîtres expérimentés et jeunes second-maîtres suivent un « Brevet d’Aptitude Technique », qui comporte des cours plus approfondis dans leur spécialité (manœuvrier, timonier, électricien, mécanicien, détecteur...)

- les officiers-mariniers subalternes expérimentés peuvent accéder au « Brevet Supérieur », qui leur permet d’approfondir leurs connaissances dans leur spécialité pour devenir des experts de leur domaine. Ce brevet leur ouvre la voie vers de plus grandes responsabilités ;

- enfin les officiers-mariniers supérieurs peuvent suivre un « Brevet de Maîtrise » pour devenir des spécialistes dans leur domaine et occuper des postes de cadres.

En ce qui concerne les officiers, tous suivent une formation initiale à l’Ecole navale. Les officiers subalternes expérimentés accèdent à une formation dite « de niveau II » en fonction de leur spécialité. Enfin les officiers supérieurs les plus brillants accèdent à l’Ecole de guerre, qui prépare aux postes à haute responsabilités.

 

Sur ces quelques explications, je vous souhaite, au nom du Forbin et de la 8ème

une très bonne année 2015 !

Eloi B

 

Chloé Maillier-Fonta
commenter cet article
25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 16:13

Les commandos marines ont été créés pendant la Seconde Guerre mondiale en Angleterre. Leur première intervention a eu lieu lors du débarquement en Normandie. Entre 1700 et 2500 personnes composent les fusiliers et les commandos. Ils font partie des unités spéciales. Ils sont sous le commandement de l’ALFUSCO, l’Amiral commandant les fusilliers marins et les commandos qui est basé à Lorient. Les commandos sont la quatrième force organique de la marine. Les trois premières sont la force d’action navale, la force d’action sous-marines et l’aéronautique navale.

Pour être recruté, il faut avoir des bonnes conditions physiques, des grandes capacités mentales. Le parcours d’obstacles est une des épreuves qui a lieu pour le recrutement et pour le finir, le mental fait la différence. Les commandos sont à la base des gens ordinaires  avec de bonnes conditions physiques et avec de grandes capacités mentales mais ils réalisent des choses extraordinaires.

Les différentes missions que les commandos effectuent sont des opérations spéciales dont la neutralisation de personnel et de matériel, la protection et l’évacuation de ressortissants, des missions de reconnaissance, des assistances opérationnelles… des missions générales tels que des missions aéromaritimes, des opérations amphibies, des missions de guidage et d’appui feu, des renforts des différentes équipes de visites, des missions pour la protection des intérêts nationaux, des contrôles d’embargo, des missions de sauvegarde en milieu maritimes, des opérations de police des mers (pêches non autorisées, immigration clandestines…) des missions contre le piratage, des libérations d’otages,  des missions de lutte contre le terrorisme maritime et contre les trafics de produits illicites, des sabotages, des infiltrations maritimes, des assauts. Les différentes missions des fusiliers marins sont surtout la protection des sites sensibles de la marine : dépôts de munitions, port militaire, stations de transmissions et bases aéronautiques navale, la protection des navires de la force navale en maintenant l’ordre sur les bateaux et en protégeant toute intrusion sur le navire.

Il existe 6 branches de commandos marines qui sont les commandos Jaubert, Trépel, de Montfort, De Penfentenyo, Hubert et Kieffer. Le commando Jaubert porte le nom du capitaine de frégate François Jaubert qui a été tué le 29 janvier 1946 en Indochine,le commando Trépel porte le nom du capitaine Charles Trépel disparu en février 1944 durant un raid en Hollande. Le commando de Montfort porte le nom de l’enseigne de vaisseau Louis de Montfort tué le 27 novembre 1946 en Indochine. Le commando de Penfentenyo porte le nom de l’enseigne de vaisseau Alain de Penfentenyo tué le 12 février 1946 en Indochine. Le commando Hubert porte le nom du lieutenant Augustin Hubert tué le 6 juin 1944 à Riva Bella. Le commando Kiefer porte le nom du capitaine de frégate Philippe Kieffer fondateur des commandos marins français, mort en 1962.

Les commandos sont tous formés à toutes les missions qui leurs sont demandées mais ils ont chacun des formations plus poussées dans un ou plusieurs domaines. Les commandos du groupe Jaubert et Trépel sont spécialisés dans les assauts en mer, les extractions en mer et dans les combats en milieu clos. Ceux du groupe de Montfort sont eux spécialisés dans les missions d’appui et dans les neutralisations à distance. Ceux du groupe de Penfentenyo sont spécialisés dans les missions de reconnaissances, et dans les missions de renseignement. Ceux du groupe  Hubert sont spécialisés dans les actions sous-marines et sont surtout composés de nageurs de combat. Ceux du groupe Kieffer sont spécialisés dans la recherche d’explosifs improvisés, dans la recherche de drones, dans la guerre électronique, dans le déminage et dans le combat en environnement NRBC c’est à dire un environnement nucléaire, radiologique, bactériologique ou chimique.

Pour se déplacer, les commandos utilisent des embarcations rapides telles que des Ecume (Embarcation commando à usage multiple embarquables). L’Ecume est long de 7,33m, pèse 2,5t (poids à vide), est propulsé par deux moteurs de 175 chevaux, va à 45 nœuds (83.34 km/h) et peut emporter 10 commandos, un pilote et un chef de raid. Leurs équipements sont à la pointe de la technologie. Ils utilisent des fusils qui fonctionnent même s’il y a de l’eau dans le canon, ont des mini sous-marins pour se déplacer sous l’eau en toute discrétion, utilisent des bouteilles d’oxygène pour aller sous l’eau avec un recycleur qui augmente leur autonomie et permet de faire le moins de bulles possible

JB.BAUDET

Les fusiliers marins et les commandos: des missions à hauts risques!
Les fusiliers marins et les commandos: des missions à hauts risques!
Les fusiliers marins et les commandos: des missions à hauts risques!
Chloé Maillier-Fonta
commenter cet article
9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 10:46

Le 19 juin 1988, l'aéronautique naît à Toulon. Elle n'emploie alors que 112 personnes, un modeste début qui est aujourd'hui une force importante sur laquelle la Marine peut compter.

La «marine de l'air» emploie 6747 civils et militaires et compte environ 211 aéronefs, répartie sur 17 escadrilles et flottilles. L’aéronavale a en plus six bases terriennes, dont une en outre­mer. Elle est divisée en de nombreuses parties, comme :

­Le groupe aérien embarqué sur le porte­-avion et l'aviation de patrouille et de surveillance maritime

1/Le groupe aérien embarqué sur le porte­-avion

Il est basé dans le Finistère et dans le Morbihan, respectivement à Landivisiau et à Lann­Bihoué, et est composé de deux flottilles de combat (11F et 17F), d'une flottille d'interception (12F), d'une flottille de guet aérien (4F), et d'un centre d'entraînement et d’instruction.

Ce groupe (GAE) est attaché au seul porte­-avion de l'armée française qu'est le Charles de Gaulle.

Sa mission est de dissuader, mais aussi d'intervenir le cas échéant. Chaque flottille est armée d'avions créés pour une fonction précise:

­- Le super­étendard des deux flottilles de combat participe aux prises d'assaut d’objectifs terrestres et marins, aux missions de reconnaissance et à la dissuasion nucléaire.

­- Le E­2C Hawkeye de la 4F est spécialisé dans le contrôle aérien et le guidage d'assaut terrestre et le Rafale Marine pour la domination aérienne dans la 12F (12ème flottille).

Tous les avions cités précédemment ont été retouchés pour pouvoir atterrir correctement sur le porte-­avion: les trains d’atterrissage ont été renforcés, et les«catapultes»(utilisées pour décoller)

2/L'aviation de patrouille et de surveillance maritime

Elle est composée de deux flottilles, une à Lann ­Bihoué et une autre à Nîmes­Garons dans le Gard.

Le détachement a pour missions principales:

­- Le renseignement en mer et l'établissement de la situation tactique au profit d'une force navale

­- La lutte anti­ sous­marine et anti­navire pour laquelle il dispose de missiles AM­39 et de torpilles.

De nombreux aéronefs ( des hélicoptères de secours au super­étendard) sont mis à son service: Falcon 50M, Nord 262E, Dauphin Pedro pour le secours, et logiquement rafales, super­étendards et autre avions puissamment armés pour la lutte anti­navire et anti­sous­marine.

3/Les hélicoptères embarqués

Lynx, Panther, Dauphin, NH90 sont des hélicoptères de combat respectivement embarqués sur des frégates anti­-sous­marine, sur des frégates de surveillance type Lafayette et sur des frégate de défense aérienne.

Ils sont là pour la défense du navire, des missions de secours maritime, pour des reconnaissances et des transports de personnel et de matériel mais surtout pour la lutte anti-sousmarine, la lutte anti-surface et le contre-terrorisme maritime.

Les multifonctionnalité des NH90 ( Caïman marine) a conquis experts et pilotes(combats, transports, évacuation, repérage...).

 

"Voler, Voguer, Combattre" : la devise de l'aéronavale française retentit de plus en plus souven depuis ces dix dernières années. En effet, l'intensité des opérations n'a cessé de croître, et les résultats positifs prouvent aujourd'hui que notre système maritime est opérationnel, quoique le matériel commence à dater, d'où l'échange et la rénovation de nombreux appareils, jugés désuets.

Mais ces rénovations vont prendre beaucoup de temps : non seulement les aéronefs, en particulier militaires, coûtent cher, mais le budget de la Défense va rester à la baisse, puisque depuis la crise, les fonds de l'armée ne font que baisser ou stagner : 31,4 milliards d'euro pour l'année 2015

 

Arthur T

L'aéronavale dans la marine
L'aéronavale dans la marine
L'aéronavale dans la marine
Chloé Maillier-Fonta
commenter cet article
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 16:45

L'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (North Atlantic Treaty Organization), NATO aussi nommée "l'Alliance") est une organisation politico-militaire qui  rassemble de nombreux pays occidentaux, dont le but premier est d'assurer leur défense commune contre les menaces extérieures ainsi que la stabilité des continents ou sous-continents européen et nord-américain.

Après la Seconde guerre mondiale (1945), les Européens veulent assurerleur sécurité, ils veulent prévenir une autre guerre en Europe alors qu'à l'Est la menace communiste se fait de plus en plus forte, surtout après le départ de la majorité des troupes américano-canadiennes qui stationnaient en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les alliés européens souhaitent l’aide des États-Unis pour assurer efficacement leur défense.

Initialement, l'OTAN est née d'une incapacité de l'ONU à assurer la paix mondiale, bloquée par de multiples vétos soviétiques. C’est pourquoi, pour réaliser l’alliance qui permettrait la paix, les Occidentaux décident de contourner l’article 51 de la charte de l’ONU, afin d’éviter des vétos contraignants de l’ONU. De plus, l’article 51 stipule qu’une association de nations pour une défense collective n'a pas besoin de l'autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU.

La ratification de l'Alliance de l’Atlantique est réalisée le 4 avril 1949 à Washington à la suite de négociations lancées par les cinq pays européens signataires du traité de Bruxelles  (Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas et Royaume-Uni) avec le Canada et les États-Unis, et cinq autres pays d'Europe invités à participer (Danemark, Italie, Islande, Norvège et Portugal). Certaines nations européennes telles que l'Autriche, la Finlande, l'Irlande, la Suède et la Suisse n'en font pas partie en raison de leur rôle militaire neutre.

 

Concrètement, l'Alliance avait pour vocation d'assurer la sécurité du continent européen après la Seconde Guerre mondiale, en prévenant d'éventuelles résurgences de l'impérialisme allemand et en s'opposant à toute tentative expansionniste de l'Union soviétique. Entre 1955 et 1991, l'adversaire désigné de l'OTAN est le Pacte de Varsovie (organisation de sécurité de pays dirigés par l’Union Soviétique  se présentant comme politiquement et militairement symétrique à l'alliance atlantique). Le rôle de l'OTAN consistait au cours des années de guerre froide à « garder les Russes à l'extérieur, les Américains à l'intérieur et les Allemands sous tutelle » (Hastings Lionel Ismay, secrétaire de l’OTAN de 1952 à 1957).

 

  • Grandes Interventions de l’OTAN depuis sa création :

  • Afghanistan : Adoption par les 50 pays contributeurs de l'Opération de la force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan (2001 et 2014)

  • La défense antimissile : Déclaration de la mise en œuvre d'une capacité "intérimaire" de défense antimissile de l'OTAN.

  • Le développement capacitaire : Adoption d'un "Paquet défense" visant à renforcer le développement et l'emploi des capacités multinationales ainsi qu'à renforcer l'interopérabilité des Alliés (compatibilité des armements)

 

  • L’OTAN aujourd’hui

Depuis la création de l'OTAN, les menaces auxquelles doivent faire face les Alliés ont considérablement changé. Aujourd'hui, il n'y a plus de frontières aux nouvelles menaces telles que le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive et des missiles, les cyberattaques, la piraterie, l'insécurité énergétique. Détecter et lutter contre ces nouvelles menaces afin d'assurer la paix, la stabilité et la sécurité dans la région euro-atlantique est la priorité de l'Alliance.

 

L’OTAN et la France

Au milieu des années 1960, la menace sur le monde et notamment sur l'Europe est sérieusement retombée. L'équilibre nucléaire entre les deux mastodontes que sont les États-Unis et l'URSS a fortement infléchi la doctrine américaine, et la nouvelle stratégie qui en découle, dite de « riposte graduée », ne garantit plus l'Europe d'une intervention américaine en cas d'agression atomique. C’est pourquoi, le 7 mars 1966, le Général De Gaulle décide officiellement de se retirer de l’OTAN.

Le président Nicolas Sarkozy annonce le 11  mars 2009 le retour de la France dans le commandement milliaire intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). Cette réintégration marque une rupture avec la politique traditionnelle de la France.

 

Augustin M.

 

L'essentiel sur l'OTAN
Chloé Maillier-Fonta
commenter cet article

Présentation

  • : turquoisesaularge.over-blog.com
  •  turquoisesaularge.over-blog.com
  • : Ce blog a pour objectif de suivre le projet de classe d'une classe de Secondes dans le cadre de l'enseignement à la défense.
  • Contact

Profil

  • Chloé Maillier-Fonta
  • Professeur d'histoire-géographie en collège et lycée à Saint-Germain-en-Laye, Relais Défense Etablissement
  • Professeur d'histoire-géographie en collège et lycée à Saint-Germain-en-Laye, Relais Défense Etablissement

Wikio - Top des blogs - Multithématique

Recherche